Dans L'Iliade, je suis
particulièrement touché au moment où Priam entre dans la tente d'Achille afin de récupérer le cadavre de son fils Hector.
Achille est tout aussi émouvant que le vieux père à genoux devant le cadavre de son fils : il le regarde sans arrogance ; l'appelle « Père » et lui rend le corps de son fils. C'est très beau.
Satire bouffonne et cruelle de certaines
mentalités, ce film est plein de bonnes intentions mais cela ne suffit pas.
Les personnages du film de Lauzier sont à l'image de ceux d'une bande dessinée : croqués, découpés, pris en flagrant délit de caricature par la caméra comme par la pointe d'un crayon impitoyable, celui du dessinateur Lauzier. C'est le côté le plus réussi de la Tête dans le sac.
Pourtant cette acuité des portraits ne masque pas un manque de cohérence de l'ensemble : une succession disparate de moments, de numéros - même brillants - où les acteurs cabotinent un maximum, ne suffisent pas à faire un film. Encore faut-il offrir aux spectateurs un minimum d'articulation entre chaque scène.
Le véritable propos du film, qui est la crise causée chez un quinquagénaire dans les domaines importants de sa vie par l'ébranlement de ses certitudes, est trop relégué à l'arrière-plan : cette succession débridée de situations comiques est difficile de regarder autrement que comme une seule suite de gags.
Romain (Guy Marchand) est
directeur d'une grande agence de publicité : c'est un homme arrivé. Argent, bel appartement truffé d'objets de valeur, une belle voiture avec téléphone, une maîtresse habillée par les
grands couturiers (Marisa Berenson/Véra) et un valet de chambre maghrébin de grand style (Saïd Amadis/Saïd). Le voilà, mâle poilu et sûr de lui, au faîte de sa réussite sociale : il n'offre de
tous côtés qu'une façade enviable ! Cet édifice est pourtant très fragile, et Romain apparaît rapidement comme un géant aux pieds d'argile. A peine tombe-t-il amoureux d'une minette de vingt ans,
Eva (Fanny Bastien), à peine est-il un peu bousculé dans le confort de son travail par le jeune Dany (Patrick Bruel), qui s'essaye à la chanson.
Pauvre Romain ! Obligé de suivre la minette de ses rêves et de supporter ses copains, ne voilà-t-il pas qu'il est poursuivi par le tendre Patrick (Riton Liebman), lui-même poursuivi par le docteur Choulet (Jacques François), vieille folle de service qui prend Romain pour une copine. A la fin, Patrick, faute de mettre la main sur le quinquagénaire de ses rêves, partira avec le valet de chambre.
Lauzier a tiré de tous ces malentendus plus qu'il en fallait : les lieux à la mode, les restaurants chic et les boîtes gaies sont allègrement fréquentés. Pour compléter le tableau, il y a aussi le petit couple de lesbiennes (avec la fille-macho-qui-fait-du-karaté et qui sait où frapper les mâles importuns) et le petit couple de pédés vu au second plan.
Je n'ai éprouvé pour ce quinquagénaire en déséquilibre aucune empathie : il ne subit qu'un juste retour de boomerang, lui qui n'a franchi les échelons qu'en écrasant les autres, et qui n'aime les femmes que pour lui-même… Mais les autres personnages ne sont pas plus sympathiques :
Lauzier est d'une férocité plutôt délicieuse et traite ses personnages, obsédés par le sexe, comme des fauves dans une jungle.
Le matériel utilisé par le
photographe permet d'obtenir, par contact direct avec un négatif de grand format, une image remarquable de précision qui crée une présence hallucinante.
L'optique de l'appareil photographique est semblable à celle d'un microscope qui permet de découvrir un monde insoupçonné.
Un de ces mondes est celui de la transformation des corps, voire de leur décomposition invisible.
Nicholas Nixon montre l'action du temps sur la chair : les vieillards de l'hospice de Boston paraissent se situer au-delà ou en deçà de l'humain. Ils semblent avoir rejoint un monde d'avant l'apparition de l'homme.
Nicholas Nixon – Vieillard de l'hospice de Boston – 1985
Photographie noir et blanc, tirage argentique, 20 cm x 25 cm, Frac Lorraine
Si le développement embryonnaire reproduit les étapes traversées au cours de l'évolution des espèces, le corps dans son involution, son irrémédiable dégradation, semble effectuer un parcours inverse. Les visages se parent d'une peau reptilienne.
Si la lumière révèle, elle ne permet pas de résoudre l'énigme de l'origine, origine supposée unique de tous les êtres vivants. Nicholas Nixon interroge la vie, mais la précision de ses images trouble, elle heurte less certitudes et renvoie à notre irrémédiable condition de mortel.
"Les damnés du bitume" entraîne son lecteur dans la
vie privée d'un détective homo, Donald Strachey, et son amant, Timmy. Là, il n’ y a pas de coupure entre vie privée et vie professionnelle : homo, il est, homo il reste, dans son travail ou au
lit.
C’est pour cette raison que la famille Blount le charge de retrouver leur fils Willy à qui, du bout des lèvres, ils reconnaissent des « tendances homosexuelles ». Willy a disparu et il est accusé d’avoir assassiné son amant.
Donald Strachey, rapidement convaincu de
l’innocence de Willy, va de boîtes en saunas chez les derniers petits amis de Willy qui sont d’ailleurs en danger de mort.
Ce polar ne parle pas d’homosexualité, il fait vivre de l’intérieur dans un style plutôt joyeux. Les seules personnes franchement déplaisantes et sournoises sont les parents de Willy qui, du haut de leur confort bourgeois, ne s’inclinent que devant la psychiatrie.
Le suspense est garanti jusqu’au bout. Les différents portraits d’homos et les flashes sur leurs styles de vie en font un livre attachant.
■ Editions Gallimard/Série Noire n°1868, 1982, ISBN : 2070488683
Du même auteur : La maison des périls

« Un plaisir si simple »
[…] Parlons un peu en faveur du suicide. Non pas pour son droit, sur lequel trop de gens ont dit tant de belles choses. Mais contre la mesquine réalité qu'on lui fait. Contre les humiliations, les hypocrisies, les démarches louches auxquelles on le contraint : rassembler à la sauvette des boîtes de cachets, trouver un bon solide rasoir d'autrefois, lécher la vitrine d'un armurier, entrer en essayant de se composer une mine. Alors que je pense qu'on aurait droit, non pas à une considération empressée qui serait plutôt gênante, mais à une attention grave et assez compétente. On devrait pouvoir discuter de la qualité de chaque arme, de ses effets, on aimerait que le vendeur soit expérimenté, souriant, encourageant, mais réservé, point trop bavard ; qu'il comprenne bien qu'il a affaire à une personne de bonne volonté, mais maladroite car elle n'a jamais eu l'idée de se servir d'une machine à tirer contre un autre. On aimerait que son zèle ne l'empêche pas de vous conseiller d'autres moyens qui conviendraient peut-être mieux à votre manière d'être, à votre complexion. Ce genre de commerce et d'entretien vaudrait mille fois mieux que la discussion, autour du cadavre, avec les employés des pompes funèbres.
Des gens que nous ne connaissions pas, qui ne nous connaissaient pas, ont fait en sorte qu'un jour nous nous sommes mis à exister. Ils ont feint de croire et se sont sans doute sincèrement imaginés qu'ils nous attendaient. En tout cas ils ont préparé, avec beaucoup de soin et souvent une solennité un peu empruntée, notre entrée dans le « monde ». Il n'est pas admissible qu'on ne nous permette pas de préparer nous-mêmes avec tout le soin, l'intensité et l'ardeur que nous souhaitons, et les quelques complicités dont nous avons envie, ce quelque chose auquel nous pensons depuis longtemps, dont nous avons formé le projet depuis, un soir d'été peut-être, notre enfance. Il paraît que la vie est fragile dans l'espèce humaine, et la mort certaine. Pourquoi faut-il qu'on nous fasse de cette certitude un hasard, qui prend par son caractère soudain ou inévitable l'allure d'une punition ?
M'agacent un peu les sagesses qui promettent d'apprendre à mourir et les philosophies qui disent comment y penser. Me laisse indifférent ce qui est censé nous «y préparer». Il faut la préparer, l'arranger, la fabriquer pièce à pièce, la calculer, au mieux en trouver les ingrédients, imaginer, choisir, prendre conseil, la travailler pour en former une œuvre sans spectateur, qui n'existe que pour moi seul, juste le temps que dure la plus petite seconde de la vie. Ceux qui survivent, je sais bien, ne voient autour du suicide que des traces misérables, de la solitude, de la maladresse, des appels sans réponse. Ils ne peuvent pas ne pas se poser la question du « pourquoi ». Question qui devrait être la seule qu'on ne pose pas à propos du suicide, « Pourquoi ? Mais tout simplement parce que je l'ai voulu. » C'est vrai que le suicide laisse des marques décourageantes. Mais la faute à qui ? Croyez-vous que ce soit tellement drôle d'avoir à se pendre dans sa cuisine et de tirer une langue toute bleuie ? Ou de s'enfermer dans sa salle de bains pour ouvrir le gaz ? Ou de laisser un petit morceau de cervelle sur le trottoir, que les chiens viendront renifler ? Je crois à la spirale du suicide : je suis sûr que tant de gens se sentent déprimés à l'idée de toutes ces mesquineries auxquelles on condamne un candidat au suicide (et je ne parle pas des suicidés eux-mêmes, avec la police, la voiture des pompiers, la concierge, l'autopsie que sais-je ?) que beaucoup préfèrent se tuer que de continuer à y penser.
Conseils aux philanthropes. Si cous voulez vraiment que le nombre des suicides diminue, faites en sorte qu'il n'y ait plus que des gens qui se tuent par une volonté réfléchie, tranquille, libérée d'incertitude. Il ne faut pas abandonner le suicide à des gens malheureux qui risquent de le gâcher et d'en faire une misère. De toute façon il y a beaucoup moins de gens heureux que malheureux.
Il m'a toujours paru étrange qu'on dise : la mort il n'y a pas à s'en inquiéter puisque entre la vie et le néant, elle n'est en elle-même, en somme, rien. Mais est-ce là le peu qui mérite d'être joué ? En faire quelque chose, et quelque chose de bien. Nous avons sans doute manqué bien des plaisirs, nous en avons eu des médiocres, nous en avons laissé échapper par distraction, ou paresse, manque d'imagination, par défaut d'acharnement aussi ; nous en avons eu tellement qui étaient tout à fait monotones. On a la chance d'avoir à notre disposition ce moment absolument singulier : de tous il est celui qui mérite le plus qu'on s'en soucie ; non point pour s'inquiéter ou pour se rassurer ; mais pour en faire un plaisir démesuré, dont la préparation patiente, sans répit, sans fatalité non plus, éclairera toute la vie. Le suicide-fête, le suicide-orgie, ne sont que des formules et il y a d'autres formes plus savantes et plus réfléchies.
Quand je vois les « funeral homes » dans les rues des villes américaines, je ne m'afflige pas seulement de leur épouvantable banalité, comme si la mort devait éteindre tout effort d'imagination, mais je regrette que ça ne serve qu'à des cadavres et qu'à des familles heureuses d'être encore vivantes. Que n'y a-t-il, pour ceux qui ont peu de moyens, ou qu'une trop longue réflexion a soudain lassés au point d'accepter de s'en remettre à des artifices tout préparés, de ces labyrinthes fantastiques comme les Japonais en ont aménagé pour le sexe et qu'ils appellent « Love Hôtel » ? Mais il est vrai que sur le suicide ils s'y connaissent mieux que nous.
S'il vous est donné d'aller au Chantilly de Tokyo, vous comprendrez ce que j'ai voulu dire. On y pressent la possibilité des lieux sans géographie ni calendrier où on entrerait pour y chercher, au milieu des décors les plus absurdes avec des partenaires sans nom, des occasions de mourir libres de toute identité ; on y aurait un temps indéterminé, des secondes, des semaines, des mois peut-être, jusqu'à ce que se présente avec une évidence impérieuse l'occasion dont on reconnaîtrait aussitôt qu'on ne peut la manquer : elle aurait la forme sans forme du plaisir, absolument simple.
Michel Foucault, 1979
■ in « Dits et Ecrits » (Tome 3 : 1976-1979), Editions Gallimard, collection Bibliothèque des Sciences Humaines, 1994, ISBN : 2070739880, pages 777-779
L'action de ce court roman poétique se situe dans un
Moyen-Âge légendaire, au sein d'une forteresse aux confins de la civilisation. Kuno, le chasseur, est tué par une des statues de pierre qui gardent la frontière et inspirent la peur à la
population.
Le narrateur, un homme solitaire et disgracieux, est chargé d'enquêter sur les circonstances mystérieuses de sa mort. Garçon singulier, chroniqueur de la frontière, il fut durant de nombreuses années le souffre-douleur de Kuno, en qui il voyait l'image idéalisée de la force et de la séduction.
Entre eux s'étaient établis des rapports
sado-masochistes, substitut d'une homosexualité souterraine et inavouable.
Chargé de mettre au jour les survivances de croyances païennes entretenues par la femme de Kuno, Civa, le narrateur devra subir les affres du déchirement entre son amour pour le chasseur et sa foi chrétienne.
Dans une atmosphère fantastique où il excelle, Marcel Schneider met en scène les tourments de la passion entre deux hommes en apparence totalement contradictoires.
■ Editions Le Livre de Poche, 1981, ISBN : 2253026573
Du même auteur : Histoires à mourir debout - Un été sur le lac (prochainement)
« Une nuit de juillet, à Miéza,
je sortis nu de ma chambre, le cœur battant. Mes pieds effleuraient les dalles du couloir. J'allais vers la chambre d'Alexandre. Aujourd'hui, les mains levées au ciel, j'avais fait le triple
serment, par Jupiter, par la Terre, par le Soleil de lui avouer que je l'aimais et de lui dire que je mourrais s'il ne m'aimait pas. J'avais plus d'une raison d'être ému, car je craignais d'être
traité de femmelette et de perdre son amitié en voulant conquérir son amour. [...]
La porte d'Alexandre s'ouvrit avec discrétion, mais mon cœur bondissait en franchissant le seuil et en la refermant. J'étais prisonnier ou de ma victoire ou de ma défaite, de ma gloire ou de ma honte. Je remerciai la Lune, dont la clarté baignait la chambre et le visage d'Alexandre endormi. Il me semblait qu'elle était amoureuse de lui, comme elle le fut du bel Endymion et comme je l'étais. Il personnifiait l'expression de l'Iliade : "Alexandre semblable aux dieux."
Il sursauta, effrayé, me reconnut et sourit. Je ne savais si c'était à moi qu'il souriait ou au dieu qui tendait nos nerfs. Je me précipitai entre ses bras, pleurant, le couvrant de baisers, et, malgré sa surprise, il ne protestait pas. D'instinct, nous nous pressions l'un sur l'autre. Priape luttait contre Priape. Sa double victoire fut rapide. Nous ne nous étions pas dit un mot. »
Ce texte de Roger Peyrefitte relate la première nuit d'amour d'Ephestion et d'Alexandre – ils avaient treize ans... Gilbert Garnon en a proposé cette illustration :
Dessin de Gilbert Garnon – 1982
in Quelques images pour la jeunesse d’Alexandre, par Roger Peyrefitte [textes] et Gilbert Garnon [dessins], Editions La Vue, 1982, ISBN : 2705004475, pp.46 à 51
Quand je vois une toile d'araignée, je n'ose
jamais l'enlever. Je pense toujours en la voyant au travail d'Arachné, cette jeune fille qui osa surpasser Athéna dans l'art de la tapisserie et qui fut, pour cela, transformée en
araignée.
L'image est à peine un peu crasseuse
pour mon goût, et je n'aime pas trop la scène où le narrateur-auteur se déguise en femme, tombant ainsi dans l'un des clichés dont il est si heureusement exempt partout ailleurs : il y a bien
entendu des homosexuels qui aiment se déguiser en femme, et c'est le moindre de leurs droits ; mais on les a déjà beaucoup vus.
Taxi zum Klo à force d'éviter la tragédie rituelle, s'approche ici de la farce codée qui lui fait face et la soutient en grande stéréotypie. Le reste du temps, il suit son chemin, et l'invente.
Je ne souhaite pas d'embellissements de la réalité, ni ne crois qu'ils l'entraîneraient à leur suite, la forçant à se faire plus douce. Rien se serait plus imbécile que de prétrendre imposer telle ou telle image supposée « positive », et d'interdire ou rejeter les autres. Mais les maîtres de la manière noire me paraissent en retard sur la vie. L'homosexualité a ses bonheurs, je ne les ai tout de même pas rêvés. Pourquoi les voit-on si peu cinéma ? « Montre les toi-même, fais ton propre film, puisque ceux des autres ne te suffisent pas », me disent mes amis, lassés par mes doléances. Chiche ! Mais j'aurais besoin d'un fameux conseiller technique.
Renaud Camus
■ in Chroniques Achriennes, Editions P.O.L., 1984, ISBN : 2867440173, page 158
Vasile Evànescu est un géant et sa vie est un
martyre. Le héros du roman d'Alain Absire n'a pas la plénitude d'une chair solide et harmonieusement répartie. Vasile est laid. Sa tête est trop petite pour son corps dégingandé et, du côté du
sexe, aucune prouesse.
Dans ce roman sans concessions, Alain Absire aborde un héros difficile à manier : le monstre. Il avait l'héritage d'une illustre réussite : « Elephant man ». La gageure est tenue. Vasile Evànescu fait glisser progressivement dans l'intimité douloureuse de l'anormalité. L'auteur accroche d'autant mieux qu'il n'utilise aucun des effets qui sont la tentation dans ce genre d'écrits. Son personnage est fragile, fataliste, souffreteux mais tenace. Et, peu à peu, s'oublie le géant difforme : se découvre alors la « différence » dans ce qu'elle sépare, isole et même livre à l'exploitation (Vasile finira dans la stupide gloire d'un modèle pour affiches publicitaires grand format après avoir besognement gagné sa vie dans un spectacle de géant à Bucarest).
Bien sûr, un peu d'amitié-amour lui vient d'une
toute jeune femme. Mais quand on mesure 2m34, accepte-t-on si facilement d'être aimé ? Et l'amour lui-même ne se solidifie-t-il pas dans la soumission aux références sociales ? Vasile comprendra
mal l'attachement d'Isabelle.
Par transposition, comment vit-on l'amour quand on est homosexuel ? Par amour, j'entends la véritable reconnaissance de l'autre comme individu visible et authentique. Bien sûr, Alain Absire ne fait aucun lien entre l’infirmité de son héros et l’homosexualité. Il souligne simplement les atroces conséquences de l'isolement physique et de la différence.
Livre surprenant. Envoutant comme les meilleurs suspenses utilisant les moyens les plus simples : un récit linéaire sans fioriture et sans excès. Une grande pudeur aussi.
■ Editions Calmann-Lévy, 1994, ISBN : 2702112641
Du même auteur : L'égal de Dieu























