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Articles avec #communique tag

Le matin des magiciennes, Robert Tessier

Publié le par Jean-Yves

L'auteur québécois Robert Tessier vient de publier « Le matin des magiciennes », un roman qui fait découvrir l'ampleur du phénomène du travestisme et de la transsexualité à notre époque, et qui permet de parcourir l'éventail des explications de ce qu'on nomme le mouvement transgenre.



L'audace des hypothèses défendues bouleverse, principalement celle selon laquelle la pollution de l'environnement par différents perturbateurs hormonaux féminise déjà un grand nombre d'espèces animales sur la planète et réduit dramatiquement la fécondité des mâles, humains y compris.


nullRobert Tessier, Ph. D., sait de quoi il parle en matière d'environnement, de valeurs et de mouvements sociaux. Avant de devenir romancier (La chevauchée des hippocampes, Point de fuite, 2003 ; Les dessous du paradis, Point de fuite, 2005), il a publié plusieurs ouvrages en éthique et en sociologie de l'environnement.


Cette fois, son héroïne, June, jeune doctoresse idéaliste et féministe, découvre avec étonnement en œuvrant auprès des prostituées à Montréal que nombre d'entre elles ne sont pas biologiquement des femmes, puis que dans la population en général un nombre croissant d'hommes adoptent eux aussi la féminité. Elle effectue alors une véritable plongée dans l'univers underground des travestis et des transsexuelles à Montréal pour tenter de comprendre ce phénomène qui, compte tenu de la relation qu'elle développera avec la belle transgenre Annick, la rejoindra dans sa vie avec son ex-mari, leurs deux enfants et sa meilleure amie Marie.


« Le matin des magiciennes » est disponible en version imprimée et peut aussi être téléchargé à l'adresse www.lulu.com/content/7565490, un site d'auto-édition sécurisé. Ce roman y est offert en exclusivité.


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Le Bruit du Silence de Bruno Gallisa [Théâtre]

Publié le par Jean-Yves

Dans les derniers mois de son existence, Didier s'est enfermé dans un profond mutisme et n'a jamais parlé de sa maladie. Il a laissé des notes, ses dernières souffrances, ses derniers espoirs, ses derniers instants de vie. Carole ne s'est jamais doutée de rien. Elle a perdu brutalement son frère mort du sida. Pour tenter d'apaiser sa douleur, d'étouffer ses colères, elle décide de mettre en scène les dernières notes de son frère et leurs ultimes conversations, ces mots anodins qui veulent tant dire désormais. Dans cette aventure et ce défi, elle choisit Alexandre pour incarner Didier. Et si ce comédien avait lui aussi fait le choix de Carole pour évoquer cette maladie dont on ne parle pas, dont on ne veut pas parler ?

 

Auteur et metteur en scène : Bruno Gallisa

Distribution des rôles : Florence Kleinbort , Bruno Gallisa

 

Un hymne à l'amour...

« L'amour est une porte sur les autres. Les outrages de la vie nous font quelquefois perdre la clef qui l'ouvre. L'horizon se bouche et le monde se rétrécit. La douleur nous égare et le chemin s'efface sur les dunes du désespoir. Le cloisonnement, le mutisme et le silence s'installent. Ne plus croire devient notre religion, la solitude notre église.

Désormais aveugle et sourd, on ne perçoit plus les autres, mais peut-on vivre sans les autres ?

Après une longue errance, un seul choix s'impose à nous : mourir ou accepter la clef d'un autre. Commence alors le long apprentissage de l'autre, faire confiance et donner pour trouver les mots qu'il faut crier, libérer la parole et ouvrir son cœur pour rompre le silence. »

Bruno Gallisa

http://www.lebruitdusilence.com/dossier-de-presse.php

 

null« Le bruit du silence donc…  Une directrice de casting accepte de  recevoir un ultime candidat qui se présente avec beaucoup de  retard mais surtout d’insistance. Il lui joue le monologue d’Hamlet, le truc le plus tarte qui soit. Revêche à outrance, elle se sociabilise peu à peu avec ce comédien un peu en dehors des clous et finit par lui donner le rôle, celui d’un garçon atteint du sida et qui a laissé en mourant son journal intime. Le garçon n’était autre que le frère de cette jeune femme dont les fissures vont se lire à cœur ouvert au fil des répétitions.

Bruno Gallissa livre une éblouissante performance, jouant sans cesse d’une force tranquille à la Julien Boisselier et d’une voix posée sans extravagance et rendant plus terrible de facto les rares points d’acmé lorsque s’intensifie le drame. Sa partenaire, plus à l’aise dans la seconde phase de son personnage que dans le rôle de la peau de vache du début, lui donne admirablement bien la réplique. Un gros travail de mise en scène pour suggérer cette paroi de l’incompréhension contre laquelle butent les protagonistes et une astucieuse alchimie des couleurs (accessoires, décor, vêtements), conjuguées à la puissance du texte font de ce spectacle une vraie réussite qui aurait largement mérité de figurer au palmarès. »

Article paru en avril 2009 lors du Festigay de Paris

 

Notes de mise en scène :

Premier mouvement : Le lieu : une scène nue, vide « un espace vide », un trou béant comme une plaie non cicatrisée. Tout commence par un rapport de force entre les deux personnages : une femme fatiguée pas très loin de la crise de nerf, ayant perdu toute foi et un homme plein d'espérance et de doutes. Des chuchotements persistants, dérangeants comme un rappel, surtout ne pas oublier.

Deux corps tendus dans un espace vide. Une femme complètement fermée et un homme qui désire s'ouvrir. C'est un combat, une joute verbale. Carole est enfermée dans une bulle presque hermétique : Elle marque des distances, une frontière physique qu'Alexandre n'ose franchir. Mais il trouvera la faille et elle ne pourra plus reculer. Le rapprochement est progressif et un premier contact physique a lieu.

Deuxième mouvement : Le lieu : une scène divisée en deux par des panneaux. Le décor : un lit et une chaise pour Alexandre, une table et une chaise pour Carole.

Univers minimaliste. Les comédiens répètent. Ils sont de nouveau séparés, chacun dans son monde, celui des deux personnages. Toujours ces chuchotements, ces voix qui veulent dire quelque chose, qui gênent, dérangent. Atmosphère étrange où vie personnelle et jeu se confondent. Dialogue à travers un panneau ; plus de contact physique ni visuel, ce qui permet à la parole de se libérer. Les mots peuvent enfin se dire comme dans un confessionnal. Deux douleurs s'expriment, deux points de vue s'opposent. Carole s'est enfin ouverte et Alexandre se révèle hermétique. Mais l'écoute est là et l'échange a lieu. La frontière tombera.

Troisième mouvement : Le Lieu : décor identique à celui du deuxième mouvement. C'est la fin de la répétition, l'aboutissement du spectacle et l'aboutissement de soi. C'est l'acceptation et le soulagement. Deux histoires se confondent. Le calme s'instaure, les voix se sont tues.

 

Le livre :

Le Bruit du Silence, Bruno Gallisa, Editions L'Harmattan, 2008, ISBN : 2296047068

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Mon village en images : exposition photographique, au cœur de Lagrasse

Publié le par Jean-Yves

“Mon village en Images !”, manifestation de photographies née de la volonté de valoriser les acteurs de la vie sociale en milieu rural, se déroule du 20 juin au 3 octobre 2009 dans le village de Lagrasse.


Des photographies, représentatives d’un aspect particulier du village, sont installées sur les murs de Lagrasse et constituent un parcours à travers le village.



Les artisans d’art, les métiers de la terre, les commercants et services, les scènes de vie et la culture symbolisent le dynamisme et la richesse des activités qui font vivre le village.



Dossier de Presse

Syndicat d'Initiative du Canton de Lagrasse

Maison du Patrimoine - 16 rue Paul Vergnes

11220 Lagrasse

Tél : 04 68 43 11 56


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Cahiers de Francis Poulenc, sous la direction de Simon Basinger

Publié le par Jean-Yves

Je ne suis pas un musicien Cubiste, encore moins


Futuriste, et bien entendu pas Impressionniste.


Je suis un musicien sans étiquette.




Qui est Francis Poulenc ?


1899 : Naissance de Francis Poulenc, le 7 janvier. Son père Emile Poulenc, né en 1855, est un industriel d’origine aveyronnaise qui avec ses deux frères dirige une usine de produits chimiques. Sa mère Jenny Royer, est parisienne depuis plusieurs générations et est descendante d’une famille d’artisans.


1904 : Jenny installe le jeune Francis au piano et le fait travailler Mozart, Schubert et Chopin mais également l’« adorable mauvaise musique » que sont les romances à la mode.


1911-13 : L’oncle Papoum, (Marcel Royer, frère de Jenny) qui fréquente l’Opéra Comique, le boulevard et les concerts d’avant-garde, fait découvrir au jeune Francis Petrouchka et Le Sacre du Printemps. C’est une véritable révélation pour lui, et le compositeur demeurera toute sa vie durant un maître envers qui son admiration sera immense.


1914 : Son père exigeant qu’il fasse des études générales et ne se consacre pas exclusivement à la musique, Francis Poulenc ne fréquente pas le conservatoire ; rencontre avec Ricardo Viñes, professeur catalan introduit par Geneviève Sienkiewicz.


1914-17 : Viñes lui enseigne la musique de son temps, celle de Debussy, Stravinsky et Satie ; il l’introduit à Falla, Cocteau (1), Marcelle Meyer et Satie. Le jeune Poulenc fait la connaissance de Darius Milhaud.


1915 : Disparition de sa mère Jenny


1917 : Disparition de son père. Installation chez sa sœur Jeanne (1887-1974) et son mari, rue de Monceau. Grâce à son amie d’enfance Raymonde Linossier (1897-1930), Poulenc découvre le milieu intellectuel et littéraire parisien : premières visites régulières à la librairie d’Adrienne Monnier (La Maison des Amis des Livres), située au 7 rue de l’Odéon, lieu où il pourra faire connaissance avec Aragon, Breton, Eluard et Apollinaire. Ce dernier, qui aura une influence durable sur Poulenc, y lit ses propres poèmes, donne la première des Mamelles de Tirésias en juin, œuvre qui sera mise en musique par Poulenc à la fin des années 40.


Cahier n°1, Préface de Georges Prêtre, éditions Michel de Maule, collection Musique Essai, septembre 2008

Cahier n°2, Préface de Jean-Claude Casadesus, éditions Michel de Maule, collection Musique Essai, avril 2009, ISBN : 9782876232419

En vente ici



(1) Cocteau l’appellera « Poupoule »


Lire aussi : Francis Poulenc : dits et non-dits


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