Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Huey Percy Newton, une panthère rose

Publié le par Jean-Yves

Souvenir des « sixties » : Huey Percy Newton, co-fondateur du Black Panthers Party, encourageait la promotion d'un « black power », à l'intérieur des districts habités par les siens, au cœur des Etats-Unis d'Amérique.

 

Cet homme, controversé, retrouvé en pleine rue, criblé de balles, accusé, successivement, de meurtre, de détention d'armes et de drogue, de détournement de fonds, a eu le courage d'exprimer, en son temps, un changement capital, quant à l'appréciation des militants noirs, à propos de l'homosexualité, le 12 septembre 1970.

 

Ci-après, un extrait de la lettre qu'il a écrite, après sa libération sous caution – le 5 août 1970 – et publiée dans le Berkeley Tribe (1) :

 

« Nous le savons tous bien, notre première impulsion est souvent de mettre notre poing dans la figure (d'un homosexuel), parce que nous avons peur d'être nous-mêmes des homosexuels, et nous avons envie de frapper les femmes ou de les faire taire, parce que nous avons peur qu'elles nous châtrent. [...] Nous ne devons pas tomber dans les attitudes de type raciste. L'homosexualité est un fait, et nous devons considérer la question sous son aspect fondamental, qui est que chacun doit pouvoir faire de son corps l'usage qui lui plaît. [...] Rien ne nous permet de dire qu'un homosexuel ne peut pas être lui aussi révolutionnaire. Et ce sont sans doute mes préjugés qui me font dire : même un homosexuel peut être révolutionnaire. Bien au contraire, il y a de fortes chances pour qu'un homosexuel soit parmi les plus révolutionnaires des révolutionnaires. »

 


(1) lettre reproduite dans « Français, encore un effort : l'homosexualité et sa répression » de Pierre Hahn, 1970, éditions Jérôme Martineau

 

Commenter cet article