Dimanche 20 juillet 2008

Elégance raffinée des demi-mondaines : tout est prétexte, dans cette scène, à peindre de très belles étoffes, des décors somptueux, bref les charmes pompeux d'un siècle dont il m'arrive encore de rêver la splendeur.


Mais si cette veuve au regard détourné est plus nostalgique qu'affectée, c'est que derrière elle, la tragédie d'un soleil couchant lui communique une douleur bien plus subtile, bien plus réelle aussi : celle de vivre. La fillette ne joue pas et la grand-mère est plongée dans un ailleurs de lecture.


Derrière tant de splendeur, il y a ces longues journées écrasantes d'ennui que chacun décore à loisir... C'est le veuvage de la vie, des passions et des aventures frémissantes.



James Tissot – Une veuve – 1868

Huile sur toile, collection privée



Jacques-Joseph Tissot est né à Nantes en octobre 1836. Fils d'un riche négociant en textile, il vient à Paris étudier à l'Ecole des Beaux-Arts vers 1857. L'enseignement classique de Flandrin lui transmettra ce goût pour le travaillé de la peinture et le soigné des détails. Inscrit au Louvre comme copiste, il va exécuter des scènes de la vie quotidienne profondément inspirées des œuvres flamandes des XVI-XVIIe siècles.

Galant homme, mondain, il va scruter la scène des salons parisiens : son admiration pour la société britannique le pousse à se faire appeler James.

Après la Commune de Paris en 1871, à laquelle il participa activement, Tissot s'exile à Londres pour une dizaine d'années. Ce long séjour, dans un pays qu'il adorait, relevait plus de la providence que de la contrainte. Là, dans le même milieu qu'il fréquentait à Paris, il va composer la plus grande partie de son œuvre. Les Anglais, alors en pleine ère victorienne, vont l'accueillir comme le représentant du Tout-Paris. Célèbre, il sera exposé dans les plus prestigieuses galeries et se verra confié plusieurs portraits. Mais sa liaison avec Kathleen Newton, jeune divorcée de vingt-deux ans, lui attire les plus vives condamnations de l'élite puritaine.

En 1882, Tissot revient à Paris, où une exposition lui est entièrement consacrée en 1883. A la suite d'une vision du Christ, il décide de consacrer sa peinture à des thèmes religieux. Il va dès lors effectuer plusieurs voyages en Palestine et en Egypte tout au long desquels il découvre des paysages bibliques et entreprend une colossale série d'aquarelles.


 

Texte Libre



Texte Libre 1

 

[...] les mots possèdent ce prodigieux pouvoir de rapprocher et de confronter ce qui, sans eux, resterait épars dans le temps des horloges et l'espace mesurable.
Claude Simon, Album d’un amateur,  Editions Remagen-Rolandseck, 1988, p. 31

 

Photographie de Cédric Genty – 2004


Lire c'est aller à la rencontre de quelque chose qui va exister.
Italo Calvino, Si par une nuit d'hiver un voyageur



RECHERCHE THEMATIQUE par TITRE

 

Littérature & Homosexualité

 

 

Littérature jeunesse & Homosexualité

 

 

Histoire & Homosexualité

 

 

Cinéma & Homosexualité

 

 

Philosophie

 

 

Arts

 

 

Citations & Homosexualité

 

 


 

Rechercher

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Texte Libre 2

 

 

 

 

 

 

 

 

"Qui sommes-nous, qu’est chacun de nous sinon une combinaison d’expériences, d’informations, de lectures, de rêveries ? Chaque vie est une encyclopédie, une bibliothèque, un inventaire d’objets, un échantillonnage de styles, où tout peut se mêler et se réorganiser de toutes les manières possibles."
(Italo Calvino, Leçons américaines)

 

 affiche-affiche-pierre-et-gilles-contre-homophobie.jpg

 

 

 

« Tu ne sauras jamais les efforts qu'il nous a fallu faire pour nous intéresser à là vie ; mais maintenant qu'elle nous intéresse, ce sera comme toute chose - passionnément. »
André Gide, Les Nourritures terrestres (1897)

 

ISIDOR.jpg

 

 

« Tout est vrai, le temps d’un texte. »
Kirsty Gunn

 

 

 

undefined

 

 follement-gay-lyon.gif

 

« Je crois aussi qu'on ne meurt pas avant d'en avoir secrètement, tenacement le désir. »
Tony Duvert

 

Le site de Lionel Labosse. Un regard altersexuel sur le monde.

 

REFERENCE-INFO.jpg

 

undefined

 

C’est ainsi par exemple que l’on envoie les enfants à l’école, non pas dans l’intention qu’ils y apprennent quelque chose, mais afin qu’ils s’habituent à demeurer tranquillement assis et à observer ce qu’on leur ordonne, en sorte que par la suite ils pensent ne pas mettre réellement et sur le champ leurs idées à exécution.
KANT, Réflexions sur l’éducation

 

Esprits Libres: votre Magazine

 


 

ASSOCIATION
POUSSE-POUSSE

 

undefined

 

Aidons les enfants du Vietnam

 


 

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus