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Articles avec #citations tag

Fille et garçon par Roger Peyrefitte

Publié le par Jean-Yves Alt

« L'absurdité de notre époque, c'est de faire jouer des rôles de mineures provocantes à des fillettes de douze à quatorze ans pour l'interdire après – dans les salles – aux mineurs de seize à dix-huit ans. Les mêmes critiques officiels qui s'amusent de ce qu'on fait dire aux petites filles seraient infiniment choqués de ce que l'on agit de même avec les garçons. »

Roger Peyrefitte

cité par Henry Chapier, Combat, 28 décembre 1959

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L'exil vu par Reinaldo Arenas

Publié le par Jean-Yves Alt

« Lázaro me fit ses adieux avant de partir pour l’Ambassade. Le lendemain, elle était déjà fermée ; dix mille huit cents personnes y étaient entrées et aux alentours, il y en avait bien cent mille qui essayaient d’en faire autant. De tout le pays affluaient des camions pleins de jeunes qui cherchaient à se réfugier à l’ambassade, mais Fidel Castro avait déjà réalisé qu’il avait commis une grave erreur en retirant la garde, alors non seulement il fit fermer l’ambassade mais il fit interdire l’accès du quartier Miramar, excepté pour les riverains. L’eau et l’électricité furent coupées pour les réfugiés ; on distribuait, pour dix mille huit cents personnes, huit cents rations de nourriture. En outre, le gouvernement infiltra de nombreux agents de la Sûreté de l’État qui allèrent jusqu’à assassiner des personnages haut placés au gouvernement, lesquels avaient demandé l’asile. Dans la rue, devant l’édifice, le sol était jonché de cartes de la Jeunesse communiste et du Parti, que les gens avaient jetées par-dessus la clôture. »

Reinaldo Arenas

in Avant la nuit, Actes Sud, 2000

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Quand Céline écrivait sur Gide…

Publié le par Jean-Yves Alt

« Sa gloire est d'avoir rendu ou re-rendu l'enculage licite dans les meilleurs familles. [...] Gide a aussi droit à toute la reconnaissance des jeunes bourgeois ou ouvriers que l'anus tracasse. ”Oh ! tu vois maman, Gide notre plus grand écrivain français trouve que se faire enculer est, parfaitement légitime, louable, artistique, convenable...” ”Très bien mon fils, je t'en bénis”, répond la mère, qui au fond ne demande pas mieux. Tous les homosexuels sont d'admirables fils. Je n'ai rien contre les enculés, croyez-le... Mais en fait de création littéraire de Gide, je n'en perçois pas l'atome. »

Louis-Ferdinand Céline

Extrait d'une lettre de Louis-Ferdinand Céline, au sujet de l'auteur de Corydon, tiré du Dictionnaire des injures littéraires, Pierre Chalmain, L'Éditeur, septembre 2010, ISBN : 978-2362010057

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Pédéraste par Edmond et Jules de Goncourt

Publié le par Jean-Yves Alt

« La toute dernière définition de pédéraste : c'est un homme qui s'amuse là où les autres s'emmerdent. »

Edmond et Jules de Goncourt, 10 février 1886

in Edmond et Jules de Goncourt, Journal (tome 2 – 1866/1886), éditions Robert Laffont/Bouquins 1989, page 1217

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Situation embarrassante par Paul Morand

Publié le par Jean-Yves Alt

« Je racontais à [Georges] Auric qu'une de nos amies, dame respectable qui tenait salon, patronnait, vers 1925, les jeunes auteurs, m'ayant, dans un bal masqué chez Drake (qui vendit sa maison rural aux Windsor), entraîné dans les bosquets, tout à coup, se transforma en fauve ; elle se troussa, m'offrant son derrière et (elle qui n'avait jamais été que très correcte et vouvoyante) s'écria : "Encule-moi ! — Position très gênante, répond Auric ; on n'a même pas, dans un cas pareil, la ressource de fuir en criant : Impossible ! Je suis pédéraste !" »

Paul Morand, 3 juin 1969

in Paul Morand, Journal inutile 1968-1972, éditions Gallimard 2001, page 212

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