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expositions-arts

« Etêtés » sensuels par Duran

Publié le par Jean-Yves Alt

Dans les portraits décapités, fragmentés de Duran, l'accessoire devient essentiel.

L'habit fait l'homme, les détails hyperréalistes des parures suggèrent la séduction de ceux qu'elles revêtent, avec bien plus de sensualité que n'en aurait un portrait achevé.

« Etêtés » sensuels par Duran

Duran – Boyfriends of Bridgets Jones

Peinture à l'huile, 146 cm x 114 cm

Site de l'artiste

Tous les droits de représentation, de reproduction et édition restent la propriété de l’artiste DURAN. Il ne pourra en être fait l’exploitation sans que l’artiste en ait pris concrètement connaissance. “ Le droit d’auteur régit par le code de la propriété intellectuelle recouvre le droit moral composé du droit de divulgation, du droit au respect. ”

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Souffle spirituel par Glyn Warren Philpot

Publié le par Jean-Yves Alt

Un jeune homme (mais est-ce bien un homme ?) est agenouillé sur le pas de porte d'une maison en brique. Sa fine cape se soulève sous l'effet d'un vent soutenu. Mais est-ce bien d'un vent dont-il s'agit ici ?

Son regard est entièrement dirigé vers la personne dont on aperçoit l'ombre portée. Ce qui signifie que la vive lumière qui illumine le regard du jeune garçon vient de l'intérieur du logis.

Une pelote de laine et un mouchoir (?) ont été abandonnés sur une table posée sur le parvis de la demeure. La personne qui a ouvert sa porte serait-elle une femme ?

La main droite du visiteur présente une anémone (1) blanche tandis que sa gauche fait un signe pour dire de ne rien craindre. Il est venu annoncer quelque chose.

Souffle spirituel par Glyn Warren Philpot

Glyn Warren Philpot – L'ange de l'annonciation – 1925

Huile sur toile, 112 cm x 87 cm

Si la femme qui accueille est laissée hors champ, en tant que spectateur du tableau, nous sommes, d'une certaine façon, placés à côté d'elle. Même si l'émissaire ne nous regarde pas.

Et pourtant, le point du vue choisi par le peintre nous associe à cette rencontre qui ne révèle son mystère qu'à ceux qui veulent bien le voir.

Un tableau stimulant par sa géniale spiritualité.


(1) Dans la mythologie grecque et plus tard romaine, les divinités des vents ou Anémoi (en grec ancien Ἄνεμοι / Ánemoi, « les Vents » et en latin Venti, « les Vents »), fils d'Éos (l'Aurore) et d'Astréos ou d'Éole, sont les esprits des vents directionnels.

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Rameau précaire par Jean Geoffroy

Publié le par Jean-Yves Alt

Le garçon ne rit pas. Il est seul avec son fagot de bois sous le bras. Il traîne de l'autre main une longue branche.

Son pantalon rapiécé est trop court : il dévoile des jambes maigrichonnes à l'image des morceaux de bois qu'il porte.

Que ressent-il sous son visage impassible ? Son regard semble attiré par quelque chose qu'il a vu ou entendu : il paraît plus désabusé que d'avoir peur.

Sa blouse bleue, aussi usée que son pantalon, semble apporter un peu d'entrain à ce tableau et surtout dévoile la beauté de cet enfant.

Rameau précaire par Jean Geoffroy

Jean Geoffroy (1853-1924) – Enfant pauvre

Huile sur toile, Musée de Bayeux

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Tremblements par Turner

Publié le par Jean-Yves Alt

Aucune architecture distincte de Venise, malgré le titre de ce tableau. Pas plus leur reflet sur l'eau. Comme si, elle et il avaient été dissous par son sujet : la lagune, son ciel et ses brumes diffuses.

Son ciel bleu foncé avec des reflets violets ou rougeâtres ainsi que ses nuages cuivrés, qui masquent les montagnes à l'horizon, sont le véritable sujet de ce tableau.

Seuls quelques pêcheurs dans leurs barques brisent la tentation d'interpréter cette toile comme une abstraction. Pourtant, ces éléments humains restent anecdotiques : ils permettent seulement de mieux saisir l'atmosphère unique de la lagune vénitienne : le tremblement des eaux, de l'air et des brumes.

Tremblements par Turner

Joseph Mallord William Turner – Campo Santo, Venise (détail) – 1842

Huile sur toile, 61,2 cm x 91,2 cm, Musée d'Art de Toledo (USA)

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Présence lumineuse par Bronzino

Publié le par Jean-Yves Alt

Ce portrait représente le duc Cosme de Médicis, de trois quarts, revêtu de son armure solennelle.

Tout ici affirme l'autorité de ce prince toscan, notamment son regard.

Et, quel regard !

Le peintre ne s'est pas contenté de magnifier l'homme à travers sa cuirasse ; il a fait en sorte que la lumière surgisse de son visage et plus particulièrement de ses yeux.

Présence lumineuse par Bronzino

Le duc ne nous regarde pas. Il n'est d'ailleurs pas sûr qu'il regarde quelqu'un ou quelque chose à sa droite.

Ce regard ne joue-t-il pas le rôle d'un masque ? Autrement dit d'une apparence qui traverserait le temps…

Chaque être, fût-il prince, sait que son corps quittera un jour le monde terrestre.

C'est peut-être cela qu'il faut voir dans ce portrait peint par Bronzino : nous sommes tous de passage et, seul, l'artiste est à même de faire s'éterniser une présence terrestre.

Présence lumineuse par Bronzino

Bronzino (Agnolo Di Cosimo dit) – Portrait du duc Cosme Ier de Médicis – 1544/1545

Huile sur bois, 75 cm x 58 cm, Musée Thyssen Bornemisza à Madrid

Une présence qui nous invite à ne pas être indifférents à ce portrait comme aux hommes qui nous entourent.

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