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Des propositions de Lionel Labosse qui ouvrent de nouvelles réflexions

Publié le par Jean-Yves Alt

« J'ai porté hardiment ma main sur chaque chose et me suis cru des droits sur chaque objet de mes désirs. »

André Gide, Les nourritures terrestres

L'idéal de Lionel Labosse est celui d'une société où les hommes pourraient se grouper par affinités et, par le jeu de la libre entente, choisir ce qui s'accorderait le mieux avec les tempéraments, la psychologie ou les conceptions de la vie particulières à chaque groupe. Il fait sienne la formule : « J'énonce, je présente, je n'ordonne pas. »

La pensée de Lionel Labosse n'est pas figée : il sait modifier ses points de vue. D'une certaine manière, il accepte d'être l'hérétique de sa propre « foi ». Sa pensée est articulée au but de toute sa vie : éveiller en chaque homme le désir d'apprendre à réfléchir par lui-même et à vivre ce qu'il pense, imagine, rêve…

Lionel Labosse sait que les Etats peuvent diviser les manifestations humaines en vertus ou en vices : nombre de décisions institutionnelles sont basées sur la restriction des besoins les plus élémentaires et des aspirations les plus normales ; c'est pourquoi les Etats ont intérêt à ce que soit considéré comme un vice l'assouvissement des instincts les plus naturels et comme une vertu le renoncement à la satisfaction de ces mêmes instincts.

Cela explique le combat de Lionel Labosse : lutter contre les instincts grégaires de l'homme qui prennent souvent appui sur la domination des médiocres. Si ces derniers ne sont point trop vertueux et que modestement vicieux, ils ne sont en toutes choses que des médiocres qui n'ont que faire des concepts originaux, des perspectives étranges, des pensées qui déconcertent, des thèses qui désorientent…

Lionel Labosse, en tant qu'individu authentique, réagit pour ne pas périr. Il est un transgresseur nécessaire à l'évolution des aspirations et des réalisations humaines en matière de connaissances, de conventions et de mœurs. Il n'est pas pour autant un illégal : au milieu de toutes les « forces » qui se heurtent et s'entrechoquent, il s'efforce d'être lui-même une force qui agit en analysant les conventions, les idées fixes, les préjugés…

Lionel Labosse croit en un monde intelligent qui rejetterait le conformisme social. Ce dernier conduit à une moralité moutonnière, une opinion publique moyenne. Lionel Labosse croit qu'il est possible de s'unir par affinités intellectuelles, sentimentales, familiales, etc., afin de diminuer la souffrance qui peut atteindre tout individu.

Je ne peux que me réjouir de l'esprit des pensées de Lionel Labosse. C'est pourquoi, je souscris et je défends ses propositions.

« Ce ne serait pas la peine que la nature fasse de chaque individu un être unique pour que la société réduisît l'humanité à n'être qu'une collection de semblables. »

Jean Rostand, Ce que je crois, 1953

Jean-Yves Alt


Lionel Labosse, Le Contrat universel : au-delà du « mariage gay », éditions À poil, 2012.

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L’amour, coefficient 9 par Marcela Iacub

Publié le par Jean-Yves Alt

Nous refusons de donner aux enfants une éducation sentimentale à l’école, en dépit des désastres qu’une telle carence produira dans leur existence. Des suicides, des dépressions profondes, des meurtres, des accidents irréversibles. Mais aussi des relations pauvres, des souffrances morales longues et pénibles, des processus d’exclusion sociale, ou des vies tristes qui seront le prix à payer pour leur ignorance.

Nous faisons comme si l’amour, tout ce qui le précède et qui le suit, ne méritait pas un enseignement formalisé et autonome. Nous nous plaisons à imaginer que c’est facile, évident. Qu’il suffit d’avoir grandi dans une famille, d’avoir des amis, d’écouter des chansons, d’aller au ciné, de regarder la télé ou de lire des romans pour que les cœurs et les esprits soient prêts pour cette expérience si fondamentale. Personne ne met en garde les enfants contre les passions trop enflammées, contre la déception, les dangers des chagrins d’amour.

On ne leur donne pas les moyens les plus sages et les plus pratiques pour faire souffrir les autres le moins possible. On n’essaye pas de leur apprendre les meilleures techniques pour qu’un amour dure, pour bien choisir un partenaire, entretenir des liens susceptibles de leur permettre de s’épanouir ensemble. Il faut souvent toute une vie d’erreurs et de souffrance pour le comprendre. Ceci pourrait expliquer que tant de personnes vivent leur première aventure amoureuse réussie après 70 ans, alors que le temps qui leur reste se raccourcit comme peau de chagrin.

Or, au lieu de prendre ces lacunes éducatives au sérieux, au lieu de nous mettre à imaginer des programmes, à former des professeurs, nous laissons les catholiques et les féministes occuper le terrain et se disputer à propos de l’introduction de la théorie du genre dans les écoles. Comme si ce qui était le plus important était notre identité sexuelle et surtout qu’on ne soit pas exploités ou humiliés en tant que membres d’un groupe minoritaire, tout en négligeant l’importance d’une vie sentimentale réussie.

On dira que les rapports de pouvoir empêchent précisément que naissent et grandissent de beaux liens amoureux. Pourtant, on pourrait parfaitement renverser cet argument et penser que les idéologies archaïques et inégalitaires ne survivent au sein du couple ou de la famille que par notre analphabétisme en matière amoureuse. Car qu’y a-t-il d’autre dans l’expérience de l’amour, sinon l’art de voir des singularités là où d’autres n’y voient que des généralités ? Le pouvoir de percevoir l’autre comme un monde inexploré, dense, rare, unique, alors que ceux qui ne l’aiment point y voient un homme, une femme, un enfant, un chien. Et plus l’amour devient savant, plus il a cette force de subvertir toutes les catégories de la pensée avec lesquelles nous voyons aussi bien les autres que nous-mêmes.

Cette question est l’une des principales limites de l’appel à politiser la vie privée que les groupes qui s’autoproclament progressistes ne cessent de le faire. Certes, il a fallu passer par ce stade, il y a quelques décennies, pour défaire un monde institutionnel trop rigide, pour libérer nos cœurs et nos corps des mailles serrées du mariage bourgeois. Pour comprendre que l’expérience amoureuse était condamnée à être chétive et misérable dans un tel cadre légal.

Mais nous avons eu le tort de réintroduire de la politique, des dominants et des dominés, des bourreaux et des victimes, au lieu de faire en sorte que l’apprentissage de l’amour nous ouvre à des vies plus joyeuses. Plus encore. Au lieu de politiser la vie privée, nous aurions dû faire en sorte que l’amour envahisse aussi la vie publique.

Non pas l’amour de l’Etat, dont les minorités attendent de nos jours ce concept misérable qu’est la reconnaissance. Mais un Etat transformé en église qui sape l’idée même de l’Etat. Autrement dit, pour que la régulation des comportements humains ne se fasse plus par la contrainte juridique et morale, ces forces destructrices et mesquines, mais par celles positives et créatrices de l’amour.

Voilà pourquoi Vincent Peillon a raison de ne pas prendre parti dans cette lutte absurde sur l’introduction des théories du genre dans les écoles. Les deux parties de ce conflit sont de mèche pour continuer à moraliser et à politiser la vie privée au lieu de penser à la meilleure manière de donner une éducation sentimentale à nos enfants. A leur apprendre comment faire pour bien aimer et à se servir de ces expériences non seulement pour avoir des vies réussies mais aussi pour favoriser l’apparition d’une ère inouïe de la politique. Pour qu’une nouvelle génération d’enfants sentimentalement savants sorte dans les rues avec des pancartes qui diront «le public est privé». Non pas pour fermer à quiconque l’accès à la sphère politique mais pour qu’on y remplace les critères archaïques du bien et du mal, du juste et de l’injuste, du national et de l’étranger par d’autres plus réjouissants issus du mystérieux art d’aimer.

Libération, Marcela Iacub, samedi 22 juin 2013

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Journal d'Andy Warhol

Publié le par Jean-Yves Alt

Un mot « andysme », définira le dandysme des années 60-80 dont Andy Warhol est la figure emblématique internationale.

Homosexuel, il dépita ses confrères, qui ont tenté de le reléguer dans la cohorte des touche-à-tout, en obtenant un succès retentissant durant sa vie.

Andy Warhol, c'est aussi de nombreux livres dont deux (presque) par lui-même : un "Journal" (1) - immense - dont on a extrait... presque 800 pages bien serrées, et "Ma philosophie de A à B et vice-versa" (2). Les autres ? Des monographies qui explorent son œuvre graphique, cinématographique, et bien sûr, ce que l'on croit, sa vie.

Retenons une longue biographie intitulée simplement "Andy Warhol" de Victor Bockris (3), un de ses amis intimes, et ce "Andy Warhol n'est pas un grand artiste" de Hector Obalk (4), qui tente de révéler l'imposture du provocateur.

La biographie d'Andy Warhol réussit l'acrobatie de tout raconter sans nous donner le sentiment que nous apprenons quelque chose de particulier. Sans doute parce que l'artiste a constamment travaillé sans filet, exposant ses outrances et livrant avec emphase une vie intime qui n'est jamais dissociée de la vie publique.

Mettant en application ce qu'il dénonce dans notre siècle, la banalisation du mythe par sa répétition, ravalant au même point de complaisance la "Joconde", "Marilyn Monroe" et une boîte de haricots, Andy Warhol est prisonnier de son talent admiré par la société de consommation. Quel espace d'ailleurs peut-il consacrer à sa vie privée qu'il régit avec autant de suprême désinvolture (apparente) et d'accélération que sa production artistique ?

Homme en mouvement, Andy Warhol, qui masque ses cheveux noirs par des perruques grises ou blanches, a traité son existence comme une énorme plaisanterie. Egocentrique à un point tel que cela impose le respect, il manipule le temps comme il soudoie la mode, jusqu'à le faire disparaître. En éveil perpétuel, il court au devant de la nouveauté, étonne et scandalise sans attendre les retombées des esclandres qu'il suscite.

Les garçons ? Ils sont nombreux mais comment résisteraient-ils, au-delà de l'aventure qui les flatte, à la mise en scène de Warhol qui «pose» dans un lit aussi vaste que sa notoriété ? Peut-il y avoir une place où se glisser paisiblement, où laisser couler la volupté et la tendresse ?

Andy Warhol est le dandy type qui préfère le spectacle de sa vie aux résonances profondes que l'on écoute dans l'abandon. Il appartient à la catégorie des homosexuels qui s'exhibent trop pour ne pas demander grâce de leur différence et camoufler leur fragilité. Suprêmement intelligent, d'une lucidité qui décape jusqu'à l'os les actes des autres et les siens, il devance et utilise la stupidité bêlante des mondains.

A les bien lire, le "Journal" et la biographie se complètent et se répondent. Andy Warhol relate jour après jour ses rencontres, et décortique avec passion les propos oiseux des nababs et des stars qui se pressent contre lui : tous les membres de la jet society et de l'underground veulent être photographiés avec le jeune génie.

Si parfois il tente de dire ses désirs de vie paisible avec un homme, il n'aime pas vraiment l'autre (et déteste le sexe).

Il aima Truman Capote pendant de longues années :

« Avec Truman, c'était dur de s'y mettre et de la mettre... La dernière fois qu'il a mis sa queue dans ma bouche, je suis resté de marbre. Le sexe c'est nul. Maintenant, nous baisons par téléphone, c'est mieux, j'aime pas qu'on me décoiffe. »

Propos de folle ? Sans doute, mais aussi la magistrale leçon d'un très grand génie, qui fut maître de son destin. Un dandy qui ne baissa jamais les armes et demanda à son amie et collaboratrice, Pat Hackett (1), de noter ses faits et gestes quotidiennement… ce qui fut réalisé pendant les dix années qu'il lui restait à vivre...


■ (1) Edition établie par Pat Hackett, Editions Grasset, 1990, ISBN : 2246428718

■ (2) Editions Flammarion, Collection Ecrits d'Artiste, 2001, ISBN : 2080119060

(3) Editions Plon, 1990, ISBN : 2259022960

■ (4) Editions Flammarion, Collection Champs, 2001, ISBN : 2080800205

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Pindare et le jeune Théoxène de Ténédos

Publié le par Jean-Yves Alt

Pindare serait mort, à Argos en 438 av. J.-C, la tête sur les genoux du jeune Théoxène de Ténédos, à qui s'adressent les vers suivants :

C'est au bon moment que tu devais cueillir les amours,

ô mon âme, au temps de la jeunesse ;

mais celui en qui les rayons étincelants lancés par les yeux de Théoxène

ne font pas déborder le désir

doit avoir un cœur noir forgé

d'acier ou de fer par quelque froide flamme ;

dédaigné par Aphrodite aux vives prunelles,

il peine brutalement pour s'enrichir, ou bien

son âme se laisse emporter, domptée par l'impudence des femmes,

et il ne connaît d'autre voie que de les servir.

Mais moi, à cause de la déesse, comme fond à la chaleur

la cire des abeilles sacrées, je me consume

dès que j'aperçois

la fraîche adolescence des enfants.

Pindare

Pindare (tome IV : Isthmiques. Fragments), éditions Les Belles Lettres, traduction d'Aimé Puech, 4e fragment des Encômies

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Le bûcher des vanités, Tom Wolfe

Publié le par Jean-Yves Alt

Avec « Le bûcher des vanités », Tom Wolfe prouve que la fiction réaliste à la Balzac ou à la Zola n'est pas morte.

Procureur juif, magistrat politicard, avocat homosexuel, tôlard, journaliste à l'affût d'un « coup », golden-boys, folasse chanteuse d'opéra, dealers de crack occasionnels, Latino-Américains, pasteur noir... Tom Wolfe, le dandy toujours de blanc vêtu, est descendu à l'intérieur de cette poubelle de luxe New-Yorkaise.

Le héros, Sherman McCoy, est courtier en obligations pour la firme Pierce & Pierce, à Wall Street. Ce « blanc, anglo-saxon et protestant » a tout pour lui : un père avocat d'affaires renommé, une femme charmante, une petite fille exquise, il est l'archétype même du golden-boy ayant pignon sur Park Avenue.

Soudain, un soir, un grain de sable s'introduit dans le destin de ce produit parfait de l'establishment américain. Avec celle de ses deux femmes qui n'est pas légitime, il manque en voiture le bon embranchement d'autoroute et renverse dans le Bronx Henry Lamb, un gosse tranquille, sans casier judiciaire, étudiant noir modèle qui ne possède dans son jeu qu'un atout essentiel, mais de taille : il est le fils unique d'une protégée du révérend Bacon, un pasteur noir spécialiste d'agitation sociale.

Dès lors s'ébranlent les rouages d'une machine irréversible : celle de la justice criminelle. Car à New York, il vaut mieux n'y pas mettre le petit doigt, fût-ce celui d'un géant de Wall Street qui rêve de devenir le maître de l'univers.

A l'angle de Bruckner Boulevard, Sherman va perdre son âme et, plus grave, sa carrière et son bonheur.

Tom Wolfe a écrit, un « roman naturaliste » dans la ligne des Rougon-Macquart. Avec la même minutie de l'enquête, même exhaustivité dans la façon de montrer les milieux les plus divers, les plus bigarrés. En effet, pas de fossé plus profond que celui qui sépare l'immense appartement des McCoy sur Park Avenue, et le deux pièces de Lamb dans une cité réhabilitée du South Bronx !

Pas de mondes plus différents que la prison sordide où Sherman est incarcéré à titre préventif, et le dîner de jet-setters chez les Bavardages, parenthèse drolatique et reposante entre deux épisodes de tribulations judiciaires.

« Un rayon X avec des cheveux blonds coiffés à la Jeanne d'Arc et beaucoup de petites dents souriantes. Son corps émacié était enserré dans une robe rouge et noir avec des épaulettes férocement bouffantes, une taille très étroite, et une jupe longue. Son visage était large et rond mais sans un gramme de chair de trop. Son cou était bien plus long que celui de Judy ; ses clavicules dépassaient tellement que Sherman avait l'impression qu'il pouvait se pencher et ramasser ces deux gros os. Il pouvait voir la lumière à travers ses côtes. »

Se confondant avec celui du narrateur, le regard de Sherman McCoy rencontre encore « les tartes au citron » : des femmes de vingt ou trente ans, blondes pour la plupart, compagnes d'hommes ayant tous dépassé la quarantaine et plus.

Les yeux se détournent de ce spectacle et se dirigent souvent vers des pôles plus attirants, ainsi le danseur étoile Boris Korolev, ou vers un immense jeune homme avec des cheveux blond pâle. « Le montagnard à la voix d'or, le ténor aux cheveux filasses », portant long manteau d'hermine et chapeau mou, et agitant en l'air des doigts couverts de bagues.

Tom Wolfe s'empresse de donner le point de vue de Sherman sur cette ravissante créature :

« La façon dont ce chanteur, en parlant, accentuait le in et le ou tout en agitant ses mains fit que Sherman se demanda si ce géant des montagnes n'était pas, en fait, homosexuel. »

Plus admirable encore est le portrait de Freddy Buffon, l'avocat de Sherman. Comme le ferait la caméra subjective d'un cinéaste, les yeux de Sherman inventoriant son interlocuteur, s'arrêtent sur tous les indices raffinés qui révèlent l'homosexualité de manière « décisive » :

« Il aspira une longue bouffée de sa cigarette, et laissa la fumée sortir en courbes et en volutes de sa bouche. A une époque, on appelait cela fumer "à la française" […] De temps en temps, il tenait sa cigarette, non pas entre l'index et le majeur, mais entre le pouce et l'index, droite, comme une chandelle... Pourquoi les homosexuels fumaient-ils tant ? Peut-être parce qu'ils avaient tendance à s'autodétruire. Mais le mot s'autodétruire était la limite (comme de la cinquième dimension) de la familiarité de Sherman avec la pensée psychanalytique. »

Le point de vue de Bouvard et Pécuchet sur le monde n'est pas mort.

L'auteur flétrit ainsi les préjugés du golden-boy déchu, en faisant de Freddy Buffon, l'avocat-dandy, un personnage éminemment sympathique : cet homme de loi talentueux est le seul capable de mettre du baume sur les plaies du macho de Wall Street, né pour régner sur le monde. Ce Yankee coutumier des conquêtes financières et féminines se trouve réduit à l'impuissance, enfoncé dans son fauteuil, à la merci des conseils fins et avisés de l'avocat aux gestes languides et efféminés.

« Sherman hésita à nouveau, puis plongea dans les détails du trajet en voiture dans le Bronx. Il étudiait le visage de Freddy, guettant les signes de désapprobation ou pire ! de joie ! Il ne détectait rien d'autre qu'une sympathie soucieuse ponctuée de ronds de fumée. Sherman ne lui en voulait plus, pourtant. Un tel soulagement ! Le vil poison s'écoulait au dehors ! Mon confesseur ! »

■ Le bûcher des vanités, Tom Wolfe, Éditions Le Livre de Poche, 2001, ISBN : 2253053406

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