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Le bruit du silence de Bruno Gallisa

Publié le par Jean-Yves

Dans un monde ou la différence doit être une valeur ajoutée, elle génère une indifférence accrue, pire encore une forme de discrimination.

 

L’acceptation de la maladie n’est pas la seule affaire de la personne malade, mais de l’ensemble de la société. Elle n’est pas une fin en soi, et on devrait avoir à l’esprit que nous avons en face de nous, un parent, un ami, un amour et non un malade. Ce changement de regard génère automatiquement un changement de comportement. « Mes parents, mes chers parents. Ils n’ont jamais voulu que ça se sache et ils ont inventé une histoire bidon, un cancer de je ne sais plus trop quoi pour expliquer sa mort. Un cancer, tu te rends compte… peur des ragots, des bruits de couloirs, de la honte. Non mais tu imagines, avoir honte que ton fils soit mort du sida. Comme si le cancer était plus noble que le sida. Ils viennent de perdre leur fils et tout ce qui les préoccupe c’est leur réputation. Le mot sida les fait trembler, il est banni de leur maison. C’est bon pour les autres, pas pour eux. », Carole dans la pièce.

 

Le Bruit du Silence de Bruno Gallisa

 

Mise en scène et scénographie : Wenceslas Kibsa Balima

 

avec Gwendal Audrain et Anne Fischer

 

 

Le SIDA, n’est pas seulement un mal physique qui s’infiltre dans les différentes couches de nos société, mais pire un mal psychologique, moral, qui bouleverse nos habitudes, nos logiques, nos systèmes de société, nos conventions, donc par conséquent teste nos capacités d’adaptation.

 

On s’adapte difficilement à la maladie, on la réfute, la rejette donc, par conséquent, on rejette les personnes atteintes de la maladie.

 

La culture de la fatalité n’est peut-être pas une solution ? Alexandre et Carole en quête de réponses nous amènent à réfléchir sur notre relation avec la maladie et la société.

 

Théâtre du Temps

9, rue du Morvan

75011 Paris

Métro Voltaire

 

Mardi 14, Vendredi 17, Mardi 21, Vendredi 24, mardi 28, Vendredi 31 janvier à 20h30

 

Mardi 4, Vendredi 7, Mardi 11, Vendredi 14, Mardi 18, Vendredi 21 février à 20h30

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