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L'angoisse par Lacan (3/3)

Publié le par Jean-Yves Alt

« Si l'angoisse est un signal, elle peut venir par l'autre, elle ne s'épuise pas cependant dans la métaphore de l'ennemi du troupeau, car ce qui distingue le sujet humain du sujet animal, c'est que pour chaque sujet, l'ennemi du troupeau, c'est lui. »

Gilles Leroy, Champsecret, Editions Mercure de France, 2005, ISBN : 2715225091, page 235

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L'angoisse par Lacan (2/3)

Publié le par Jean-Yves Alt

« L'angoisse à laquelle votre névrosé a affaire, l'angoisse comme énergie, est une angoisse qu'il a l'habitude d'aller chercher à la louche à droite et à gauche chez tel ou tel des autres auxquels il a affaire ; elle est tout aussi valable, tout aussi utilisable pour lui que celle de son cru. »

Gilles Leroy, Champsecret, Editions Mercure de France, 2005, ISBN : 2715225091, page 235

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L'angoisse par Lacan (1/3)

Publié le par Jean-Yves Alt

« Si la fonction de signal de l'angoisse nous avertit de quelque chose de très important en clinique psychanalytique, c'est que l'angoisse à laquelle vos sujets sont ouverts n'est pas du tout et uniquement, comme on vous l'enseigne, une angoisse dont la seule source serait à lui interne ; le propre du névrosé est d'être un vase communicant. »

Gilles Leroy, Champsecret, Editions Mercure de France, 2005, ISBN : 2715225091, page 234

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Sur la peur par Marc Vilrouge

Publié le par Jean-Yves Alt

« La peur est une maladie comme les autres parce qu'elle se soigne, mais c'est une maladie différente parce qu'elle est sociale. Comme la lèpre, elle entraîne l'exclusion des personnes qui sont condamnées à se cacher. Comme la lèpre, elle crée une dépigmentation de la peau, une auréole comme une de ces pollutions nocturnes dont les draps de l'adolescence se souviennent, les lingères et les mères de famille aussi. Quelques millimètres insensibles au toucher. La peur commence comme ça, puis elle s'étend à tout le corps, épargnant le visage, ce dernier ayant ses propres masques qui l'immunisent.

Le visage de la peur n'est jamais touché par la dépigmentation, l'insensibilisation. »

in La peau fantôme, Marc Vilrouge, Editions Le Dilettante, 3 octobre 2005, ISBN : 2842631145, pages 114-115

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Le cœur supplicié d'Arthur Rimbaud

Publié le par Jean-Yves Alt

Mon triste cœur bave à la poupe...
Mon cœur couvert de caporal :
Ils y lancent des jets de soupe,
Mon triste cœur bave à la poupe :
Sous les quolibets de la troupe
Qui lance un rire général,
Mon triste cœur bave à la poupe,
Mon cœur couvert de caporal !

Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs insultes l'ont dépravé !
A la vesprée ils font des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques
O flots abracadabrantesques,
Prenez mon cœur, qu'il soit sauvé :
Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs insultes l'ont dépravé !

Quand ils auront tari leurs chiques,
Comment agir, ô cœur volé ?
Ce seront des refrains bachiques
Quand ils auront tari leurs chiques ;
J'aurai des sursauts stomachiques
Si mon cœur triste est ravalé :
Quand ils auront tari leurs chiques,
Comment agir, ô cœur volé ?

ARTHUR RIMBAUD

On a beaucoup glosé sur ce poème de Rimbaud «Le Cœur supplicié», en supposant qu’il reflétait la violence qu'il aurait subie à 16 ans.

Philippe Besson, dans son roman « Les jours fragiles » prend partie. L’allégresse d’une gentille beuverie entre camarades a tourné à l’agression sexuelle.

« Et tout à coup, ça a basculé… Ils étaient plusieurs et il était tout seul. Ils étaient excités et il ne les avait pas repoussés. Ils éprouvaient du désir et il était disponible. Ils ont pris sa croupe et ses 16 ans, dans l’ivresse. Ils ont pris sa virginité, dans un rire général. »

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