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Articles avec #films tag

After Hours, un film de Martin Scorsese (1985)

Publié le par Jean-Yves

New-York : le désopilant parcours de Paul Hackett, jeune informaticien, employé d'une banque, qui va de déboires en déboires.

 

Une véritable épreuve initiatique ; l'enfer sur la terre, un enfer dont le personnage principal (Griffin Dunne) ne soupçonnait même pas l'existence, engoncé qu'il était dans son petit confort de rond-de-cuir.

 

L'histoire n'est en rien homosexuelle, pourtant deux scènes sont des clins d'œil plutôt bien vus :

 

● Deux mecs cuirs qui s'embrassent dans un bar anonyme.


● Un grand barbu qui croit s'être fait draguer par le protagoniste principal du film. Ce dernier néglige ce contact avec le désir homo. Perdu dans son histoire il ne voit pas ce baiser et plus tard, il ne comprend pas qu'il a dragué un homme.

 

L'homosexualité est banalisée dans ce film comme elle l'est dans cette ville au point de créer une sorte de banalité de cette réalité.

 

Par le biais de la fable réaliste ancrée dans une fiction accrocheuse, Martin Scorsese traite du matérialisme de notre société, de sa frénésie de consommation, du danger que fait peser sur notre époque la portion congrue réservée à la vie spirituelle, voire purement et simplement son absence.

 

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Deux films que j'aimerais voir…

Publié le par Jean-Yves

Avant que la chauve-souris n'achève son vol, un film de Peter Timar (1989)


Une femme seule avec son fils adolescent tombe amoureuse d'un homme qui préfère bien vite le fils à la mère.



Sortie 234, un court métrage de Michel Langlois (1988)



Dans les grands espaces de la campagne canadienne, un garçon en aime un autre qui n'est pas branché sur les amours masculines.


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Burning secret (Brûlant secret), un film d'Andrew Birkin (1988)

Publié le par Jean-Yves

Andrew Birkin, (le frère de l'actrice), signe avec ce long métrage, une adaptation intelligente et sensible de la nouvelle de Zweig, Brûlant secret (1).


Le cinéaste ne s'est pas contenté de restituer servilement le cadre et l'intrigue du manuscrit original. L'époque déjà est un peu décalée : l’action se situait quelques années avant la Première Guerre mondiale dans le livre. Birkin la transporte quelques années plus tard, au sortir de cette même guerre, en 1919. En outre, alors que Zweig raconte son histoire à travers les yeux du baron séducteur, Birkin a préféré la montrer à travers ceux de l'enfant séduit et déçu. Ce changement de perspective donne au film toute sa personnalité et son trouble, sans trahir Stefan Zweig sur le fond.


Le jeune Edmund, fils d'un diplomate américain et d'une américaine d'origine autrichienne, est asthmatique. Tandis que le père reste à Vienne, la mère et le garçon se rendent dans un palace alpin proche d'un sanatorium, pour une cure hivernale. Pour Edmund, ce lieu magnifique est fort ennuyeux. Aussi, malgré sa très bonne éducation, se laisse-t-il aborder par un riche aristocrate autrichien dont les principaux atouts pour séduire l'enfant sont une luxueuse automobile, des histoires de guerre à n'en plus finir – dont le narrateur est le héros intrépide – et l'attitude plus amicale que paternelle qu'il adopte vis-à-vis du garçon. Celui-ci est très vite séduit, ne jurant plus que par son nouvel ami le baron Alexander interprété par Klaus-Maria Brandauer.


Mais le baron ne considère l'enfant que comme le moyen le plus sûr d'arriver à séduire Sonya, la mère (Faye Dunaway). « Qui prend l'enfant par la main prend la mère par les sentiments », et Sonya se laisse séduire pour des jeux moins innocents. Edmund devient jaloux de l'importance que prend sa mère dans les journées du baron, il se rend compte peu à peu que celui-ci s'est servi de lui pour pouvoir approcher sa véritable proie, pour conquérir une mère que lui, Edmund, n'imagine qu'immaculée.


Le coup de poignard dans le coeur de l'enfant est planté lorsqu'il découvre la réalité physique de cette conquête amoureuse, lorsqu'il surprend Alexander et Sonya dans de tendres ébats.


Il y a dans la réaction d'Edmund quelque chose qui ressemble fort à la déception amoureuse : il est doublement trompé, par son seul amour féminin du moment (sa mère), et par l'étranger qui avait su si bien le séduire.


Son humiliation est double, elle aussi : Edmund se perçoit un peu, en l'absence de son père, comme le gardien de sa mère, et l'adultère rejaillit sur lui à travers l'honneur de son père bafoué ; mais au-delà, il ressent l'humiliation d'avoir été joué parce qu'il ne connaissait pas les règles du jeu du monde des adultes.


En ce sens, Burning secret est un film initiatique, la révélation douloureuse du passage d'un monde à un autre, du code de l'enfance à celui de la société régie par les adultes. Dans ce code-ci, Edmund découvrira aussi l'usage du sous-entendu, voire du non-dit hypocrite, de la chose tue.


David Eberts campe un admirable Edmund. Cet enfant exprime de façon magique cette faculté qu'ont souvent les enfants de modifier un rien à leur visage pour donner une multitude de sentiments et d'émotions.


A noter, le magnifique passage où Alexander lit à Edmund la symbolique poésie de Goethe, Le roi des Aulnes ; ou celui où Alexander apprend à Edmund à nager dans la piscine du sanatorium, ou celui où Sonya, dans les bras d'Alexander, a l'intuition que son fils est en danger et court comme une folle jusqu'à sa chambre pour le découvrir effectivement secoué par une violente crise d'asthme.



(1) Editions Le Livre De Poche, 2002, ISBN : 2253153532


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Agosto, un film de Jorge Silva Melo (1987)

Publié le par Jean-Yves

Agosto (Août) se passe vers le milieu des années 60 et dispense un délicieux parfum. Carlos (Christian Patey), professeur de violon et célibataire endurci, retrouve Dario, un ami d'enfance qui veut lui présenter sa femme Alda.



C'est l'été. Un bel hôtel sur une corniche dominant la mer voilà le décor. Carlos y retrouve aussi un de ses élèves qui joue au gigolo avec une femme sur le retour, et il observe ces deux couples si différents.


Ce qui est très troublant chez Carlos, c'est que célibat signifie, si l'on en croit son comportement, non seulement refus de toute attache, de toute contrainte sentimentale, mais aussi absence de désir, détachement de toute possibilité de dépendance sexuelle.


Aucun indice en tout cas d'un quelconque attrait pour les femmes. On ne perçoit qu'une envie secrète de renouer, avec Dario, d'anciens liens d'amitié – mais qui ne peuvent jamais être vraiment interprétés à travers un désir sensuel. On peut encore percevoir un sentiment de tendresse pour son élève, avec lequel il reste cependant très réservé, même lorsque ce dernier semble le provoquer en l'invitant à la rejoindre sur une plage où il n'y a jamais personne.


Il y a manifestement un désir confus de l'élève, bien qu'il drague en vain Alda, pour son beau professeur, mais on en reste aux suppositions...


Un film magnifique, brillamment maîtrisé, et qui dispense un délicieux parfum.


Il y a aussi le plaisir de retrouver l'exquis Christian Patey, révélé par «L'Argent» de Robert Bresson (1983), et apparu dans Adieu Bonaparte de Youssef Chahine : architecte de profession, Christian Patey ne s'est pas laissé piéger par le miroir aux alouettes du cinéma-star, ce qui est terriblement sympathique.


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Itinéraire d'un enfant gâté, un film de Claude Lelouch (1988)

Publié le par Jean-Yves

Sam Lion, enfant abandonné, élevé dans le milieu du cirque, devient homme d'affaires blasé après un accident de trapèze.



Un père fort et intelligent comme Sam ne peut qu'avoir exercé sur ses enfants une indélébile fascination : aussi sa fille nourrit-elle pour lui un amour aveugle quand elle tombe amoureuse d'Albert Duvivier, c'est parce que celui-ci agit exactement comme l'aurait fait Sam, et pour cause, puisque ce dernier le manipule !


Aussi son fils, Jean-Philippe, devant une image tellement parfaite de l'homme, ne peut-il aimer les femmes et recherche-t-il dans l'homosexualité cette figure masculine inaccessible.


Roi du travelling tous azimuts – à tort et à travers, sans qu'on ait l'impression d'une nécessité –, Lelouch a créé un mélodrame de grande presse à sensation, qui se cantonne dans les clichés, afin sans doute que tout le monde comprenne bien.


Comme tout est poncif, l'homosexualité aussi : le fils homo ne pense qu'à draguer le personnel et à dépenser sans compter, incapable évidemment d'être un gestionnaire efficace.


Pédé = futile !


Tout cela est dans l'Itinéraire d'un enfant gâté ; sans aucune mauvaise intention, sans aucune méchanceté, sans volonté critique. C'est d'une gentille bêtise, voilà tout.


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