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expositions-arts

Quand Louis Ferdinand Céline illustrait Goya

Publié le par Jean-Yves Alt

« Dans la nuit du village de guerre, l'adjudant gardait les animaux humains pour les grands abattoirs qui venaient d'ouvrir.

Il est le roi l'adjudant ! Le Roi de la Mort ! » (1)

Francisco de Goya – Saturne dévorant l'un de ses enfants – 1819/1823

Huile sur toile, 146cm × 83 cm, musée du Prado, Madrid

(1) Voyage au bout de la nuit, Louis Ferdinand Céline, éditions Gallimard, Folio, 2003, p. 35

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Quand Louis Ferdinand Céline illustrait Jérôme Bosch

Publié le par Jean-Yves Alt

« Une véritable réjouissance générale et morale s'annonçait à bord de l'Amiral-Bragueton. »

in Voyage au bout de la nuit, Louis Ferdinand Céline, éditions Gallimard, Folio, 2003, p. 115

 

Jérôme Bosch – La Nef des fous – 1490/1500

Huile sur bois, 56cm x 32cm, musée du Louvre

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Quand Louis Ferdinand Céline illustrait les conditions de travail…

Publié le par Jean-Yves Alt

« Ça ne vous servira à rien ici vos études, mon garçon ! Vous n'êtes pas venu ici pour penser […]

Nous n'avons pas besoin d'imaginatifs dans notre usine. » (1)

Chaîne de montage de l'usine Citroën – vers 1920

Photographie anonyme

(1) Voyage au bout de la nuit, Louis Ferdinand Céline, éditions Gallimard, Folio, 2003, pp. 224-225

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Quand André Breton illustrait Gustave Moreau

Publié le par Jean-Yves Alt

« J'aime beaucoup ces hommes qui se laissent enfermer la nuit dans un musée pour contempler à leur aise, en temps illicite, un portrait de femme qu'ils éclairent au moyen d'une lampe sourde. Comment, ensuite, n'en sauraient-ils pas de cette femme beaucoup plus que nous n'en savons ? » (1)

Gustave Moreau – La Fée aux griffons – 1876

Huile sur toile, 212cm x 120cm, musée Gustave Moreau

(1) Nadja, André Breton, éditions Gallimard/Folio, 1972, p. 132

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Une Crucifixion de Mathias Grünewald vu par Emile Verhaeren

Publié le par Jean-Yves Alt

« La Crucifixion du Musée de Bâle est d'une tout autre qualité d'art. Elle est très caractéristique et très grünewaldienne. Elle contient en puissance les Crucifixions de Colmar et de Tauberbischofsheim. Elle semble un essai, un germe. Pour la première fois, […] on surprend le drame divin tel que Grünewald le concevait ; nocturne, exacerbé et solitaire, se passant là-bas, quelque part, au bout de la terre, en des tête-à-tête terribles.

Le ciel est d'encre. La terre d'une couleur étrangement verte.

Plusieurs personnages forment un groupe sous le gibet : Vierge, Madeleine, saintes femmes.

Le Christ meurt déchiqueté, bouffi, lamentable. Sa peau semble trouée comme une éponge ; elle dégoutte de sang.

Un soldat cuirassé et casqué lève un geste d'attestation et de proclamation, et ce geste fait prévoir celui du saint Jean-Baptiste au Musée de Colmar, un des plus hauts, des plus grands, des plus éloquents qui soient dans la peinture.

Matthias Grünewald – Crucifixion du Musée de Bâle – vers 1502

On peut donc attester non seulement que cette page du Musée de Bâle est un incontestable Grünewald, mais aussi qu'elle a été peinte, avant toutes les autres qui profèrent un sujet identique. »

in Sensations d'Art, Émile Verhaeren, Éditions Séguier, 1989, ISBN : 2877360261, p. 81

 

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