COMMUNIQUE



… la parution de deux nouveaux ouvrages :





Je suis le seul joueur de foot homo, Yoann Lemaire, Alexandre Delmar


Quatrième de couverture : Parmi les 2.300.000 licenciés de la Fédération Française de Football, Yoann Lemaire est le seul joueur affichant son homosexualité. Son coming-out ne laisse pas indifférent, méprisé par certains de ses partenaires de club, il reçoit pourtant le soutien de grands footballeurs. Dans ce livre touchant, Yoann nous révèle, via sa propre expérience, qu'aujourd'hui encore, foot et homosexualité ne sont définitivement pas compatibles. Son amour partagé pour Jérémy, lui aussi footballeur, ne résistera pas à la pression qui pèse sur leurs sentiments.


Éditions Textes Gais, 1er décembre 2009, ISBN : 9782914679411


Lire aussi : Homos footballeurs, la grande omerta par Solen Cherrier - L'homosexualité est davantage assumée par les sportives de haut niveau que par les hommes




En mâle d’amours, Benjamin Schneid


Quatrième de couverture : Romain est superbe, Romain plaît. Romain vient de faire une belle rencontre. Il est de nature fidèle. Alors que fait-il dans une aventure qu'il n'a pas vraiment souhaitée ? Anthony aime son amie, mais il déborde de curiosité. Ses doutes, partagés par certains de ses amis, lui ouvrent de nouvelles perspectives. Et si on tentait l'expérience ? Juste pour voir, bien sûr. Thomas en a vu d'autres. Il assouvit ses fantasmes sans retenue. Ceux qui rencontrent le garçon avec lequel il vit sont étonnés de la tolérance de ce dernier. Thomas pratique le sexe pur, mais il a aussi des sentiments. Trois hommes, trois vies, trois quotidiens, une sexualité qui évolue au cours de tentations et de rencontres croisées étonnantes.

Dans son second Roman, Benjamin Schneid allie avec maîtrise l'écriture et érotisme. À partir de personnages et de situations réalistes, il nous emmène dans un monde de désirs et de séductions amoureuses.


Éditions Textes Gais, 1er décembre 2009, ISBN : 9782914679404


Francis Denis est heureux de vous annoncer sa nouvelle exposition « Corps et âme », œuvres récentes, du 2 janvier au 7 février 2010, au Cabaret, 33, place de la Ghière (Faubourg du Haut-Pont) - 62500 Saint-Omer – Tél : 03.21.95.96.56.


Vernissage le samedi 9 janvier à partir de 18h00.


Ouvert en semaine à partir de 17h00. Samedi et dimanche à partir de 11h00. Fermeture le mercredi.


L'exposition est également visible – aux mêmes dates – au Laboratoire d'Analyses Médicales Broutin et Santune, 17 route des Bruyères à Longuenesse.



Francis Denis – L'appel du large (huile sur toile ; 50 x 50 cm)



Francis Denis – Nu jaune et rose (huile sur bois ; 50 x 61 cm)




Francis Denis annonce la couleur


« Quand je reste sans peindre, j’ai l’impression de ne plus exister… » Francis Denis a la peinture si étroitement vissée à son quotidien qu’il lui arrive de travailler « jusqu’à essoufflement ».


Très productif, il s’attache à des séries et les épuise. Il y a eu Les baigneuses, Les déjeuners sur l’herbe, Le peintre et son modèle. Il s’arrête aujourd’hui sur le Christ et Les maternités. Voyage en couleurs.


Francis Denis accroche ses œuvres de Dunkerque à Paris, de Gand à Madrid. Il était hier à l’école des Beaux-Arts de Saint-Omer, il sera à Bailleul jusqu’au 15 avril. Il préfère les manifestations collectives aux expositions en solo. « L’artiste qui vit dans une tour d’ivoire n’est pas mon style. Je suis curieux de l’œuvre des autres… »


L’homme s’en nourrit pour mieux créer. Du reste, son travail est très inspiré de celui des grands maîtres : Jérôme Bosch, Picasso, Braque, le sculpteur baroque espagnol Gregorio Fernandez. « Je voudrais vivre comme eux, rêve Francis Denis, être reconnu comme artiste national… » Pour l’heure, l’homme partage sa passion colorée avec le métier d’éducateur à l’IME de Longuenesse. Totalement autodidacte, il s’est essayé à la gouache et au pastel avant de découvrir l’huile sur bois ou sur papier. « J’ai eu l’impression de me libérer ! » se souvient-il. Il peint beaucoup, vite, sans regret. « Il ne faut pas que je touche une œuvre cinquante fois, ma technique me l’interdit. » Il peint en couleurs vives et chaleureuses, drôles et brûlantes, parfois fulminantes.


Ses femmes sont roses, rondes, gouleyantes sur fond bleu, « ce bleu qui traduit le plus la notion d’espace et de liberté. » Ses christs se veulent ardents : « Ils sont une réflexion sur l’existence et non une démarche mystique ou religieuse, précise le peintre. Je m’interroge sur la bêtise des guerres de religion. »


Beaucoup de portraits, de formats carrés et de fruits rebondis. « Je préfère glisser sur une courbe plutôt que de me heurter à un angle. »


Marie-Pierre Griffon

L'Echo du Pas-de-Calais n°83 (avril 2007)



Voir un reportage télévisé sur DELTA TV


Lire aussi : Quand Francis Denis fait éclater nos « cadres »…


L'auteur québécois Robert Tessier vient de publier « Le matin des magiciennes », un roman qui fait découvrir l'ampleur du phénomène du travestisme et de la transsexualité à notre époque, et qui permet de parcourir l'éventail des explications de ce qu'on nomme le mouvement transgenre.



L'audace des hypothèses défendues bouleverse, principalement celle selon laquelle la pollution de l'environnement par différents perturbateurs hormonaux féminise déjà un grand nombre d'espèces animales sur la planète et réduit dramatiquement la fécondité des mâles, humains y compris.


null Robert Tessier, Ph. D., sait de quoi il parle en matière d'environnement, de valeurs et de mouvements sociaux. Avant de devenir romancier (La chevauchée des hippocampes, Point de fuite, 2003 ; Les dessous du paradis, Point de fuite, 2005), il a publié plusieurs ouvrages en éthique et en sociologie de l'environnement.


Cette fois, son héroïne, June, jeune doctoresse idéaliste et féministe, découvre avec étonnement en œuvrant auprès des prostituées à Montréal que nombre d'entre elles ne sont pas biologiquement des femmes, puis que dans la population en général un nombre croissant d'hommes adoptent eux aussi la féminité. Elle effectue alors une véritable plongée dans l'univers underground des travestis et des transsexuelles à Montréal pour tenter de comprendre ce phénomène qui, compte tenu de la relation qu'elle développera avec la belle transgenre Annick, la rejoindra dans sa vie avec son ex-mari, leurs deux enfants et sa meilleure amie Marie.


« Le matin des magiciennes » est disponible en version imprimée et peut aussi être téléchargé à l'adresse www.lulu.com/content/7565490, un site d'auto-édition sécurisé. Ce roman y est offert en exclusivité.


Dans les derniers mois de son existence, Didier s'est enfermé dans un profond mutisme et n'a jamais parlé de sa maladie. Il a laissé des notes, ses dernières souffrances, ses derniers espoirs, ses derniers instants de vie. Carole ne s'est jamais doutée de rien. Elle a perdu brutalement son frère mort du sida. Pour tenter d'apaiser sa douleur, d'étouffer ses colères, elle décide de mettre en scène les dernières notes de son frère et leurs ultimes conversations, ces mots anodins qui veulent tant dire désormais. Dans cette aventure et ce défi, elle choisit Alexandre pour incarner Didier. Et si ce comédien avait lui aussi fait le choix de Carole pour évoquer cette maladie dont on ne parle pas, dont on ne veut pas parler ?

 

Auteur et metteur en scène : Bruno Gallisa

Distribution des rôles : Florence Kleinbort , Bruno Gallisa

 

Un hymne à l'amour...

« L'amour est une porte sur les autres. Les outrages de la vie nous font quelquefois perdre la clef qui l'ouvre. L'horizon se bouche et le monde se rétrécit. La douleur nous égare et le chemin s'efface sur les dunes du désespoir. Le cloisonnement, le mutisme et le silence s'installent. Ne plus croire devient notre religion, la solitude notre église.

Désormais aveugle et sourd, on ne perçoit plus les autres, mais peut-on vivre sans les autres ?

Après une longue errance, un seul choix s'impose à nous : mourir ou accepter la clef d'un autre. Commence alors le long apprentissage de l'autre, faire confiance et donner pour trouver les mots qu'il faut crier, libérer la parole et ouvrir son cœur pour rompre le silence. »

Bruno Gallisa

http://www.lebruitdusilence.com/dossier-de-presse.php

 

null « Le bruit du silence donc…  Une directrice de casting accepte de  recevoir un ultime candidat qui se présente avec beaucoup de  retard mais surtout d’insistance. Il lui joue le monologue d’Hamlet, le truc le plus tarte qui soit. Revêche à outrance, elle se sociabilise peu à peu avec ce comédien un peu en dehors des clous et finit par lui donner le rôle, celui d’un garçon atteint du sida et qui a laissé en mourant son journal intime. Le garçon n’était autre que le frère de cette jeune femme dont les fissures vont se lire à cœur ouvert au fil des répétitions.

Bruno Gallissa livre une éblouissante performance, jouant sans cesse d’une force tranquille à la Julien Boisselier et d’une voix posée sans extravagance et rendant plus terrible de facto les rares points d’acmé lorsque s’intensifie le drame. Sa partenaire, plus à l’aise dans la seconde phase de son personnage que dans le rôle de la peau de vache du début, lui donne admirablement bien la réplique. Un gros travail de mise en scène pour suggérer cette paroi de l’incompréhension contre laquelle butent les protagonistes et une astucieuse alchimie des couleurs (accessoires, décor, vêtements), conjuguées à la puissance du texte font de ce spectacle une vraie réussite qui aurait largement mérité de figurer au palmarès. »

Article paru en avril 2009 lors du Festigay de Paris

 

Notes de mise en scène :

Premier mouvement : Le lieu : une scène nue, vide « un espace vide », un trou béant comme une plaie non cicatrisée. Tout commence par un rapport de force entre les deux personnages : une femme fatiguée pas très loin de la crise de nerf, ayant perdu toute foi et un homme plein d'espérance et de doutes. Des chuchotements persistants, dérangeants comme un rappel, surtout ne pas oublier.

Deux corps tendus dans un espace vide. Une femme complètement fermée et un homme qui désire s'ouvrir. C'est un combat, une joute verbale. Carole est enfermée dans une bulle presque hermétique : Elle marque des distances, une frontière physique qu'Alexandre n'ose franchir. Mais il trouvera la faille et elle ne pourra plus reculer. Le rapprochement est progressif et un premier contact physique a lieu.

Deuxième mouvement : Le lieu : une scène divisée en deux par des panneaux. Le décor : un lit et une chaise pour Alexandre, une table et une chaise pour Carole.

Univers minimaliste. Les comédiens répètent. Ils sont de nouveau séparés, chacun dans son monde, celui des deux personnages. Toujours ces chuchotements, ces voix qui veulent dire quelque chose, qui gênent, dérangent. Atmosphère étrange où vie personnelle et jeu se confondent. Dialogue à travers un panneau ; plus de contact physique ni visuel, ce qui permet à la parole de se libérer. Les mots peuvent enfin se dire comme dans un confessionnal. Deux douleurs s'expriment, deux points de vue s'opposent. Carole s'est enfin ouverte et Alexandre se révèle hermétique. Mais l'écoute est là et l'échange a lieu. La frontière tombera.

Troisième mouvement : Le Lieu : décor identique à celui du deuxième mouvement. C'est la fin de la répétition, l'aboutissement du spectacle et l'aboutissement de soi. C'est l'acceptation et le soulagement. Deux histoires se confondent. Le calme s'instaure, les voix se sont tues.

 

Le livre :

Le Bruit du Silence, Bruno Gallisa, Editions L'Harmattan, 2008, ISBN : 2296047068

“Mon village en Images !”, manifestation de photographies née de la volonté de valoriser les acteurs de la vie sociale en milieu rural, se déroule du 20 juin au 3 octobre 2009 dans le village de Lagrasse.


Des photographies, représentatives d’un aspect particulier du village, sont installées sur les murs de Lagrasse et constituent un parcours à travers le village.



Les artisans d’art, les métiers de la terre, les commercants et services, les scènes de vie et la culture symbolisent le dynamisme et la richesse des activités qui font vivre le village.



Dossier de Presse

Syndicat d'Initiative du Canton de Lagrasse

Maison du Patrimoine - 16 rue Paul Vergnes

11220 Lagrasse

Tél : 04 68 43 11 56


Je ne suis pas un musicien Cubiste, encore moins


Futuriste, et bien entendu pas Impressionniste.


Je suis un musicien sans étiquette.




Qui est Francis Poulenc ?


1899 : Naissance de Francis Poulenc, le 7 janvier. Son père Emile Poulenc, né en 1855, est un industriel d’origine aveyronnaise qui avec ses deux frères dirige une usine de produits chimiques. Sa mère Jenny Royer, est parisienne depuis plusieurs générations et est descendante d’une famille d’artisans.


1904 : Jenny installe le jeune Francis au piano et le fait travailler Mozart, Schubert et Chopin mais également l’« adorable mauvaise musique » que sont les romances à la mode.


1911-13 : L’oncle Papoum, (Marcel Royer, frère de Jenny) qui fréquente l’Opéra Comique, le boulevard et les concerts d’avant-garde, fait découvrir au jeune Francis Petrouchka et Le Sacre du Printemps. C’est une véritable révélation pour lui, et le compositeur demeurera toute sa vie durant un maître envers qui son admiration sera immense.


1914 : Son père exigeant qu’il fasse des études générales et ne se consacre pas exclusivement à la musique, Francis Poulenc ne fréquente pas le conservatoire ; rencontre avec Ricardo Viñes, professeur catalan introduit par Geneviève Sienkiewicz.


1914-17 : Viñes lui enseigne la musique de son temps, celle de Debussy, Stravinsky et Satie ; il l’introduit à Falla, Cocteau (1), Marcelle Meyer et Satie. Le jeune Poulenc fait la connaissance de Darius Milhaud.


1915 : Disparition de sa mère Jenny


1917 : Disparition de son père. Installation chez sa sœur Jeanne (1887-1974) et son mari, rue de Monceau. Grâce à son amie d’enfance Raymonde Linossier (1897-1930), Poulenc découvre le milieu intellectuel et littéraire parisien : premières visites régulières à la librairie d’Adrienne Monnier (La Maison des Amis des Livres), située au 7 rue de l’Odéon, lieu où il pourra faire connaissance avec Aragon, Breton, Eluard et Apollinaire. Ce dernier, qui aura une influence durable sur Poulenc, y lit ses propres poèmes, donne la première des Mamelles de Tirésias en juin, œuvre qui sera mise en musique par Poulenc à la fin des années 40.


Cahier n°1, Préface de Georges Prêtre, éditions Michel de Maule, collection Musique Essai, septembre 2008

Cahier n°2, Préface de Jean-Claude Casadesus, éditions Michel de Maule, collection Musique Essai, avril 2009, ISBN : 9782876232419

En vente ici



(1) Cocteau l’appellera « Poupoule »


Lire aussi : Francis Poulenc : dits et non-dits




Homosexualité(s) et Littérature

sous la direction de Benoît Pivert


Le chasseur abstrait éditeur, cahier de la RAL,M n°10, mars 2009, ISBN : 9782355540448, 25 €



Vient de paraître

Discours littéraire et scientifique fin-de-siècle

La discussion sur les homosexualités dans la revue du Dr Lacassagne
Les Archives d’anthropologie criminelle (1886-1914) : autour de Marc-André Raffalovich


Editions Orizons, 2008, collection “homosexualités”, ISBN : 978-2296038196



 

[...] les mots possèdent ce prodigieux pouvoir de rapprocher et de confronter ce qui, sans eux, resterait épars dans le temps des horloges et l'espace mesurable.
Claude Simon, Album d’un amateur,  Editions Remagen-Rolandseck, 1988, p. 31


Photographie de Cédric Genty – 2004


Lire c'est aller à la rencontre de quelque chose qui va exister.
Italo Calvino, Si par une nuit d'hiver un voyageur



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Des maisons d’éditions qui comptent
















"Qui sommes-nous, qu’est chacun de nous sinon une combinaison d’expériences, d’informations, de lectures, de rêveries ? Chaque vie est une encyclopédie, une bibliothèque, un inventaire d’objets, un échantillonnage de styles, où tout peut se mêler et se réorganiser de toutes les manières possibles."
(Italo Calvino, Leçons américaines)

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« Tu ne sauras jamais les efforts qu'il nous a fallu faire pour nous intéresser à là vie ; mais maintenant qu'elle nous intéresse, ce sera comme toute chose - passionnément. »
André Gide, Les Nourritures terrestres (1897)



« Tout est vrai, le temps d’un texte. »
Kirsty Gunn




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« Je crois aussi qu'on ne meurt pas avant d'en avoir secrètement, tenacement le désir. »
Tony Duvert


Le site de Lionel Labosse. Un regard altersexuel sur le monde.





C’est ainsi par exemple que l’on envoie les enfants à l’école, non pas dans l’intention qu’ils y apprennent quelque chose, mais afin qu’ils s’habituent à demeurer tranquillement assis et à observer ce qu’on leur ordonne, en sorte que par la suite ils pensent ne pas mettre réellement et sur le champ leurs idées à exécution.
KANT, Réflexions sur l’éducation

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