Début des années 80, les mineurs d'Everington, sont
en grève : ils redoutent les menaces de fermeture qui pèsent sur les mines de charbon.
Dans cette atmosphère difficile, le jeune Billy se découvre une passion pour la danse classique, alors que son père l'oblige à pratiquer la boxe.
Deux univers opposés contrastent dans ce film :
● l'un brutal et emporté : c'est celui des ouvriers confrontés à la menace de leur disparition
● l'autre raffiné et sélectif : c'est celui de la danse classique
Le parcours de Billy Elliot se résume à faire se rencontrer ces deux univers disjoints en apparence.
Billy doit affronter des réalités particulièrement rudes (mort de sa mère, surveillance de sa grand-mère "désorientée", tendresse de son père et de son frère particulièrement cachée). Le jeune garçon possède pourtant des ressources tant internes (une grande force morale appuyée sur des convictions, de la passion et de la curiosité) qu'externes (un professeur de danse qui croit en lui, une famille qui sait malgré tout être là quand il le faut).
Billy va peu à peu réussir à réaliser ses projets, malgré les
normes sociales, culturelles et familiales contraires qui lui sont imposées. Car il a l'aptitude à vivre d'une façon rare, en mobilisant tous ceux qui l'entourent (même les plus réfractaires) de
façon positive et attentive.
Le parallèle entre le mouvement des grévistes confrontés à la police et celui des danseuses sous les ordres de Madame Wilkinson est particulièrement bien vu d'autant qu'aucun de ces deux points n'est traité de manière réaliste.
Le réalisateur, grâce à la musique, établit des correspondances entre les deux univers disparates : avec, par exemple, celle particulièrement pathétique du « Lac des cygnes » pour magnifier le mouvement d'un pont roulant ou celle du boogie-woogie qui permet de faire le parallèle entre la danse de Billy et de Madame Wilkinson et les activités communes de la famille de Billy (le père qui fait sa toilette, le frère qui chante, la grand-mère qui esquisse un pas de danse).
Quand Billy découvre son meilleur ami (qui est d'ailleurs amoureux de lui) habillé avec les habits et les maquillages de sa sœur, il est d'abord surpris mais ne le rejette pas. Billy mettra seulement une tendre et respectueuse distance avec lui : leur complicité et leur affection resteront intactes en se poursuivant dans un réel respect mutuel.
On peut certes penser cette situation idéalisée, il n'en reste pas moins que ce film permet de réfléchir sur l'homosexualité et l'acceptation des choix de chacun.
J'imagine ce Sébastien au fond
d'une chapelle éclairée d'une lumière crépusculaire, embrumée d'encens…
Je vois aussi certains hommes agenouillés devant lui, s'abîmant ou plutôt se pâmant dans le remords d'une culpabilité distillée avec une exquise minutie.
Je devine que ce martyre – ainsi figuré – constitue/ait l'essence même des rêveries de ces hommes, fascinés par ce profil grec au regard empli d'une joie trouble.
Ce Sébastien à la beauté rayonnante, qui s'offre/ait, non sans ironie, à la dévotion de ces hommes, présente une sacrée ambiguïté : il incite moins à la prière qu'à favoriser des hallucinations de toutes sortes.
François-Xavier Fabre – Saint Sébastien – 1789
Huile sur toile – 196 cm x 147 cm – Musée Fabre Montpellier
Pourtant cette iconographie de Sébastien m'interroge sur l'essentiel. Derrière cette agonie terrestre (d'ailleurs fausse ; Sébastien étant percé d'une seule flèche non mortelle ; par contre l'arbre derrière lui annonce le martyre fatal...), je retrouve, de concert, la force érotique et le sacré qui consent à accueillir la mort.
Car ce qui va tuer Sébastien, c'est certes sa foi, affirmation d'un ordre mystérieux. Mais aussi et surtout l'acceptation de sa mort…
Paradoxalement, ce tableau délivre du sortilège du seul plaisir et ouvre vers une conciliation possible entre chair et sacré.
François-Xavier Fabre invite à refuser le Sébastien agonisant : il pose picturalement la question essentielle :
Vaut-il mieux rêver de sa mort ou risquer de la vivre ?
Merci à Henri-Pierre qui m'a transmis ce tableau.
Mes obsessions, mes peurs, mon
besoin d'être «reconnu»… me prouve que parfois je désire mal. Par exemple, pourquoi je me place souvent dans la perfection illusoire ? Ce n'est pas un vrai désir (comme
celui qui m'attache à mon ami *) mais quelque chose qui aurait plutôt à voir avec la fuite, un désir de fuite dicté par une causalité externe que je ne maîtrise pas.
Pour avancer, changer, il me faudrait ré-envisager le regard que je porte sur moi...
* Je ne peux fournir les raisons qui m'inclinent vers mon ami. Cet amour relève de l'évidence et ne peut se réduire à une explication extérieure à moi : c'est un désir que je ne peux changer.
Les patronymes O'Connor en Irlande et celui de Martinez en Espagne sont aussi fréquents
que ceux de Martin et Dupont en France. Quant à cela s'ajoute des prénoms identiques et l'oubli du dossier permettant de répartir les jeunes espagnols qui débarquent à Dublin, les conditions sont
remplies pour un bel imbroglio.
Dans cette nouvelle, il y a deux « Billy O'Connor » qui doivent, chacun, accueillir en séjour linguistique, un « Jésus Martinez ». La distribution des correspondants dans les familles devait se faire suivant le critère de classe sociale : les riches chez les riches, les milieux populaires entre eux.
Chaque Jésus se retrouve ainsi chez le « mauvais » Billy. Celui qui se retrouve dans la famille bourgeoise est rapidement renvoyé chez lui en Espagne ; l'autre sait remarquablement s'adapter à la situation, d'autant mieux que ce séjour lui permet d'échapper, chez lui, à la maîtresse de son père.
L'ensemble de la famille O'Connor – la mère, le père, la grand-mère, la soeur, et même Billy qui n'était pas chaud pour cet échange – s'enflamme sous l'attrait de ce bel Espagnol qui ressemble à River Phoenix (p.34).
Le beau catalan un peu ébahi par les pratiques alimentaires de son correspondant se montre charmant avec tous les membres de la famille, et ce, malgré son incompréhension du langage familier qu'il découvre : «Faire une touche ? Billy, ça veut dire quoi, faire une touche ?» (p.72). Billy de son côté prend assez mal la coutume espagnole, qu'il ne connaît pas, de marcher bras dessus, bras dessous dans la rue : «Heu…, les hommes ne se touchent pas en Irlande.» (p.60)
Après ce séjour linguiste, la famille de Billy
sera bouleversée. Si le lecteur comprend rapidement que Jésus n'est pas à l'aise avec les filles [Il n’était ni froid, ni ennuyeux, ni rien de ce genre. «C'est juste
comme s'il n'était pas vraiment là», dit Betty, la copine de Doreen. (p.70)], il faudra que le père de Billy découvre les deux garçons qui
s'embrassent pour comprendre [«Qu'est-ce qui se passe ici, nom de Dieu ?» (p.75)].
Jésus est alors prestement renvoyé dans sa famille…
Un texte léger et humoristique qui pourra séduire les lecteurs qui aiment les récits qui ne traînent pas. Je regrette toutefois que les portraits de chacun des protagonistes ne soient pas plus fouillés. Ainsi que les appréhensions ressenties par chacun. Quelques pages de plus n'auraient pas été inutiles.
La progressive et éventuelle découverte de l'homosexualité de Billy (le mot n'est jamais employé) est très adroitement abordée, sans manichéisme réducteur.
Le dernier chapitre intitulé « Ce que Jésus a laissé derrière lui » est particulièrement bien senti :
«Billy devint morose, plus morose encore qu'il ne l'avait été avant que Jésus n'entre dans leurs existences. Il ne pouvait plus parler de femmes (1) sans se souvenir de la bizarre et étrange douceur du baiser de Jésus. […] il pensait que les discours d'Anthony sur Playboy et sur Pamela Anderson et sur tout le reste étaient simplement puérils. Maintenant qu'il avait exploré des territoires sauvages, Billy ne voulait plus rien savoir de ce jeune con. […] Tout était absolument confus.» (pp.81-82)
■ Editions J'ai lu/Librio, 2001, ISBN : 229031305X
(1) Au début de la nouvelle, le lecteur découvre que Billy regarde avec son copain Anthony, Playboy (p.15).
Lire le point de vue de Lionel Labosse.
Fasciné par la beauté du visage
masculin, le jeune Julien Green, étudiant à l'université de Virginie, ne parvenait pas à exprimer son amour à Mark. Ses romans seront nourris par ce secret refoulé, cet impossible aveu. Jusqu'à
ce qu'il se délivre de l'interdit qui enrichissait son œuvre plus qu'il ne pesait sur elle. L'écrivain a levé le tabou à cinquante-neuf ans dans son autobiographie «Jeunes années»
:
« Se battre en silence, dans le secret, contre soi-même, quelle vie étrange ! Guerre féroce, sans trêve ni relâche. Si je pouvais pleurer, je pleurerais du sang. Aujourd'hui, je puis dire qu'à vingt ans je connaissais déjà ma croix. Dans mon for intérieur, je la refusais, j'en voulais une autre, moins humiliante. Je voulais une croix qui ménageât l'amour-propre. Il n'y en a pas. Etait-ce donc un péché d'être comme j'étais, alors que je n'y pouvais rien ? »
Julien Green
De Julien Green :
■ Moïra
■ Epaves
■ L'expatrié (journal : 1984-1990)
Du corps de Sébastien, je ne perçois
d'abord que cette couleur de la chair approchée par la mort. Seules, les extrémités des doigts semblent encore attachées à la vie.
Ses yeux sont transportés. Sa bouche est très légèrement entr'ouverte. Pour dire son acceptation de mourir ?
C'est d'abord de mourir à lui-même que Sébastien a accepté. Il y consent car il a aimé Dieu dans la passion ; il s'y est fondu, au point de s'y perdre. Son regard extatique exprime tant ce spasme d'amour que ce râle d'agonie ; les deux se mêlant dans ses yeux.
Eustache Le Sueur, avec une suave dérision, me montre ici une attitude trop théâtrale (magnifiques drapés aux couleurs primaires si caractéristiques qui ouvrent comme une scène) pour être honnête. Comment peut-on être capable de mourir avec tant de grâce ?
Eustache Le Sueur (1616-1655) – Saint Sébastien
Huile sur toile – Musée de Tours
Il y a dans ce corps – offert à la mort – une volonté secrète du martyre. Volonté qui me paraît être à l'origine des rêveries de tous ceux qui sont fascinés par ce regard de Sébastien qui défie, ironique, ambigu…
Sébastien après le départ des archers est protégé par sainte Irène, sa servante et une suite d'anges : ces personnages agissent sur moi comme un enclos sacré, métaphore de l'Eglise. Aucun effroi ne se lit sur leurs visages : chacun est occupé à sa mission ; l'heure n'est pas aux regards qui s'affrontent. Fin des tumultes de la vie, les portes du temps peuvent s'ouvrir à Sébastien.
Les flèches et les liens du supplice délimitent le territoire terrestre de Sébastien. La servante les ramasse avec délicatesse comme ultime trace, futures reliques du saint, bientôt disparu aux yeux des hommes. Pour nous, simples mortels, les portes du temps s'arrêtent à cette partie du tableau.
Merci à Jean-Christophe qui m'a transmis ce tableau.
Un jeune instituteur laïque, perdu dans un village
de l'Ardèche en 1891 : beau et équivoque, il bouleverse la vie des femmes et des garçons qui espèrent l'exaltation terrestre.
Antoine, le héros, est un garçon d'une beauté étrange et insolite. Soucieux de son corps, il touche tous les cœurs et exaspère toutes les rancœurs. Jeune instituteur à une époque où l'école laïque était suspecte, Antoine séduit et convainc. Mais il est loin du prototype du jeune idéaliste voué à l'éthique laïque, c'est plutôt un individualiste, esthète et concerné par sa propre réalisation. Le roman est centré sur les élans d'un jeune homme libre vers l'amitié, l'amour, la sexualité.
Antoine fait irruption dans un univers de paysans arriérés, soumis au curé débonnaire et alcoolique, un monde sournois et bloqué dans ses convictions. Le maître d'école scandalise. Non seulement il est beau avec son corps androgyne mais il pourfend les préjugés et les morales admises : le tête-à-tête amoureux, l'étreinte sensuelle, le charme physique, la séduction souple et tendre, sont ses atouts. Autant dire des armes que les hommes ont peur d'utiliser et qui, en cette fin du XIXe siècle, devaient paraître tellement anormales qu'elles s'apparentaient vite au monde obscur des manœuvres d'une succube.
Antoine s'attache à Mélanie, vieille solitaire de quatre-vingt-six ans qui retrouve une pétulante jeunesse dans la saveur d'arrière-saison d'une affection insolite. Avec Janine, paria, sensuelle et prostituée, fille-mère au grand cœur, il partage une sexualité enjouée. Il entretient aussi un lien ambigu avec la jeune institutrice du village voisin : Mademoiselle des Trois Rondeurs, belle image d'institutrice, en un temps où ce métier propulsait une jeune femme dans l'indépendance et la solitude.
Fugitif, extravagant mais proche de tous les secrets, Antoine est un
personnage accidentellement immiscé dans la vie d'un village. A la fin du roman il repartira : il a semé des joies, des nostalgies, des espérances et peut-être aussi provoqué des prises de
conscience. Proche du personnage de Pasolini (Théorème), il devient l'étrange visiteur qui révèle une autre dimension de la vie.
Avec Régis, le jeune sauvage, il établit une amitié magnifique : la séduction s'élabore peu à peu à mesure que Régis veut plaire au dieu blond sur son cheval. Régis aime Antoine, comme on aime dans l'absolu. Régis ne connaît pas les merveilles que détient la terre, Antoine les lui fait pressentir.
Les rapports entre les deux garçons, le sombre et le clair, la brute et l'acrobate, ne sont pas, dans le roman, sexuels. Il s'agit de tendresse, de sensualité, d'amour qui les unit.
Les deux hommes terminent le roman, en deux chapitres de nuit et de désir :
« Vers deux heures du matin, ils se réveillèrent au centre de trois pins où ils s'étaient endormis, l'un contre l'autre, au retour de l'auberge. Ils étaient un peu gris, très rieurs et ils avaient joué à s'arracher la couverture qu'Antoine avait placée dans son sac. Le ciel nocturne était magnifique et l'air très chaud, Antoine était dépoitraillé jusqu'au ventre et Régis boutonné. Tous les mouvements de leur sommeil les avaient dirigés l'un vers l'autre comme de jeunes animaux dont la mère s'est éloignée. »
Homme de joie, Antoine prête son corps et offre l'illusion de l'abandon. Antoine est un saint laïque. Il aime l'humanité, mais il ne la soumet pas à Dieu. Il dit aux hommes que le bonheur est là, proche, et que les êtres quand ils savent s'écouter découvrent ensemble des édens immédiats.
■ Editions Flammarion, 1992, ISBN : 2080646311
Ne présenter l'homosexualité que
sous la forme d'un plaisir immédiat (deux garçons se rencontrant, se séduisant et s'envoyant en l'air dans le quart d'heure) enlève toute idée d'appréhension du lien : cela gomme tout ce
qu'il peut y avoir comme interrogation dans l'affection, la tendresse, l'amitié, la fidélité, etc., entre deux individus de même sexe.
Avec des intensités affectives diverses qui évoluent dans le temps.
Une vieille dame se souvient : infirmière modèle
au Mémorial Hospital de Pasadena en Californie, elle a été appelée au chevet d'un jeune acteur blessé dans un accident de voiture. Elle se nomme Janet O'Connor et l'histoire se passe en
1931.
Teddy Ransom n'a été que légèrement blessé à la jambe mais lorsqu'elle arrive à la villa L'Aurore à Beverly Hills, la propriété du célèbre metteur en scène Ernst Thaï où il vit, elle découvre un jeune homme très commotionné et mystérieusement angoissé, terrifié. Elle s'attache vite à ce garçon d'une remarquable beauté et lui trouve quelque chose de divin.
Il se confie rapidement à elle et lui raconte avec extase sa rencontre avec Ernst, son coup de foudre pour cet homme exceptionnel alors qu'il n'était, lui, qu'un acteur débutant, plus ou moins gigolo. Teddy Ransom explique ainsi ce tournant essentiel dans sa vie : « Une main ferme, volontaire et insistante, s'emparait de moi, un être à la fois étrange et rassurant me proposait doucement d'exister pour lui et pour moi-même, alors que je me sentais gagné pour lui de sentiments dont l'existence ne m'avait encore jamais été révélée. »
Mais à mesure que Janet entre dans le jeu de Teddy, elle ressent autour d'elle une atmosphère de complot. Le maître des lieux reste invisible, laissant la direction de la maison à Erich Orth, son secrétaire particulier. Il y a aussi Gino, le petit groom mutin au physique de faune et au comportement curieux, et Théa von Lutsch, la mère de l'ami d'enfance d'Ernst, disparu pendant la guerre, personnage vénéré comme un martyr, devenu le symbole autour duquel toutes ces vies que Janet côtoyait depuis quelques jours tournaient au rythme de leurs rêves et de leurs passions.
Théa brosse pour Janet un tout autre portrait du
metteur en scène adulé par Teddy. Et bientôt l'infirmière ne sait plus à quel saint se vouer et en vient à se méfier de chacun. Désorientée, abusée sans doute (mais par qui et pourquoi ?), elle
ne parvient plus à faire la part de l'ombre et de la lumière.
Ernst Thaï : ange ou démon ? Quand le voile se déchirera, quand la vérité (ou l'ultime mensonge qui en tient lieu) se fera jour, le lecteur, à son tour, ne saura plus qui croire. Toute cette histoire, mystérieuse et troublante à souhait, ne serait-elle qu'un leurre ?
Dans Tabou, François Rivière possède une écriture précise, évocatrice mise au service d'une imagination aussi brillante que rigoureuse. Il donne la preuve de son excellence à brouiller les pistes et à conduire un suspense d'une redoutable et imparable efficacité.
■ Editions du Seuil, Collection Fiction & Cie, 1985, ISBN : 2020088916
Du même auteur : Un personnage de romans

Sur ce radeau s'exaspère l'essentiel : survivre par tous les moyens.
Tuer l'autre, le noyer, le manger, boire son urine… deviennent actions banales.
Par effet de répétition, la vie décolore les drames.
Ce qui est accepté jour après jour est sanctifié par la nécessité. Chacun se plaît à y trouver des raisons et des buts.
Géricault a peint ces « condamnés à mort » dans la beauté d'une nudité non altérée.
Le radeau de la Méduse, Théodore Géricault, 1818-1819
Huile sur toile - 491 cm x 716 cm - Musée du Louvre
Chaque homme est à la recherche de quelque chose qui est l'amour (pas forcément celui entre un homme et une femme) mais l'amour pour l'énergie qui est dans la vie. Je vois dans ce tableau du radeau de la méduse une représentation de cet amour. Quelque chose de plus nuancé que le simple instinct de conservation.
Ce qui pourrait expliquer que Géricault n'ait pas peint des naufragés maigres. Les muscles sont une métaphore : celle de la force de la vie.
En montrant la mort qui arrive, le peintre a illustré majestueusement la vie.





















