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Recherche pour “galerie au bonheur du jour expo maisons closes”

Nus masculins (photographies, dessins, peintures) à la Galerie "Au Bonheur du jour"

Publié le par Jean-Yves Alt

Nicole Canet

La Galerie « Au Bonheur du Jour »

présentent :

NUS MASCULINS

exposition-vente

Photographies de 1870 à 2013, Vintage Male Nude

Dessins – Peintures

XIXe, XXe siècles

du 25 septembre au 30 novembre 2013

exposition prolongée jusqu'au 31 janvier 2014

Visite romancée de l'exposition

Seront proposées environ 200 œuvres diverses sur la représentation du corps masculin.

Lionel WENDT CEYLAN 1938 KONRAD HELBIG 101

 

 

De l'Académisme, modèles pour peintres et sculpteurs :

− au sport, la lutte particulièrement, dénudant partiellement l’homme

− aux nus sophistiqués des années 30, alliés au naturisme

− à l'athlétisme des années 1940-1950 servant encore de prétexte au dévoilement du corps

− aux nus exotiques

Jusqu'à l'iconographie contemporaine.

Un lien s'établira entre les dessins, peintures et photographies.

Photographes : Marconi, Igout, Gloeden, Plüschow, Galdi, Lehnert et Landrock, Riebicke, Lionel Wendt, Earl Forbes, Konrad Helbig, Joseph Caprio, J. D. Cadinot, Yves Paradis, Biron, Raymond Voinquel, etc.

Peintres, dessinateurs : Robida, Poilleux, Rasmus Christiansen, Derrey, Waroquier, Goor, Gourlier, Czanara et des contemporains américains.

Une exposition à la gloire des HOMMES

JOYEUSEMENT GAY RETRO et VINTAGE

Galerie Au Bonheur du Jour 

1 rue Chabanais - 75002 Paris

01.42.96.58.64

du mardi au samedi 14h30 – 19h30

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Les beaux mâles de René Bolliger à la Galerie Au Bonheur du Jour

Publié le par Jean-Yves Alt

Nicole Canet

et la Galerie Au Bonheur du Jour

présentent pour la première fois une exposition des dessins originaux de René Bolliger (1911 – 1971), intitulée :

« Les beaux mâles »

Dessins originaux de René Bolliger, 1950 – 1970

ainsi que quelques objets gravés sur ardoise et verre, travail important de cet artiste dans les années 1950-1970

L’iconographie la plus représentative nous fera savourer des scènes érotiques joyeuses entre garçons.

Garçons virils, canailles angéliques et peu farouches, tous avides de plaisirs, aux appétits insatiables qui s’emmêlent et s’entremêlent sous le trait puissant de l’artiste.

Toute une imagerie aussi revigorante qu’excitante où surgissent des braguettes entrouvertes, monts et merveilles…

De Querelle de Brest de Genet, Tirésias de Jouhandeau et Hombres de Verlaine, vous pourrez découvrir dans l’exposition et dans le livre les œuvres inédites d’un artiste très singulier.

du 1er juillet au 26 septembre 2020

Les beaux mâles de René Bolliger à la Galerie Au Bonheur du Jour

Galerie Au Bonheur du jour

1 rue Chabanais - 75002 Paris

01.42.96.58.64

du mardi au samedi 14h30 – 19h30

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Jean Boullet à la Galerie Au Bonheur du Jour

Publié le par Jean-Yves Alt

Nicole Canet

et la Galerie Au Bonheur du Jour

présentent une nouvelle exposition sur les œuvres de :

Jean Boullet (1921-1970)

Peintures, dessins, livres (1942-1965)

du 27 septembre au 4 novembre 2017

Profil blond 1950 Huile sur toile

Profil blond 1950 Huile sur toile

Seront présentées un grand choix d'œuvres originales, parmi lesquelles, beaucoup de dessins inédits.

Jean Boullet fut lancé dans Saint-Germain-des-Prés, à la libération comme dessinateur et critique laudatif du cinéma d'épouvante, il illustre Boris Vian et quelques noms célèbres comme Edgar Poe ou Verlaine.

Personnage de légende, hors norme, fantasque, provocateur.

Pour définir en une phrase comme le dit Denis Chollet dans sa biographie :

« Les ailes d’une chauve-souris sur les carburateurs des Hell’s Angels. »

Monstre qui avance sûrement et sans masque, souvent courageux, parfois lâche, jamais indifférent à la vie, voilà sur quoi se bâtir la légende d’un drop-out qui s’est exclu d’une certaine société.

Il se dit aussi "Peintre de la beauté masculine", il dessine à merveille les marins, les voyous et les forçats. Tout un univers de fantasme et de rêve.

Le songe d'une nuit d'été 1945 Encre bleue

Le songe d'une nuit d'été 1945 Encre bleue

Deux catalogues Jean Boullet, aux éditions Nicole Canet, sont disponibles à la galerie :

- Sous l’aile du Désir

- Passion et Subversion

Mythologie 1946 Encre

Mythologie 1946 Encre

Celui qui a dessiné Jean Cocteau, Piéral, Boris Vian, Colette, Juliette Gréco et bien d’autres, a bifurqué dans le tragique sans parvenir à exorciser ses démons.

Son destin le rattrape en Algérie où il est retrouvé pendu à un arbre en décembre 1970. Crime ou suicide, nul ne le sait, et cette fin « pasolinienne » contribuera à sa légende

Galerie Au Bonheur du jour

1 rue Chabanais - 75002 Paris

01.42.96.58.64

du mardi au samedi 14h30 – 19h30

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L'étoile rubis, René de Ceccatty

Publié le par Jean-Yves Alt

Oyoné, le narrateur, n'a de passé que le souvenir d'un théâtre où il évitait déjà la réalité de la vie et une aventure de deux nuits, dix-huit ans auparavant, avec un homme, Stéphane, qu'il rencontre aujourd'hui dans le couloir du train et avec qui il partage, incognito, une troisième et ultime nuit.

Stéphane est un homme mûr ; Oyoné a trente-six ans. Stéphane raconte à son voisin le récent événement de sa propre vie : un fils de vingt ans brusquement retrouvé. L'histoire apparente se déroule en quelques heures. Celle enfouie est sans limites.

Stéphane ignore que l'inconnu sur l'autre couchette, à portée de main et de sexe, est son ancien amant à qui il avait crié dans le plaisir, il y a dix-huit ans, les mots éternels : « Je t'aime ». Oyoné, pensionnaire d'une maison close, en voyage professionnel avec d'autres putains des deux sexes, effleure le corps de Stéphane mais garde le secret. Dans le bordel, il a appris que les outrances de la jouissance ne révèlent pas davantage le mystère de la passion.

Qui est cet Oyoné-putain qui vit replié sur le passé, se prêtant avec beaucoup de professionnalisme aux exigences de ses clients ? Oyoné profite du voyage en Italie pour récupérer un manuscrit : « L'enfant unique », comme Stéphane a récupéré son fils unique. Dix-huit ans après, le livre avorté indiquerait une piste quant à ce passé clos comme la maison où Oyoné vend son corps.

La maison close pourrait être une maison d'édition ; le voyage en Italie un de ces symposiums littéraires où les auteurs se prostituent et s'épient. Écrivains, attachés de presse, directeurs littéraires, s'agiteraient dans ce bordel où le jeu des influences et des copinages tisse un réseau qui n'a rien à voir avec la littérature, mais où le nombre et la fidélité des clients (les lecteurs) restent en définitive le seul pouvoir aléatoire des auteurs-putains concurrents. L'écrivain se prostitue certes, mais il est consentant, délivré du futur et de l'éphémère, dans ce qui fait le prestige de la maison close : la répétition infinie des mêmes infinis fantasmes.

L'étoile rubis c'est le signal rouge du bordel, au-dessus d'une porte étroite qui ouvre sur l'illusion de l'absolu. Le sexe hors du cadre social berce dans ses supercheries. Le bordel c'est le temps clos du livre où chacun croit lire sa survie. En ce sens, « "L'étoile rubis" » est un hommage à l'écriture où le romancier interroge l'univers romanesque, les lieux de passage où se glisse l'imaginaire.

L'étoile rubis c'est aussi le rouge du téton – incandescence de la passion charnelle – qui émerge parmi les poils blonds de l'homme jadis aimé : « L'étoile rubis de son sein est dans un taillis d'or. »

L'homme tant aimé a disparu sans mourir ; il a été redonné furtivement par le sommeil, dans un train de rêve. L'autre que nous aimons existe-t-il ? Ne serait-il pas, comme dans le trompe-l'œil du bordel, une putain consciencieuse, embauchée par la vie, qui vend l'illusion du bonheur ?

■ L'étoile rubis, René de Ceccatty, Éditions Julliard, 1990, ISBN : 2260007600


Du même auteur : Une fin - L'extrémité du monde - L'or et la poussière - Esther - La princesse qui aimait les chenilles - Babel des mers - Violette Leduc, éloge de la bâtarde

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Les hantises de Soungouroff

Publié le par Jean-Yves Alt

Antonin Ivanovich Soungouroff (1911-1982) était un peintre qui refusait l'abstrait ; peut-être pour ne pas échapper à ses hantises : celles des visages.

De même que Renoir, il était – en effet – obsédé par le contour des visages ; sans cesse il reprenait les mêmes traits, les mêmes lèvres ourlées, les mêmes prunelles veloutées, non pour aboutir à la monotonie, mais pour traduire, peut-être, de mieux en mieux et plus profondément, un secret.

Les hantises de Soungouroff
Les hantises de Soungouroff
Les hantises de Soungouroff
Les hantises de Soungouroff

« Mes gitans, mes pêcheurs, mes adolescents sont seuls, comme absents et lointains, je le reconnais. Même pour moi qui suis gay, qui déteste les noirceurs comme la laideur, cela reste une énigme. Mais du moins ils sont beaux. On prétend que la beauté manque de caractère. Je ne trouve pas. Il suffit de savoir traduire en quoi elle est significative. »

Soungouroff, né en Russie et qui perdit ses parents lors de la Révolution, fit ses études dans un collège d'Istanbul, en Égypte et en Bulgarie. Après quoi, ce furent les Beaux-Arts à Paris.

Son œuvre lui est aussi, inspirée par des garçons du port, des ragazzi romantiques et pensifs. Leur côté musclé et finement solide n'empêche jamais la nostalgie de les envelopper.

Qu'attendent-ils, tous ?

L'amour, le départ, la liberté, ou l'éclaircissement de leur propre énigme...

Il est étrange que Soungouroff, d'origine slave, étant donnée son enfance cosmopolite de précoce voyageur, se soit voué à une prédilection aussi nette, sans choisir de traduire le puzzle de ses souvenirs : représenter à peu près toujours le même faciès, un seul regard.

Cela prouve-t-il qu'il avait trouvé la clé de la sagesse et de l'idéal ?


Des œuvres de Soungouroff sont en vente à la galerie parisienne de Nicole Canet « Au Bonheur du Jour »

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