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Beefcake, un film de Thom Fitzgerald (1999)

Publié le par Jean-Yves Alt

Ce film fait le portrait du fondateur de l'Athletic Model Guild, et amateur de beaux garçons vigoureux, Bob Mizer. Au travers d’un film hybride, entre fiction et documentaire (en utilisant des images d’archives), Thom Fitzgerald rend un hommage sulfureux aux «magazines de muscles» des années 40/50. Il réussit un collage sexy, drôle et d'un autre temps, acclamé aux Festivals Gays et Lesbiens de Londres et de San Francisco.

Beefcake replace Bob Mizer dans le contexte des années 40/50. On plonge au cœur de la vie du photographe à travers le récit (fictif) d'un beau jeune homme qui quitte sa Nouvelle-Écosse natale pour devenir modèle de Mizer à Los Angeles. Le garçon raconte l'ascension puis la déchéance du maître, accusé d'entretenir un réseau de prostitution et traîné devant des tribunaux de moins en moins complaisants.

MON COMMENTAIRE : À cette époque, les photographes pouvaient photographier en toute impunité des corps d'hommes beaux et musclés, images et expression abstraite de la beauté masculine. Mais, de leur côté, les éditeurs des magazines de culture physique pouvaient être poursuivis et arrêtés pour pornographie. Vingt ans avant le procès de Larry Flint, tout était question de dosage dans cette « nebulous interpretation of art ». Le film commence par des entretiens avec d'anciens modèles. L'un d'eux explique que la plupart des modèles ne soupçonnèrent jamais qu'il pût y avoir la moindre note d'érotisme gay dans leurs séances de pose. Ils pensaient donner à la jeunesse un modèle de santé et de force physique.

Le film mêle un noir et blanc très théâtral et des images acidulées dans le style du magazine « The athletic model guild ». Le passé est évoqué sur un mode hallucinatoire, à tel point qu'on ne sait plus très bien où se situe la limite entre l'érotisme et les fantasmes du jeune homme. Pour Thom Fitzgerald, cette absence de frontière est au cœur même du personnage de Mizer. Pas plus homosexuel qu'amateur de beauté masculine, Mizer devient la métaphore d'une culture qui s'éveille à sa sexualité sans vraiment savoir qu'en faire.

Quel jugement porter sur Bob Mizer ? Photographe de génie pour les uns, pape de la pornographie pour les autres, le personnage ne laisse pas indifférent.


Bibliographie : Beefcake, (ouvrage en anglais, en français, en allemand), de F. Valentine Hooven, Éditeur : Taschen, 2002, Collection : HORS COLLECTION, ISBN : 3822819808

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Son frère, un film réalisé par Patrice Chéreau (2002)

Publié le par Jean-Yves Alt

À Paris, Thomas est atteint d'une maladie incurable qui détruit ses plaquettes sanguines. Celle-ci astreint le patient à un régime sévère. Un soir, il passe affolé chez son frère Luc, qu'il a perdu de vue, pour lui confier la gravité des symptômes. Poussés à bout par la progression de la maladie, les deux hommes vont enfin se livrer à eux-mêmes. Pour la première fois, Thomas semble éprouver de l'intérêt pour la vie privée de Luc, homosexuel. Claire, la petite amie de Thomas, prend progressivement ses distances vis-à-vis de ce dernier. Les deux frères finissent par passer l'essentiel de leur temps ensemble et se remémorent des souvenirs de leur enfance, alors que la maladie ronge.

MON COMMENTAIRE : un film plus apaisant que ce qui a été dit.

Dense, bouleversant, mais aussi apaisant ce sont les mots qui me viennent à propos de ce film déjà diffusé sur ARTE. Cette chronique d'une mort annoncée, où deux frères tentent de se retrouver, creuse encore les thèmes chers à Patrice Chéreau : le corps, l'intime, et les liens...

Certains critiques ont qualifié ce film de difficilement soutenable ou tout au moins de dur. Pour ma part, je ne partage pas ce sentiment : je suis sorti de ce film calme et apaisé. Sans doute que la dureté vue par certains dans ce film est due au sujet (la maladie) et aussi parce que cette maladie occupe une grande place dans le film. Il y a pourtant une douceur, une sérénité que j’ai ressenti dans cette histoire : j’ai été touché par la relation entre les deux frères. Un «programme» est donné au début du film : Thomas demande tout simplement de l’aide à son frère Luc et ce dernier accepte. À la fin du film, ce programme est réalisé. Luc permet à son frère de continuer à vivre... même si Thomas disparaît en choisissant de mourir. Le film parle certes de maladie mais aussi de fraternité. Chacun s’est acquitté de son programme. Personne ne s’est dédit. Chaque personne est allée jusqu’au bout, de son propre gré, comme cela avait été décidé. Dans la réalité, ce n’est pas toujours le cas, et c’est cela qui fait de ce film une histoire apaisée au sens où il y a une belle «transmission» entre les personnes.

Il y une scène particulièrement violente et émouvante dans la chambre d’hôpital quand le père demande pourquoi ce n’est pas Luc, qui est tombé malade. Dans cette scène, on voit toute la réalité d’une famille : le père a sans doute un peu raison, même si l’expression est maladroite car il sent que le frère cadet aurait été plus fort face à cette maladie. Cela n’a rien à voir, pour moi, avec le fait que Luc soit homosexuel. Il y a aussi les histoires du vieil homme (Maurice Garrel) sur le banc… comme l'appel d'une conscience. «Parler peu mais parler bien », dit-on. Une expression qui convient à «Son frère», dont le narrateur dans le roman de Philippe Besson affirme : «Je raconte la vérité pour la première fois, je suis dans le réel. J’ignorais que les mots pouvaient dire le réel.»


PATRICE CHEREAU : le réalisateur

Patrice Chéreau est très tôt animateur de troupes, d'abord à Sartrouville de 1966 à 1969, puis, de 1971 à 1977, au Théâtre National Populaire de Lyon-Villeurbanne, qu'il co-dirige avec Roger Planchon et Robert Gilbert, tout en travaillant beaucoup au même moment pour le Piccolo Teatro de Milan. À partir de 1982, et durant huit ans, il va laisser sa marque sur le Théâtre des Amandiers de Nanterre, dont il devient le directeur.

Son premier film, La Chair de l'orchidée, adapte librement un roman de James Hadley Chase et offre de beaux rôles à Charlotte Rampling, Edwige Feuillere, Simone Signoret et Alida Valli, tout en recréant un univers fantasmagorique où règnent la folie et la mort. Suivent Judith Therpauve, avec Simone Signoret, puis L' Homme blessé, qui révèle Jean-Hugues Anglade.

La Reine Margot, super-production à la française, est présenté au Festival de Cannes 1994, où il remporte le Prix du jury et le Prix d'interprétation féminine pour Virna Lisi. Quatre ans plus tard, Chéreau retourne à Cannes avec Ceux qui m'aiment prendront le train, tragi-comédie autour d'un enterrement à Limoges.

En 2001, il surprend avec Intimité. Cette adaptation du roman de Hanif Kureishi choque par ses scènes de sexe non simulées entre les deux interprètes principaux, Kerry Fox et Mark Rylance. Le film décroche l'Ours d'Or au Festival de Berlin, alors que Kerry Fox se voit décerner le prix d'interprétation.

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On est forcément très gentil quand on est très costaud, Dag Johan Haugerud

Publié le par Jean-Yves Alt

« Jamais je ne parviendrai à raconter mon histoire, (...) de toute manière, je n'ai aucune espèce d'histoire à raconter. »

On est forcément très gentil quand on est très costaud (le titre reprend en citation une phrase tirée d'un roman jeunesse d'Astrid Lindgren Fifi Brindacier et allusion directe et ironique à l'univers de cette fillette qui incarne une volonté et un dynamisme joyeux, tout le contraire du narrateur de D. J. Haugerud) est un roman introspectif qui explore les relations des enfants avec leur mère, la persistance des liens familiaux, le désir d'un corps que l'on n'ose pas toucher. C'est un roman de la solitude et de la désillusion. Dag Johan Haugerud possède un vrai talent (sans oublier celui du traducteur, Jean-Baptiste Coursaud) à pointer ces banalités qui me bouleversent et me tourmentent, dans une langue d’une belle simplicité.

Le narrateur, un jeune homme est seul. Sa sœur ne l'a pas explicitement invité pour Noël, et sa mère, toujours en vadrouille entre le domicile de sa fille au Nord et celui de son fils, s'est encore trompée de correspondance et se retrouve coincée dans une gare improbable d'où aucun train ne repart. Alors qu'il attend un coup de fil de sa mère, il est aussi censé partir faire un tour en voiture avec un homme qui lui a parlé au nouvel an :

Refuser l'invitation de cet homme ? « Cela signifierait alors que je déclinerais la seule chance qui m'ait été donnée depuis très longtemps de faire quelque chose de ma vie. C'est-à-dire "prendre une décision". C'est à cet inconnu qu'il confiera spontanément que sa vie "n'a été qu'une seule et même suite de déceptions". »

Pourquoi hésite-t-il tant ? Quel est ce trouble ? Jusqu'où remonte-t-il, dans son histoire personnelle, dans ses rapports avec sa famille ? Pourquoi tant de vide dans son existence ? Cette dernière question nous est brutalement renvoyée par la terrible remarque de son oncle : « Nous faisons des enfants à notre image. Ils deviennent comme nous. Inaptes à l'existence. »

EXTRAIT : (page 59)

« Pas étonnant au demeurant que mon oncle soit resté silencieux sur le chemin du retour, après l'enterrement. Après que ma sœur a éteint la radio, aucun son, aucun bruit ne sort de sa bouche. Et quand ma mère se met à parier de grand-mère, il prend une expression bizarre, penche la tête contre la vitre. Je le regarde. Je me demande s'il est soulagé, ou bien s'il est triste. Impossible de le deviner. Il remarque que je l'observe, se tourne pour me sourire. C'est le sourire de quelqu'un de préoccupé, mais qui essaie malgré tout d'être présent. Il ne sait pas, à ce moment-là, qu'il peut me parler, me dire les choses telles qu'elles sont, car bien que les mots susceptibles de l'aider ne me viennent pas, je sais en tout état de cause que quelque chose ne va pas, et c'est déjà un début. Mais de toute manière, je n'ai même pas ces mots-là pour le lui expliquer. Tant et si bien que nous restons là, sur la banquette arrière, retranchés dans un malentendu silencieux.

Aujourd'hui, j'aurais pu trouver les mots justes, briser la glace, expliquer que contrairement aux autres, son monde ne m'était pas étranger, que j'avais vu qu'il allait mal et que déjà, à cette époque, pendant que ma sœur le tarabustait comme quoi il devait se marier et être heureux, j'avais compris qu'il cherchait ses mots pour lui expliquer qu'il existe d'autres manières d'être heureux. »

Pris en sandwich entre sa mère et sa sœur plutôt dynamiques, ou du moins vivantes (la seconde a quand même abandonné ses rêves de jeunesse pour devenir une mère de famille banale) le narrateur prend conscience de sa singularité : « Et moi qui ai toujours considéré ma vie comme tout à fait ordinaire, je suis incapable de comprendre qu'elle n'est pas ordinaire du tout, puisque les gens font des projets, font des choses, alors que moi, je ne fais rien, strictement rien. » Voilà six mois qu'il ne va plus travailler, et il ne va pas bien, sans en connaître la raison. N'ayant plus rien à perdre, il s'empare d'un bloc-notes et écrit ses souvenirs.

Le roman couvre trois périodes :

■ ce mois de janvier où l'auteur finit par s'asseoir à sa table pour faire la liste des choses qu'il doit modifier, et la seule chose qu'il parvient à écrire dans un premier temps est : « Je ne vais pas bien ».

■ la seconde période va d'octobre à janvier (flash-back)

■ la dernière reprend les souvenirs du narrateur, lorsqu'il vivait chez sa mère, d'abord avec sa sœur puis sans elle.

L'épanouissement final du narrateur - cet éveil partiel à la vie, grâce à l’écriture - le libère des occasions où il a oublié de vivre, prisonnier de son fiasco personnel, de son imbroglio familial. Les tourments, les sentiments de culpabilité, d'infériorité vont diminuer peu à peu.

J’ai beaucoup aimé cette mélancolie tout au long de ce roman, sans doute parce que je m’y retrouve en partie. Mélancolie souvent présente dans les romans scandinaves : serait-ce dû au manque de soleil caractéristique de ces régions ? Il y fait souvent nuit à 3 heures de l’après-midi !

L'auteur : Comme de nombreux écrivains scandinaves, Dag Johan Haugerud, né en Norvège en 1964, ne s’adonne pas seulement à la littérature. Il est aussi cinéaste, et c’est peut-être davantage par ses courts-métrages qu’il s’est fait connaître du grand public. Notamment avec Fancine, réalisé en super 8 et diffusé en présentation de American Beauty, à sa sortie. Le court-métrage incitait à une réflexion sur le rapport aux images, thème que l’on retrouve dans « On est forcément très gentil quand on est très costaud ».

■ On est forcément très gentil quand on est très costaud, Dag Johan Haugerud, Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, Éditions Gaïa, Collection : Taille unique, 2004, ISBN : 2847200541


Lire la chronique de Lionel Labosse sur ce livre sur son site altersexualite.com

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Chaque musée a ses objets inclassables...

Publié le par Jean-Yves Alt

Celui d'Art sacré de Saint-Mihiel dans la Meuse compte une étonnante figure de saint Pierre. Faite de cire et d'étoffe, elle se rattache à une production originale et typiquement lorraine : les cires habillées nancéiennes.

Le reniement de Saint Pierre, œuvre anonyme datée du milieu du XVIIIe siècle, Figurine de 80 cm de haut en cire

Ces tableautins en relief connaissent une grande vogue pendant tout le XVIIIe siècle. Cette production de qualité particulièrement soignée est réservée à une clientèle aristocratique ou bourgeoise. Elle annonce l'engouement du grand public pour les techniques illusionnistes qui donneront lieu à des collections de personnages de cire, à partir de la fin du XVIIIe siècle, visibles aujourd'hui au musée Grévin et chez Madame Tussaud à Londres ou Amsterdam.

Cette œuvre baroque, aux confins de la statuaire, vient clore, dans la dernière salle du musée, toute la déclinaison des modes de représentation des figures. Elle se situe d'ailleurs à l'opposé de la statuaire hiératique et des transcriptions symboliques ou conventionnelles de la figure humaine que nous livre le Moyen Âge. Par l'utilisation de la cire, elle témoigne d'une volonté de rendre avec le plus grand réalisme la vivante humanité de ce saint personnage et de tenter de percer sa vérité intérieure.

Saint Pierre est représenté dans son humble condition de mortel. Presque chauve, le visage émacié, le corps affaibli par les ans, il a les traits d'un vieillard. Rien ne permet de l'identifier hormis la présence de ses attributs caractéristiques : le coq, qui chante trois fois afin que Pierre prenne conscience du reniement, ce qui réalise la prédiction du Christ, et les clés du royaume des cieux, traditionnellement attachées au pouvoir de remettre les péchés.

Dans cette composition largement inspirée d'un tableau de Jean Restout, peintre du XVIIIe siècle contemporain de l'œuvre, l'artiste décrit à merveille toute la complexité des sentiments qu'éprouve le premier apôtre implorant le pardon du Christ. Par la vérité saisissante du regard et des traits, il vise à faire éprouver au spectateur lui-même cette sensibilité mystique par l'effet d'une étrange empathie.

La cire témoigne d'une volonté de réalisme : ce tableautin baroque rend parfaitement l'humanité du personnage, sa vérité intérieure.

Photographies présentées : 2 détails du tableau.

Musée Départemental d'Art Sacré

rue du Palais de Justice 55300 Saint-Mihiel Téléphone : 03 29 89 06 47

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Homosexualité [Dix clés pour comprendre Vingt textes à découvrir] de Bruno Perreau

Publié le par Jean-Yves Alt

« Ce qui pose problème n'est pas le désir homosexuel, c'est la peur de l'homosexualité ; il faut expliquer pourquoi le mot seul déclenche les fuites et les haines. »

Guy Hocquenghem, Le désir homosexuel, 1972.

L'homosexualité est-elle un choix ou une réalité qui s'impose à soi ? Pourquoi est-il parfois difficile d'en parler, en famille, à l'école, en société ? Comment l'homosexualité est-elle perçue depuis l'Antiquité grecque ? L'homophobie est-elle inéluctable ? Quels sont les droits des homosexuels aujourd'hui ?

Les questions sont concrètes, directes, sans tabou. Les réponses sont illustrées par vingt textes de philosophes, hommes politiques et écrivains célèbres qui argumentent, rêvent, fustigent ou s'émeuvent. Un ouvrage à lire absolument.

L’auteur : Bruno Perreau : Maître de conférences à Sciences-Po Paris, Bruno Perreau a spécialisé ses recherches dans l'histoire politique de l'homosexualité et les thèmes de l'adoption et de la filiation.

■ Homosexualité [Dix clés pour comprendre Vingt textes à découvrir] de Bruno Perreau, Éditions J'ai Lu, Collection : Librio Document n°690, avril 2005, ISBN : 2290341363, 2€

Table des matières

- Préface par Jack Lang

- Chapitre 1. L'homosexualité en questions

James Baldwin, La Chambre de Giovanni

Jean-Paul Sartre, L'Être et le Néant

Nina Bouraoui, La Vie heureuse

- Chapitre 2. L'« invention » de l'homosexualité

Platon, Le Banquet

Pontus de Tyard, Élégie d'une dame énamourée d'une autre dame

Michel Foucault, Histoire de la sexualité : la volonté de savoir

- Chapitre 3. Une brève histoire de l'homophobie

Jeremy Bentham, Essai sur la pédérastie

Heinrich Himmler, Discours de Bad Tölz

- Chapitre 4. La santé : un enjeu politique

Sigmund Freud, Trois Essais sur la théorie sexuelle

Hervé Guibert, A l'ami qui ne ma pas sauvé la vie

- Chapitre 5. Famille et homosexualité

Stéphane Riethauser, A visage découvert

Christophe Honoré, Je ne suis pas une fille à papa

- Chapitre 6. L'enfer, c'est l'école ?

Michel Dorais, Mort ou fif

- Chapitre 7. Le bonheur dans la communauté ?

Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe

Tout ! journal du groupe Vive la Révolution n°12

- Chapitre 8. Les droits des homosexuel/les

Robert Badinter, intervention à l'Assemblée nationale

Manifeste pour l'égalité des droits

- Chapitre 9. Être homosexuel/le aujourd'hui

Monique Wittig, « La pensée straight »

- Chapitre 10. Figures et symboles des cultures homosexuelles

Renée Vivien, Sapho

Jean Genet, Notre-Dame-des- Fleurs

- Annexes

Glossaire : Le vocabulaire de l'homosexualité

Sélection bibliographique

Contacts utiles

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