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Recherche pour “ jacques de langlade”

Jacques-Louis David et ses portraits de l'Empereur

Publié le par Jean-Yves Alt

Dans le tableau peint par Jacques-Louis David en 1800/1801 "Napoléon à l'assaut des Alpes sur son cheval", la pose n'a rien de crédible : cette figure épique fut même critiquée pour son irréalisme. En fait, à travers cette huile sur toile conservée au Musée national des Châteaux de Malmaison, le peintre rappelle sa double allégeance à l'Antiquité - créatrice du portrait équestre - et à Bonaparte, à qui il restera fidèle jusqu'à ses derniers jours.

Le contraste est total avec ce portrait de l'Empereur dans son cabinet de travail aux Tuileries peint une dizaine d'années plus tard et conservé à la National Gallery of Art de Washington. Dans ce tableau, David semble inventer le portrait officiel moderne. Le souverain n'est plus un dieu antique, mais un homme, saisi à son bureau, qui a passé la nuit à travailler.

Ce tableau est à rapprocher du portrait photographique du président François Mitterrand devant sa bibliothèque, réalisé par Gisèle Freund.

Cette rupture radicale entre les deux tableaux de David suggère une nouvelle position de l'artiste face au pouvoir : quelqu'un qui s'éloigne de l'Histoire pour se rapprocher encore plus de la peinture.

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L'adieu nocturne, Georges Imann (1926)

Publié le par Jean-Yves Alt

« L'adieu nocturne » est écrit sous forme d'un journal : celui de Robert Praloux étudiant et précepteur de Jacques Hersent, fils d'un ingénieur des travaux publics. Parce que son père est souvent parti sur les chantiers et que sa mère est fréquemment absente, l'adolescent se prend d'affection pour son maître.

Le père ne souhaite pas que son fils soit sous le joug d'une éducation contraignante. Ses consignes montrent qu'il refuse une instruction qui étouffe :

« — Et maintenant, monsieur Praloux, que ces petits détails sont réglés, laissez-moi vous souhaiter la bienvenue et aborder un sujet qui m'occupe plus encore que le baccalauréat de mon fils. Je vous ai dit tantôt que, dans mon esprit, l'aide intellectuelle que vous aurez à fournir à mon petit Jacques s'applique à sa préparation universitaire. […] Mais il y a plus. Je vous confie Jacques, non seulement comme un élève, mais comme un disciple, ou, si vous préférez (je vois que le mot vous a fait rougir) comme un jeune frère. Voilà pourquoi j'ai tenu à ce que ce maître fût à peine un aîné pour Jacques. Vous avez vingt-trois ans, il en aura seize au mois d'avril, c'est un écart suffisant pour créer entre vous des droits et des devoirs réciproques, tout en écartant beaucoup d'obstacles à la confiance que votre rôle sera d'éveiller en lui. […] Ce que je réclame de vous, Praloux, […] c'est avant tout une bonne, une salutaire, une apaisante influence sur lui. Ce pauvre enfant […] est parvenu à l'âge ingrat où l'être se replie sur lui-même, se dérobe et souffre silencieusement. Durant ces derniers mois, j'ai observé chez Jacques un changement d'humeur, une irritabilité, une mélancolie qui m'ont moins surpris que navré. Certaines raisons de cette transformation me semblent plausibles, d'autres me demeurent cachées. A vous donc de faire s'épanouir plus librement cette petite âme, d'étayer sa confiance et de l'appeler à la joie. Moins de grec et de latin si vous voulez et plus d'enthousiasme. Je ne doute pas, d'ailleurs, que vous ne m'ayez déjà compris à demi-mots. » (pp. 17/19)

Très vite, l'élève ressent une vive affection pour son professeur. Celle-ci est – sinon expliquée – largement suggérée par la considération qu'il ne trouve pas dans sa famille. Elle est renforcée quand Jacques découvre que sa mère entretient une liaison avec le chef des travaux de son père :

« J'eus bientôt la certitude morale que ma mère était devenue la maîtresse de Dombrowski et que leur cynisme n'aurait désormais plus d'égal que la trop grande confiance de mon père. Vous le jugez peut-être ridicule, mais moi je l'en estime d'autant plus. Ce sont les jaloux, que liante la peur d'être trompés, qui sont ridicules, et mon père, lui, avait une trop belle âme pour soupçonner seulement une pareille vilenie. » (p. 67)

Robert Praloux, le précepteur n'est pas insensible aux marques de tendresse de son élève qui n'hésite pas à l'embrasser :

« — Vous, Robert, je vous embrasserais !

Pour la première fois, je sentis contre ma joue le baiser de ses lèvres ; je le tins un moment serré contre ma poitrine. Ce fut une étreinte très longue, telle qu'aucune autre ne m'a jusqu'ici procuré d'extase.

— Mon petit Jacques, mon cher petit Jacques ! murmurai-je. » (p. 69)

« Qu'avait-il besoin de m'adresser ces paroles, d'appuyer d'un baiser cette nouvelle preuve d'amitié ? Tandis qu'il se serrait contre moi, qu'il approchait de moi sa bouche toute frissonnante encore de sanglots, ses joues où je goûtais une âcre saveur de larmes, n'étais-je point déjà à lui corps et âme, ne répondais-je pas à toute sa tendresse par l'amour qu'il avait éveillé dans mon cœur. » (p. 78)

Toute attirance vers un autre humain, même la plus passagère, la plus occasionnelle, doit, en réalité, être sexuelle. C'est bien ainsi qu'il faut lire le journal de Robert même si jamais Robert ne passe à l'acte :

« […] je découvre chaque fois avec un saisissement nouveau sa pure gracilité d'éphèbe qui me dévoile la lassitude ou l'abandon du sommeil. Durant la leçon, mes yeux s'arrêtent sur le dessin de sa nuque, sur ses cheveux légers. J'aime l'odeur fraîche et jeune de sa chair, le parfum de son souffle et ce regard un peu sombre dont il m'interroge comme s'il voulait saisir au vol ma pensée, prendre encore un peu de ce moi que je lui abandonne et que sa tendresse croissante toujours plus généreuse me restitue. » (pp. 45/46)

Si Jacques confie ces lignes à son journal, il reconnaît qu'il les passerait sous silence pour d'autres que lui. Ce qui ne l'empêche pas d'être relativement débarrassé de nombreux préjugés :

« Il y a dans ce commerce incessant d'un jeune maître et de son élève, dans cette cohabitation, cette intimité journalière, un élément de trouble dont seul un ascète ou un imbécile pourrait s'étonner. » (pp. 43/44)

En ce sens, « L'adieu nocturne » est une honorable étude psychologique : un roman sans fausse pudeur ni orthodoxie aveugle.

« Qu'importe si ce que j'écris est cynique. Un jour, peut-être, je m'étonnerai en relisant ces lignes. Mais c'est alors seulement que je serai hypocrite. […] Toute ma jeunesse perdue n'a été que l'espoir passionné de Jacques. » (p. 95)

Quand Jacques exprime le désir de vivre à Paris avec Robert, ce dernier refuse en dominant sa passion afin de ne pas trahir le contrat « signé » avec le père de l'enfant. Ce qui n'empêche nullement Robert de tenir un double discours sans pourtant obéir aux impératifs contradictoires de sa double pensée :

« Peut-être même ai-je tort de vouloir dominer ma nature par égard pour cet enfant, et, dans son propre intérêt, n'eût-il pas mieux valu ne pas m'opposer à ce qu'il demandait de moi ? Point n'est besoin des pédants efforts d'une physiologie allemande pour m'avertir que nul penchant ne se domine, que nous n'oublions pas, que nous ne nous domptons pas, que nous refoulons simplement, si bien qu'un jour ces désirs, un instant mâtés, se redressent plus impérieux et plus sauvages. Il se peut que je paie très cher les scrupules de ma conscience et que je me réveille plus abject que je l'eusse jamais été. » (p. 102)

Cet extrait est à rapprocher des refoulements de jeunesse de Robert quant à son homosexualité :

« Je n'ai pas eu d'amis, car je redoutais déjà leurs jeux bruyants, leurs fureurs grossières de petits mâles. […] Puis est venu le collège, l'éveil encore enténébré des sens et l'inexprimable angoisse des premières amitiés. Ma timidité, jointe à une sorte de pudeur, qui n'était alors peut-être qu'une hypocrisie de vicieux, m'ont préservé de leurs turpitudes, mais sans apaiser en moi cette soif d'inconnu que la vie ne m'a pas permis d'étancher. Et, de cette contrainte imposée, il m'est demeuré plus d'inquiétude que de profit, une sorte de refoulement douloureux, de déséquilibre, d'insatisfaction et de nostalgie. » (pp. 87/88)

Trois idées sur l'homosexualité guident finalement le roman de Georges Imann : l'homosexualité n'est pas contre nature ; elle est inguérissable ; son refoulement a des conséquences plus dommageables.

Admirable.

■ L'adieu nocturne, Georges Imann, Paris, A la Cité des Livres, collection L'alphabet des Lettres, 1926, 109 pages

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La Matiouette, un film d'André Téchiné (1982)

Publié le par Jean-Yves Alt

La Matiouette ou le face à face de deux frères

La Matiouette a d'abord été une pièce de théâtre (1) écrite par Jacques Nolot, jouée sur scène en 1981 puis filmée par André Téchiné en 1982.

Un salon de coiffure comme on en fait plus. Une échoppe pièce de musée où croupit un phallocrate bon cru. Venu d'on ne sait où, surgit l'étranger. Un client ?

Non, le frère du coiffeur, de passage au village natal après dix ans d'absence. La surprise passée, s'affrontent alors deux histoires opposées, toutes deux nées du même creuset : la famille. D'un côté l'héritier aveugle de la France silencieuse en butte aux singularités du marginal, de l'autre celui qui est monté à Paris, le suspect.

L'arrivée éclair du frère prodigue ravive les incidents de parcours : gosse, il tricotait, avait des barrettes dans les cheveux, aujourd'hui il porte un foulard de pédé, fume des cigarettes de gonzesse...

Bref il est anormal. De là à penser que...

Au-delà du propos caricatural super phallo qui provoque rires et sourires grinçants, l'essentiel de la "Matiouette" (c'est le surnom de l'épouse du coiffeur) que Jacques Nolot, l'auteur, porte de bout en bout avec une verve contenue, jamais vulgaire, constamment vrai, se trouve dans le non-exprimé, dans le non-dit que suggère sans jamais le nommer, le discours phallo. L'anormal est-il homosexuel, fou, drogué ?

Qu'importe ! Il dérange.

Son salut n'a tenu qu'à son départ forcé et c'est parce qu'il n'était pas comme les autres qu'il a quitté le pays. Le coiffeur, dans les normes, est resté, sans une lueur de révolte, le système sécrétant son propre enfermement.

"La Matiouette" est le deuxième volet d'une trilogie : le premier volet "J'embrasse pas" réalisé aussi par André Techiné en 1991 racontait le départ du "héros" adolescent de son village natal. Le troisième volet "L'Arriere-pays" réalisé par Jacques Nolot en 1997 raconte le second retour du "héros" dans son village après avoir "réussi" à Paris : il n'est plus regardé - comme dans la Matiouette - en anormal du fait de sa réussite sociale, même s'il reste et restera toujours différent.


(1) La Matiouette, Jacques Nolot, Editions Actes Sud, Collection Papiers, 1992, ISBN : 2869432461


Ce moyen métrage tourné en noir et blanc est disponible dans le bonus du DVD "Rendez-vous" d'André Téchiné, MK2 Editions.


Du même réalisateur : Les innocents

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Les Lumières de Paris, Jacques Brenner

Publié le par Jean-Yves Alt

ou le Saint-Germain-des-Prés des années 50

Paris, pour nombre d'artistes et d'écrivains, c'était d'abord et avant tout Saint-Germain-des-Prés, ce village dans la ville, cette enclave intellectuelle avec ses maisons d'édition, ses cafés, ses brasseries, lieux de rencontres et d'échanges, lieux de vie. C'étaient les années cinquante.

Romancier, essayiste, éditeur, critique, Jacques Brenner fait figure de personnalité du monde des lettres. « Les Lumières de Paris » fut publié une première fois au début de 1962. Jacques Brenner avait modifié la plupart des noms de lieux et de personnes évoqués dans le livre, afin de ménager la susceptibilité des personnalités mises en scène. Mais les clefs de ce roman apparurent trop évidentes à nombre d'entre eux et René Julliard, son éditeur, décida de le retirer de la vente deux semaines après sa sortie, sous la pression de Jérôme Lindon, directeur des Éditions de Minuit. Vingt ans plus tard, les passions s'étant apaisées, le livre est ressorti. Mais pour l'occasion, Jacques Brenner a rétabli les noms véritables et ajouté quelques chapitres. Au roman de 1962, a fait donc place, en 1983, un livre de souvenirs, une chronique savoureuse des mœurs du Paris littéraire des années cinquante.

Jacques Brenner a vingt ans en 1943, il est étudiant en droit à Rouen. Amoureux de la littérature, fasciné par l'univers des écrivains, il monte à Paris et tente de travailler dans ce milieu qui le passionne. Il débute dans le journalisme littéraire, effectue de petits travaux d'édition et rencontre Jérôme Lindon, le directeur des Éditions de Minuit, qui lui confie la librairie attenante aux éditions. C'est le début d'une longue collaboration, où les nuages ne manquent pas. Devenue le lieu de rendez-vous de jeunes gens épris de littérature, la librairie donne à Jacques Brenner l'occasion de rencontrer Claude Perdriel, qui « avait toutes les apparences du fantaisiste » et était encore loin de devenir le patron du Nouvel Observateur et du Matin de Paris. Grâce au financement de Perdriel, il lance une revue trimestrielle, « Saisons », d'abord abritée aux Éditions de Minuit et qui connaîtra son apogée chez Julliard sous le titre des Cahiers des saisons. Cette revue est l'un des lieux les plus vivants de l'après-guerre et a permis de découvrir bon nombre d'auteurs de talent, français et étrangers.

Pour Jacques Brenner, dont le Paradis de la littérature abrite La Rochefoucauld, Voltaire, Valéry et Chardonne, cette époque est l'occasion de rencontrer et de nouer amitié avec les auteurs les plus divers. Cela lui permet, plusieurs années plus tard, de brosser le portrait de quelques écrivains, illustres ou plus confidentiels, portraits qui font tout le prix de ce livre.

La Trinité, André Gide, Roger Martin du Gard, Jean Schlumberger, occupe les premières pages des « Lumières de Paris ». Pierre Herbart, l'auteur du magnifique Âge d'or, est aussi au rendez-vous de ces rencontres relatées avec pudeur et générosité. Mais c'est le groupe de la rue Féron qui occupe l'essentiel du livre. Chez Edgar Montel, personnage mythomane et malgré tout attachant, défilent Henri Thomas, Théodore Sandor, Arthur Adamov, Alfred Kern et quelques autres. Parmi ces derniers, le moins passionnant n'est pas Antonin Artaud, arrivé à Paris en mai 1946 et qui devait succomber d'un cancer en mars 1948. Personnalité exceptionnelle, Antonin Artaud, que Brenner appelle « le grand homme des petites revues, estimait que la sexualité est horrible. Elle vous dépossède de vous-même et, en tout cas, tue la poésie en vous. Elle vous supprime si vous n'y veillez pas ».

Un autre écrivain dont Jacques Brenner trace le portrait, pas toujours flatteur, est Alain Robbe-Grillet, lancé par Jérôme Lindon et qui fabriqua de toutes pièces une école du Nouveau Roman dont il était, à l'origine, l'unique mégalomane représentant.

« "Les lumières de Paris" était entièrement construit avec des souvenirs. Je me présentais en disciple du Christopher Isherwood des récits d'avant-guerre, c'est-à-dire que je me donnais un rôle de témoin et ne livrais mon propre portrait qu'en creux. »

Quand Jacques Brenner s'arrête, le temps de quelques pages, sur sa vie personnelle, c'est pour faire part de ses continuels problèmes de logement ou de la déchéance physique et morale qui précède le décès de sa mère. Pour cocasses et émouvants que soient ces passages, il est difficile de s'empêcher de regretter une certaine banalité dans l'écriture et la réflexion et préférer l'admirable témoin de la vie littéraire. Témoin rien moins qu'impartial, dont la tendresse pour ses amis ne masquait jamais la lucidité à leur endroit et au sien.

René Julliard pensait qu'un tel livre ne pouvait intéresser que deux cents personnes et Jérôme Lindon réduisait ce chiffre à vingt. Même si l'intérêt s'est déplacé entre 1962 et aujourd'hui, cet ouvrage demeure une référence pour la connaissance de quelques personnalités qui ont marqué la vie littéraire de cette époque.

■ Les Lumières de Paris, Jacques Brenner, Éditions Grasset, 1983, ISBN : 2246286719


Du même auteur : Les amis de jeunesse - La rentrée des classes

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Revue Arcadie : répertoire de quelques articles parus dans la revue

Publié le par Jean-Yves Alt

Pour retrouver rapidement un article de la rubrique « Arcadie », le lecteur trouvera ci-dessous, la liste des articles reproduits avec lien direct en cliquant sur le titre.


 

OUVERTURE

La faute par André Baudry

Notre responsabilité par André Baudry

Notice Historique : il était une fois Arcadie… par Christian Gury

Message de Jean Cocteau (janvier 1954)

Une histoire critique du mot homosexualité par Jean-Claude Féray

Le mythe de la virilité par Henri Studa

Pour une addition à la Déclaration des droits de l'Homme par Alain Romée

Roger Peyrefitte par André Baudry

Roger Peyrefitte est-il un polémiste ? par Pierre Nédra

 

LITTERATURE

Florilège par Christian Gury

La littérature homophile par André Baudry

Des Dieux et des Garçons par Marc Daniel : Étude sur l'homosexualité dans la mythologie grecque

Excursion mythologique par Jacques Fréville

Entre les lignes : Des amours laconiques par Jacques Fréville

Entre les lignes : Bacchus, Voltaire et saint Clément d'Alexandrie par Jacques Fréville

Deux repas littéraires et scientifiques dans la Grèce antique par Jean de Nice

À propos de littérature enfantine par Roger Foucher

L'homosexuel vu par quelques auteurs dramatiques par Roger Gellert

Les romans policiers et l'Arcadie (1958) par Marc Daniel

Le cas San-Antonio par Roger Foucher

L'amour grec dans la littérature par Jean de Nice

Le portrait de Battylos par Anacréon de Téos

Les amours dissidents de Boris Arnold par Marc Daniel

Entre les lignes : Barbey d'Aurevilly par Jacques Fréville

Dialogue liminaire de « Platoniquement » par Axieros

Rencontres avec « Axieros » par Eugène Dyor

Rémy Belleau par Jacques Fréville

Jacinto Benavente, prix Nobel, par Jean Castillan

La véritable histoire de Fabrizio Lupo (roman de Carlo Coccioli) par André Calas

Défense de Jean-Paul (roman de Marcel Guersant) par Jeannine Allain

Enquête sur l'homosexualité en littérature : Les Marges (1926)

A Cordoue, au temps des califes par Juan Garcia

Poèmes turcs de Baki (17e s.) et Zia Pacha (19e s.)

Le beau Dioclès, poème de Callimaque

Colette et l'homophilie par René Soral

Constantin Cavafy par Marc Daniel

Centenaire de Kavafy (1863-1963)

Gonçalves Dias, poète brésilien par Max Jurth

Dioscoride (IIe-IIIe siècle avant J.-C.)

L'homme orchestre, André du Dognon (1955) par Alain

Entre les lignes : Du côté de chez Anatole France par Jacques Fréville

Une sapho romantique : Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier

Jean Genet ou les fastes de l'érotisme par André du Dognon

Beauté de l'éphèbe par Goethe

Witold Gombrowicz et l'homosexualité par André Clair

Avez-vous lu Hâfiz ? par Serge Talbot

Entre les lignes : Le « Gramont » de Hamilton par Jacques Fréville

Une comédie sur l'homosexualité imaginée par Victor Hugo en marge d'Homère

Max Jacob par René Soral

Max Jacob par André Calas

Pierre-Jean Jouve et l'homophilie par Sinclair

Entre les lignes : Valéry Larbaud par Jacques Fréville

Deux poètes : Olivier Larronde et André de Richaud par Sinclair

Daphnis et Chloé (roman attribué à Longus – IIe ou IIIe siècle)

Le paradis perdu de Pierre Loti par G. Veher

A Hyllus, épigrammes de Martial

Un marécage par Pierre Nédra : à propos du roman Masque de chair de Maxence Van der Meersch

Daphnis (poème de Méléagre de Gadara)

Entre les lignes : Molière : homosexuel par Jacques Fréville

Montherlant intime par Robert Amar

La ville dont le prince est un enfant, Henry de Montherlant par André du Dognon

Les désarrois de l'élève Törless de Robert Musil lu par Jean Boullet

Gérard de Nerval par Jacques Fréville

Amour et Arcadie par Roger Peyrefitte

Les clés de saint Pierre, un chapitre inédit de Roger Peyrefitte

Pindare (Poète grec, v. 518-442 av. J.-C.) par Max Jurth

L'amour proustien par Guy Laurent

Le voyage en ganymédie (supplément au Tiers Livre composé par François Rabelais)

En marge du centenaire de Han Ryner : La fille manquée par Robert Amar

Romain Rolland et l'amitié par Marc Daniel

Shakespeare : l'affaire des sonnets par Guy Amen

Trois poèmes de Strabon

Un conseil de Théogonis de Mégare

Verlaine, poète de l'homophilie par René Soral

Verlaine sans Rimbaud par André Calas

Entre les lignes : En lisant Voltaire par Jacques Fréville

Entre les lignes : Variation autour du mariage de Louis XV par Voltaire

Walt Whitman par René Soral

Le secret de Vauvenargues par Pierre Fontanié

Sur Henry de Montherlant par André Clair

Montherlant ou le paradis à l'ombre de la mort par André du Dognon

Ce bougre de Flaubert par René Soral

Gide ou l'amour grec par Philippe de Charmailles

Correspondance de Paul Claudel et André Gide par René Soral

Gide le contestataire par Marc Daniel

Jean Lorrain par René Soral

Une interview : Julien Green par André-Michel Calas (1974)

Aperçus greeniens par Gilles Daes

Jeunesse de Julien Green par Jean-Noël Segrestaa

Folies romaines : les homosexuels dans l'œuvre de Juvénal par Jérôme Bernay

L'affaire Custine ou l'homophilie au temps des romantiques par René Soral

La nuit du Moyen âge par Jacques Fréville

Un épisode des « Martyrs » de Chateaubriand par Robert Dol

Souvenirs d'un lecteur « impur » par André-Claude Desmon (à propos des Amitiés particulières de Roger Peyrefitte)

Une affaire de mœurs en Sicile au XVIIIe siècle par Roger Peyrefitte (sur l'origine du roman « L'exilé de Capri »)

Le secret de Jules Verne par René Soral

Espace d'or, d'argent, d'azur dans « La comédie humaine » par Jean-Louis Verger

Hermann Melville par Yves Kerruel

Retour à l'original par G. Veher (à propos de l'adaptation de « La chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams)

Jean-Paul Sartre a-t-il imité Paul Bourget ?

Le marquis de Sade, précurseur de la libération homosexuelle par René Soral

Le beau Dioclès par Callimaque de Cyrène

 

CINEMA

Le cinéma et l'homophilie vus par la revue Arcadie (Sinclair – 1956)

James Dean ou l'avènement d'un archétype par Serge Talbot

 

HISTOIRE

Les lumières de l'Histoire par Marc Daniel

Essai de méthodologie pour l'étude des aspects homosexuels de l'Histoire par Marc Daniel

Akhenaton, le pharaon mystérieux par Christian Régis

L'homophilie chez les Incas

Nos ancêtres les Hittites ? par Marc Daniel

Trois analyses culturelles par Thomas K. Fitzgerald : La civilisation des Keraki (Papous) – La civilisation sur l'île de Truk – La civilisation grecque.

L'amour grec dans la religion par Jean de Nice

Les homosexuels et la chute de l'Empire romain, ou les délires d'un moine gaulois du Ve siècle par Jean Claude Vilbert

Un homophile au temps des bûchers par Marc Daniel

Entre les lignes : Sous la cape de Capet par Jacques Fréville

Les amants du soleil levant par Marc Daniel

Homosexualité, esclavage et civilisation par Serge Talbot

Le grand maître par Marc Daniel (sur les Templiers)

Comment est mort Edouard II d'Angleterre ? par Marc Daniel

La soi-disant pédérastie du Réformateur Jean Calvin par H.-J. Schouten

La confession d'un arcadien sous la Renaissance italienne par Roger Peyrefitte

21 mars 1626 par Juan Garcia

Hommes du Grand Siècle : Louis XIII par Marc Daniel

Rapports des lieutenants de police sous Louis XIV

Un sodomite de génie : Jean Baptiste Lully par Robert Amar

Tallemant des Réaux par Jacques Fréville

Entre les lignes : Madame Palatine par Jacques Fréville

A Brest, en 1776

« Babet ou la bouquetière » ou l'abbé, l'ambassadeur, le Ministre, le Cardinal de Bernis (1715-1794) par Pierre Nouveau

Réflexions sur la répression de l'homosexualité de l'âge classique à nos jours par André Claude Desmon

Le péché philosophique ou de l'homosexualité au XVIIIe siècle par Pierre Nouveau

Et si nous parlions aussi de la Chine par Marc Daniel

Entre les lignes : Benjamin Constant par Jacques Fréville

Bûchers et Bastille : les papiers de M. le Lieutenant de Police par Marc Daniel

Oscar Wilde conté par Edmont de Goncourt par Guillot de Saix

Le bimétallisme d'Oscar Wilde par Guillot de Saix

Le non-conformisme à la « Belle Epoque » par Marc Daniel

Louis II de Bavière ou le royaume du rêve par Marc Daniel

Le cas de Lawrence d'Arabie par Françoise d'Eaubonne

Notre Thomas Edward Lawrence par Serge Talbot

Les homophiles dans les camps de concentration de Hitler

L'homosexualité dans les camps nazis par Aimé Spitz

L'homosexualité en Angleterre : Rapport Wolfenden présenté et commenté par Marc Daniel

Les « blousons noirs » aspect historique par Marc Daniel

 

PHILOSOPHIE

Le Banquet de Platon par André-Claude Desmon

Quelques réflexions sur Socrate par Françoise d'Eaubonne

Le Banquet de Platon : l'amour chevaleresque par André Claude Desmon

Montaigne et l'amitié par André Linck

Méditations spinozistes par André Claude Desmon

Proudhon et l'amour « unisexuel » par Daniel Guérin (1)

Proudhon et l'amour « unisexuel » par Daniel Guérin (2)

Le nouveau monde amoureux de Fourier par Daniel Guérin

Schopenhauer et le problème de l'homosexualité par Serge Talbot

Nietzsche par Max Jurth

Singuliers philosophes par Marc Daniel

Le vrai sexe par Michel Foucault (à propos d'Herculine Barbin)

Un jugement du Yi King sur l'homophilie

 

SCIENCES

Les attitudes des médecins face à l'homosexualité par le Docteur Michel Gayda

L'efféminé : étude psycho-sexuelle de Henri III par le Docteur Gilbert Robin

Les mignons de Henri III par le Dr Gilbert Robin

Un sexologue humanitaire : Magnus Hirschfeld par Serge Talbot

Psychiatrie et catholiscisme de J. H. Vanderveldt et R. P. Odenwald par Serge Talbot

Enfance et homosexualité par Lucien Farre

 

RELIGION

Saint Aelred, priez pour nous ! par Christian Gury

L'évaluation de l'amour homosexuel par Serge Talbot

L'origine de l'interdit judaïque par Françoise d'Eaubonne

Entre les lignes : Les usages de Marigny par Jacques Fréville

Louis Massignon et les saints apotropéens par Serge Talbot

Un écrit mystérieux et déconcertant : la prière sur Sodome par Louis Massignon

Entre les lignes : un béotien et deux curés par Jacques Fréville

Des ancêtres un peu encombrants : un groupe d'homosexuels juifs révolutionnaires par Jérôme Bernay

Théologie et homosexualité par Lucien Farre

David et Jonathan par A. d'Aunis

Valeur religieuse de l'homophilie chez les primitifs par Jean-Louis Verger

Saint Thomas (archevêque de Cantorbéry) fut-il un arcadien ? par Marc Daniel

Pontus de Tyard, un prélat humaniste de la Renaissance par Jacques Fréville

Les tabous sexuels de l'Islam par Serge Talbot

Confucius ou une religion accessible aux homophiles par Max Jurth

L'évaluation de l'amour homosexuel par Serge Talbot

 

ARTS

Devant une statue d'Antinoüs par Jean de Nice

Gustave Moreau par René Soral

Priorité de l'homme chez les Grecs par Jean de Nice

Chansons interdites de Nicole Louvier par Jeannine Allain

Tchaïkovsky ou la symphonie inachevée par Marc Daniel

Propos sur Henry de Montherlant avec une interview de Mac-Avoy, illustrateur des « Garçons » par René Soral

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