J’aime penser
philosophiquement les actes de ma vie. Me confronter à mes prises de position sur le présent. Ces dernières se résument souvent à des préliminaires qui n’accèdent jamais au
fondamental.
Prendre conscience que chacun est toujours seul. Que tout est toujours à refaire. Et qu’en matière de rapport à l’Autre, il n’y a pas de progrès, que chacun se retrouve confronté à la radicalité de ses choix.
La philosophie m’intéresse par les interrogations qu’elle pose. Les convictions sont, quant à elles, rarement utiles.
Penser philosophiquement ma vie, c’est naître à nouveau, « naître avec ». Poétiquement parlant. C’est ce que je vis en lisant de la poésie : vivre, découvrir, revivre des émotions. Ou, en écoutant de la musique : il serait intéressant de connaître l’avis de Jean-Christophe sur cette dernière.
Il reste qu’il est plus facile de penser « l’être », plus aisé de se penser que de réfléchir au passage de « l’action à l’être », de l’action à un nouveau soi, qui me semble encore trop souvent une illusion.
Penser philosophiquement peut aussi me conduire à une fascination de la pensée. Magie qui peut totalement m’absorber et m’empêcher d’agir… Enchanté par le cercle enchanté de la pensée pure. Briser ce cercle est souvent insupportable.
Agir, tout est dit.
Pour exister, il faut oser commencer. Décider d’aller du rien vers quelque chose. Décider de renoncer à mon confort de la seule pensée.


























