Dans les livres, ce qui importe, c'est moins
l'universalité des problèmes et des sentiments que la manière spécifique dont chacun réagit, éprouve ou juge sa vie.
Si tous les hommes sont égaux devant la mort, il ne découle pas qu'ils meurent tous d'une façon identique.
C'est une des beautés de l'Iliade que de faire assister à des trépas – à la fois – toujours identiques et pourtant uniques : la mort tumultueuse et épique d'Achille n'est point pareille à celle, humaine et déchirante, d'Hector.
L'un et l'autre vivent les mêmes inquiétudes, la même angoisse et, pour finir, un semblable déchirement. La différence est ailleurs :
- dans la façon dont le passionné Achille concourt à sa propre perte et, tombé dans le piège tendu par les dieux, s'abandonne à sa fureur.
- dans la bouleversante et stoïque manière dont Hector, ligoté dans le filet tissé par des divinités cruelles, dit, avant de s'embarquer pour les rives du Styx, son amour fervent de la vie, son désespoir d'avoir à la quitter.
Deux tempéraments, deux morts.
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la mort, de la manière dont elle surgit, à l'âge où elle surgit est vécu différemment ...
bisous