Mardi 17 juin 2008

Je ne suis pas sûr que l'appel permanent à la mémoire soutienne les objectifs de ceux qui font appel à elle.


Je reste bien évidemment convaincu des mérites de la mémoire ne serait-ce parce qu'elle permet de mettre en valeur, parfois, les « vaincus » de l'histoire. Le problème, c'est qu'elle est extrêmement sélective, simplificatrice voire manichéiste ; surtout, quand elle prend une dimension officielle.


Pourquoi une communauté a-t-elle besoin parfois d'oublier ? Quel sens prend alors l'invocation du devoir de mémoire ? L'oubli a ses raisons, bonnes ou mauvaises : les objurgations sont alors inefficaces.


Il y a 60 ans, au sortir de la guerre, les français n'avaient aucune difficulté à penser que la France entière avait été résistante. Besoin de cohésion nationale. 30 ans après, d'une manière tout aussi simpliste, toutes les institutions et tous les Français, à de rares exceptions, avaient collaboré. Et aujourd'hui ?


Le devoir de mémoire est utile à la condition qu'il sorte de l'ombre les faits oubliés ou pire, occultés. Il doit accepter les doutes, les incertitudes, ce qui revient à consentir qu'il puisse être parfois impopulaire. Il doit remplacer le blanc et noir, générateurs de haine et d'intolérance, par le grisé et les demi-teintes. Il doit apprendre à chacun à fuir ses illusions.


Vendredi 6 juin 2008

Une femme est-elle libre de pratiquer le sport de son choix ? Dans les pays occidentaux, cela ne prête guère à discussion : si les femmes s'investissent majoritairement dans les disciplines « gracieuses » et répugnent aux sports « virils », c'est que tel est leur choix.


A y regarder de près, pourtant, cette propension n'est qu'une construction sociale, qui réglemente les représentations et les pratiques « acceptables » du corps, et perpétue la division des rôles. Aux hommes le « faire », aux femmes le « plaire ».



Sur les terrains de sport, les femmes ne sont plus jugées comme inconvenantes ou incapables. […] Mais les pratiques sportives, comme on peut le constater à Sydney à l'occasion des Jeux olympiques, restent des territoires sexués.



[…] Les modes d'engagement sportif des hommes et des femmes traduisent […] la façon qu'ils ont d'investir l'espace et le monde. Les représentations « permises » dans le sport sont les mêmes que les métiers « autorisés » aux femmes. Montrer ou exercer sa force, se livrer à un combat, porter ou recevoir des coups, prendre des risques corporels sont autant d'attributs que les femmes semblent ne pas pouvoir faire leurs et qui appartiendraient donc, en propre, à la masculinité.


[…] En prêtant attention à ce que les femmes font, à ce qu'on montre d'elles, à ce qui est dit d'elles (et à ce qui n'est ni dit ni vu), on voit se dessiner des normes d'apparence corporelle : une prescription de féminité. Les femmes sportives posent (malgré elles) la question du corps et de la féminité conformes à la désirabilité sociale.


[…] Si les femmes représentent en France 30 % des sportifs de haut niveau, elles ne sont plus que 10 % des athlètes cités dans les médias. Pour se frayer un chemin dans les pages des magazines, les sportives doivent impérativement gagner.


[…] Ecoutons les journalistes sportifs : l'homme est décrit dans ce qu'il fait ; lorsqu'il s'agit de la femme, impossible d'échapper à une appréciation esthétique. Lorsque la sportive paraît, cherchez la femme : « La toujours belle et toujours aussi rapide Florence Griffith Joyner », ou l'alpiniste Catherine Destivelle, qui, « tranquillement redoutable derrière son joli sourire, arrive toujours au sommet ». L'Equipe magazine (6 novembre 1987) n'avait pas hésité à opposer, sur la question de la « féminité », la cycliste Jeannie Longo à Muriel Hermine (natation synchronisée). En légendant une photographie de cette dernière (« belle et féminine »), le journaliste indiquait : « La faute à qui si Longo rime avec macho et Hermine avec féminine ? » L'une était conforme au référent normatif de la « féminité », l'autre non.


[…] Sous le maillot, comme sous ces propos […], c'est bien LA femme que l'on cherche... et que l'on exige. Les sportives des pays de l'Est n'étaient-elles pas décrites, à la fin des années 80, comme des « erreurs de la nature » et des « monstres (Dossier « La fin des emmerdeuses », L'Equipe Magazine, 10 septembre 1989) » ? Le sport se pose à la fois en conservatoire d'une excellence féminine stéréotypée et en conservatoire des vertus viriles. La diversité des morphologies appartient à des concevables masculins ; on imagine mal qu'un sauteur en hauteur puisse avoir la même corpulence qu'un lanceur de poids. Mais on voudrait des sportives qu'elles soient toutes semblables, minces et longilignes, comme si, pour elles, l'efficacité gestuelle et technique pouvait être indépendante des capacités physiques et des pré-requis morphologiques.


A bien regarder les marginalités tolérées et celles qui ne le sont pas, deux terrains d'expression de la virilité se dégagent : l'un fait de connaissances et de savoir-faire, l'autre, plus « personnel », fait d'usages et d'images du corps - l'un et l'autre caractérisant l'homme dans son rapport aux autres, aux objets, au monde extérieur. Les femmes peuvent, sans trop déroger, s'approprier certaines prérogatives du premier (voir la reconnaissance de Florence Arthaud, Michèle Mouton, Catherine Destivelle), mais elles violent un tabou quand elles s'arrogent certains aspects du second (boxeuses, lutteuses, joueuses de rugby demeurent invisibles dans les médias).


[…] Les « affaires » de doute quant au sexe réel des athlètes sont anciennes. Dans la première moitié du XXe siècle, il est commun de penser que le sport virilise les femmes. Ce « trop de virilité » amènera à la mise en place du test de féminité comme à la suspicion de la prise d'hormones mâles par les sportives dans les années 60. Au fil du temps, les morphotypes des sportives se sont, de fait, rapprochés de ceux des sportifs : gestuels et efficacité technique se ressemblent, tout comme les corps, dans leur apparence comme au plan fonctionnel. Le physique avantageux des sportives, du fait de la nature, de l'entraînement ou de l'absorption d'androgènes, est indistinctement rapporté à ce procès récurrent. Leur virilisation « naturelle » ou « artificielle » et la suspicion quant à leur féminité se confondent durablement dans l'histoire. Comme on a pu le remarquer avec Amélie Mauresmo, l'homosexualité (déclarée ou présumée) amène à ce même procès : sont-elles de vraies femmes ?


[…] A travers cette représentation des corps, le sport devient le lieu où se joue l'imaginaire de l'Autre. Une masculinité et une féminité dessinées par leurs différences les plus accusées s'y expriment et s'y mettent en scène. Le sport veut et forge des femmes idéales, belles pour (le) séduire, de même que des hommes idéalement virils, c'est-à-dire forts ou courageux pour (la) conquérir. Les pratiques, les images et les discours du sport ont ce point commun : c'est l'image qu'elle donne à voir d'elle-même qui fait la femme, comme c'est l'action qui fait l'homme. [...]


Catherine Louveau (*)


■ in « Femmes sportives, corps désirables », Le Monde Diplomatique (Extraits), octobre 2000


* Sociologue du sport, professeure à l'université Paris-X I-Orsay. Coauteure avec Annick Davisse de Sports, école, société : la différence des sexes, préface de Geneviève Fraisse, Editions L'Harmattan, 1998



Lire aussi :

L'homosexualité est davantage assumée par les sportives de haut niveau que par les hommes

Homos footballeurs, la grande omerta par Solen Cherrier

Lundi 26 mai 2008

Les années 80 ont consacré la prééminence de l'image. Images de soi, images médiatisées, images de l'homosexualité, images de l'homme. Les intellectuels ont eu, alors, peur du règne de l'image.



Les images de la publicité ont tellement magnifié le corps masculin qu'elles ont brouillé les codes. L'homme-objet utilisé dans la publicité a relativisé le concept de femme-objet.


Le look et l'apparence imposent-ils une morale ? S'offrent-ils à notre libre-arbitre ? Si on utilise l'image de l'athlète, du sportif, du corps masculin magnifié dans ses muscles, n'est-ce pas une façon – aussi – de magnifier le machisme ? Ou est-ce simplement la recherche d'une émotion esthétique ?


Si l'on considère la publicité comme l'art des XXe/XXIe siècles, alors Léonard de Vinci ferait-il, aujourd'hui, des spots de pub ou des clips vidéo ?


Samedi 24 mai 2008

Danger pour les LGBT.


Deux chercheurs partisans de « thérapies » de l’homosexualité et du transsexualisme superviseront la 5e révision du DSM, le manuel de diagnostic des troubles mentaux utilisé dans le monde entier. Une annonce qui suscite la colère et l'inquiétude au sein des organisations LGBT.


Lire l'article de Marie-Noëlle Baechler : Révision du DSM, une mobilisation de toutes les personnes atypiques est indispensable !


Samedi 17 mai 2008

Dire « pédé », « enculé »… rappelle la hiérarchie des sexualités, et renvoie l’homosexuel à sa place.


Celui qui profère ces mots fait entendre que l’homosexuel ne peut pas partager son univers. Que l’homosexuel ne peut avoir les mêmes droits. C’est ce que clame haut et fort l’insulte. L’exclusion.


« Pédé », « enculé »… ne sont pas que des mots. Car ces mots véhiculent une histoire. Celle de la persécution, de la justification théologique, psychanalytique, psychiatrique. La justification de la mort même des gays et des lesbiennes.


On commence à percevoir maintenant l’homophobie comme un discours de haine alors qu’auparavant elle était nécessaire, indispensable dans l’éducation, particulièrement dans celle des garçons : « être un homme c’est surtout ne pas être une femme, ne pas être un pédé ». Cela fait encore partie de l’éducation de l’homme, du masculin.


Il y a une tyrannie du silence. Les hétérosexuels qui vont chaque jour à leur travail restent hétérosexuels, ils n’y pensent pas, ils sont simplement normaux, ils n’ont pas comme on dit d’« orientation sexuelle » ; seuls les gays et les lesbiennes en ont une. Quand les hétérosexuels sont sur leur lieu de travail, ils parlent de leur mari, de leur femme, ils ont une alliance au doigt… ils s’identifient constamment en tant qu’hétérosexuels par de petits mots codés dont ils n’ont même pas conscience.


Les homosexuels font ce qu’ils veulent dans leur vie privée mais ils ne peuvent se manifester en tant que tel : on tolère leur homosexualité sous condition que cette homosexualité ne soit pas dans l’espace public.


L’homophobie ne serait-elle pas aujourd’hui la peur de l’équivalence entre homosexualité et hétérosexualité ?


Samedi 17 mai 2008

Nicolas Sarkozy a jusque-là dit « non » à la reconnaissance par la France de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, célébrée chaque année le 17 mai dans plus de 50 pays.


Celle-ci est pourtant reconnue par le Parlement européen, la Belgique, le Royaume-Uni, le Mexique, le Costa-Rica…



Nicolas Sarkozy disait non encore à une résolution qui permettrait, si la France la soutenait à l’ONU, d’obtenir la dépénalisation universelle de l’homosexualité. Cette proposition était pourtant soutenue par de nombreuses personnalités à travers le monde, plusieurs prix Nobel, intellectuels, artistes, personnalités politiques de renom.

Source de cet article : http://www.gaymag.fr/?p=310



Dernière information : La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, qui a reçu des associations luttant contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle, a déclaré qu'elle avait présenté "le principe d'une initiative européenne appelant à la dépénalisation universelle de l'homosexualité, qui serait portée devant l'Assemblée Générale des Nations unies" durant la présidence française de l'UE, au second semestre 2008.


« Évidemment, cette reconnaissance officielle n'est pas une fin en soi; c'est au contraire un début, un levier, un outil. Il faudra donc travailler pour qu'elle s'avère aussi bénéfique que possible. Et plus encore pour ce qui est de la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Les mécanismes de l'ONU sont si lourds et si complexes que ce travail demandera forcément beaucoup de temps et d'énergie. »

Louis-George Tin


Samedi 19 avril 2008

Cruising, film de William Friedkin devrait être repris sur les écrans…



Accompagné en 1980, d'une odeur de soufre, Cruising, rebaptisé en France La chasse, est un thriller ni bon, ni mauvais qui ne méritait pas le tapage qui a été fait lors de sa sortie.


Le scénario est banal. Un policier est lancé comme appât pour débusquer un tueur de pédés. Pas n'importe quels pédés, des cuirs, ceux qui dérangent le plus et sont fantasmes comme les pires créatures, victimes et bourreaux.


A l'heure où les homosexuels demandent le mariage, il est vrai que ce film ne montre pas n'importe quelle homosexualité. Demander le mariage, même si l'ensemble de la société ne l'accepte pas, est un droit que cette dernière accepte d'entendre car elle donne à l'homosexualité une image acceptable, celle de bons pédés : ce qui est loin d'être le cas des homosexuels montrés dans Cruising, assimilables, je le crains, encore aujourd'hui, à des pervers détraqués aux frontières du pathologique. Comme si le salut tenait à l'image !


Grave est ce racisme anti-cuir qui conforte plus d'un homo ou hétéro. Comme s'il y avait la bonne et la mauvaise sexualité.


Se posera-t-on un jour la question de savoir pourquoi le monde du cuir et son code gêne tant ? La réponse est peut-être dans ce coin secret de notre pensée que nous ne voulons pas admettre.


Lundi 7 avril 2008

« Il faut être infiniment sot ou infiniment ignorant pour oser avoir un avis sur les problèmes que la politique pose. »


Paul Valéry


■ in Regards sur le monde actuel, Librairie Stock, 1931, page 28 du fichier PDF en lien


A n'oser qu'à mesure de ce que l'on sait, on s'exile hors du monde. Aussi bien, les problèmes politiques ne diffèrent-ils pas foncièrement de ceux que chacun de nous est appelé à résoudre dans son petit cercle. Avoir un avis n'est pas une sottise, mais seulement un risque ; n'en point avoir, c'est un danger plus grand : danger de donner licence de nous gouverner à de doctes pilotes, sous prétexte qu'ils connaissent la manoeuvre. Ils gouvernent, c'est entendu, mais pour nous diriger où ?


Samedi 10 novembre 2007

Aujourd'hui, le fait homosexuel irradie les émissions de télévision ; l'homosexualité y est présente au même titre que d'autres éléments, qui font partie du paysage social.



En en une génération, c'est l'image de l'homosexuel, à la télévision, au cinéma, etc., qui a été complètement modifiée. On a, me semble-t-il, dépassé le problème de savoir si l'homosexuel est bien ou mal représenté : il est présent.


Cette banalisation, au bon sens du terme, de l'homosexuel, dans le paysage amoureux, intervenant de la même manière (comique, dramatique, tragi-comique, ordinaire, frustrée, etc.) que l'hétérosexualité, est le signe d'un changement de la société.


Je me réjouis de la fin du temps où les homos ne voulaient faire connaître de l'homosexualité qu'une facette belle, pure, ce qui n'était qu'une négation de la réalité humaine.


Jeudi 1 novembre 2007

Les homosexuels continuent d'être marginalisés. Au mois de décembre 2001, Cui Zi'en, professeur à l'Institut de cinéma de Pékin (où on lui a retiré la majorité de ses classes), organisait un festival de cinéma gay, interdit par le gouvernement après un week-end. Quelques mois auparavant, les autorités médicales avaient bien déclaré que l'homosexualité n'était plus un « désordre mental » - mais le tabou et les représailles subsistent. Même dans les cercles underground, seuls les cinéastes réputés hétérosexuels osent aborder le sujet : Zhang Yuan avec Côté cour, côté jardin (1996), Liu Bingjian avec Le Protégé de Mme Qing (1999) - dont Cui Zi' a écrit le scénario et où il tient un des rôles principaux - et Li Yu, jeune réalisatrice venant du documentaire, avec Fish and Elephant (2001), le premier long-métrage lesbien, qui, tourné en 16 mm avec des amateurs, est interdit en Chine mais est passé dans plus de soixante-dix festivals.


Bérénice Reynaud *


■ in Entre commerce et création : Nouvelles Chines, nouveaux cinémas, Le Monde Diplomatique (extrait), février 2003


* Enseigne le cinéma au California Institute of the Arts. Auteure de Nouvelles Chines, nouveaux cinémas, Editions Cahiers du cinéma, Paris, 1999



Lire aussi : L'homosexualité dans la Chine ancienne par Robert Van Gulik – L'homosexualité en Chine


 

Texte Libre



Texte Libre 1

 

[...] les mots possèdent ce prodigieux pouvoir de rapprocher et de confronter ce qui, sans eux, resterait épars dans le temps des horloges et l'espace mesurable.
Claude Simon, Album d’un amateur,  Editions Remagen-Rolandseck, 1988, p. 31

 

Photographie de Cédric Genty – 2004


Lire c'est aller à la rencontre de quelque chose qui va exister.
Italo Calvino, Si par une nuit d'hiver un voyageur



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"Qui sommes-nous, qu’est chacun de nous sinon une combinaison d’expériences, d’informations, de lectures, de rêveries ? Chaque vie est une encyclopédie, une bibliothèque, un inventaire d’objets, un échantillonnage de styles, où tout peut se mêler et se réorganiser de toutes les manières possibles."
(Italo Calvino, Leçons américaines)

 

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« Tu ne sauras jamais les efforts qu'il nous a fallu faire pour nous intéresser à là vie ; mais maintenant qu'elle nous intéresse, ce sera comme toute chose - passionnément. »
André Gide, Les Nourritures terrestres (1897)

 

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« Tout est vrai, le temps d’un texte. »
Kirsty Gunn

 

 

 

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« Je crois aussi qu'on ne meurt pas avant d'en avoir secrètement, tenacement le désir. »
Tony Duvert

 

Le site de Lionel Labosse. Un regard altersexuel sur le monde.

 

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C’est ainsi par exemple que l’on envoie les enfants à l’école, non pas dans l’intention qu’ils y apprennent quelque chose, mais afin qu’ils s’habituent à demeurer tranquillement assis et à observer ce qu’on leur ordonne, en sorte que par la suite ils pensent ne pas mettre réellement et sur le champ leurs idées à exécution.
KANT, Réflexions sur l’éducation

 

 


 

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