Suite à l'affaire du
prélat homosexuel au Vatican et loin de
vouloir entamer une querelle de clochers aussi vaine que stupide, je voudrais seulement poser la question de savoir quel sort, réservent ces religieux, à ceux qui les
côtoient, à ceux qui les aiment.
En effet que font ces prêtres de leurs amants ? Que leur disent-ils ? Quelle(s) place(s) accordent-ils à cet amour-union-des-esprits qu'ils revendiquent parfois pour leur vécu d'homme sexué ?
Ne vaut-il mieux pas être prêtre et homo que homo et amant de prêtre ?
Car j'imagine qu'il doit y avoir (toujours ?) contradiction, scission, conflit, que génèrent les propres contradictions, scissions, conflits internes de ces prêtres.
Le prêtre n'est-il pas enchaîné par sa foi qui, outre le fait qu'elle le condamne à la clandestinité (quid alors de l'épanouissement ?), entrave sa liberté en culpabilisant la jouissance de son corps ?
Être lié par le cœur et le sexe à un homme d'Église, est-ce possible au niveau de l'amant ?
N'est-ce pas pire que de s'attacher à un homme marié, que sa femme attend de pied ferme, enfant sous le bras ? N'est-ce pas pire parce que plus subreptice, plus insidieux, plus sournois qu'avec un homme marié ?
Pire parce que les raisons avancées par le prêtre – pour ne pas aller trop loin – sont toujours bonnes, profondes, insurpassables, dictées qu'elles sont par une foi indéracinable…
Sur l'affaire du prélat homosexuel au Vatican, lire aussi un article du site Cathogay.


























