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Articles avec #questions qui font ou non debats tag

Haro sur les homos cuirs…

Publié le par Jean-Yves

Cruising, film de William Friedkin devrait être repris sur les écrans…



Accompagné en 1980, d'une odeur de soufre, Cruising, rebaptisé en France La chasse, est un thriller ni bon, ni mauvais qui ne méritait pas le tapage qui a été fait lors de sa sortie.


Le scénario est banal. Un policier est lancé comme appât pour débusquer un tueur de pédés. Pas n'importe quels pédés, des cuirs, ceux qui dérangent le plus et sont fantasmes comme les pires créatures, victimes et bourreaux.


A l'heure où les homosexuels demandent le mariage, il est vrai que ce film ne montre pas n'importe quelle homosexualité. Demander le mariage, même si l'ensemble de la société ne l'accepte pas, est un droit que cette dernière accepte d'entendre car elle donne à l'homosexualité une image acceptable, celle de bons pédés : ce qui est loin d'être le cas des homosexuels montrés dans Cruising, assimilables, je le crains, encore aujourd'hui, à des pervers détraqués aux frontières du pathologique. Comme si le salut tenait à l'image !


Grave est ce racisme anti-cuir qui conforte plus d'un homo ou hétéro. Comme s'il y avait la bonne et la mauvaise sexualité.


Se posera-t-on un jour la question de savoir pourquoi le monde du cuir et son code gêne tant ? La réponse est peut-être dans ce coin secret de notre pensée que nous ne voulons pas admettre.


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Regard sur les homos

Publié le par Jean-Yves

Aujourd'hui, le fait homosexuel irradie les émissions de télévision ; l'homosexualité y est présente au même titre que d'autres éléments, qui font partie du paysage social.



En en une génération, c'est l'image de l'homosexuel, à la télévision, au cinéma, etc., qui a été complètement modifiée. On a, me semble-t-il, dépassé le problème de savoir si l'homosexuel est bien ou mal représenté : il est présent.


Cette banalisation, au bon sens du terme, de l'homosexuel, dans le paysage amoureux, intervenant de la même manière (comique, dramatique, tragi-comique, ordinaire, frustrée, etc.) que l'hétérosexualité, est le signe d'un changement de la société.


Je me réjouis de la fin du temps où les homos ne voulaient faire connaître de l'homosexualité qu'une facette belle, pure, ce qui n'était qu'une négation de la réalité humaine.


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Tabou de l'homosexualité en Chine

Publié le par Jean-Yves

Les homosexuels continuent d'être marginalisés. Au mois de décembre 2001, Cui Zi'en, professeur à l'Institut de cinéma de Pékin (où on lui a retiré la majorité de ses classes), organisait un festival de cinéma gay, interdit par le gouvernement après un week-end. Quelques mois auparavant, les autorités médicales avaient bien déclaré que l'homosexualité n'était plus un « désordre mental » - mais le tabou et les représailles subsistent. Même dans les cercles underground, seuls les cinéastes réputés hétérosexuels osent aborder le sujet : Zhang Yuan avec Côté cour, côté jardin (1996), Liu Bingjian avec Le Protégé de Mme Qing (1999) - dont Cui Zi' a écrit le scénario et où il tient un des rôles principaux - et Li Yu, jeune réalisatrice venant du documentaire, avec Fish and Elephant (2001), le premier long-métrage lesbien, qui, tourné en 16 mm avec des amateurs, est interdit en Chine mais est passé dans plus de soixante-dix festivals.


Bérénice Reynaud *


■ in Entre commerce et création : Nouvelles Chines, nouveaux cinémas, Le Monde Diplomatique (extrait), février 2003


* Enseigne le cinéma au California Institute of the Arts. Auteure de Nouvelles Chines, nouveaux cinémas, Editions Cahiers du cinéma, Paris, 1999



Lire aussi : L'homosexualité dans la Chine ancienne par Robert Van Gulik – L'homosexualité en Chine


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Sur le sexe à l'écran

Publié le par Jean-Yves

De plus en plus souvent, on peut lire dans la presse écrite des éditoriaux qui s'inquiètent du déplacement des normes morales dans une société qui a perdu ses repères traditionnels et dérive au gré des vents.


Et de s'arrêter sur la nature de la sexualité qui envahit le petit écran. A cet endroit de la discussion arrive le critère incontournable : le choix de la qualité.


Les films diffusés par La Cinq ou ARTE, me direz-vous, ne sont assurément pas toujours des chefs-d'oeuvre ! Mais les films classés X de Canal + non plus, et tout un chacun sait que cryptés ou pas, ils sont regardés.


Alors ?


Alors il y a la morale de l'abonné, du riche, il y a le sexe chez soi, à des heures impossibles (les mêmes heures, à peu de chose près d'ailleurs, que pour la culture… après 22 h) ; et il y a l'heure des familles qui, de fait, veulent du sexe à gogo mais n'osent le dire.


Et derrière les foyers familiaux, les enfants, ces chers petits qu'il faut protéger de la souillure du monde…


Et alors ? Où sont-ils les téléfilms et les films qui parlent du sexe et le montrent autrement ? Où sont-ils les discours sur la sexualité qui méritent d'être écoutés sans vomir ? Qui fait quoi pour que la parole et le regard sur le sexe change ?


Le sexe restera honteux, sale et coincé, tant qu'on en parlera qu'à voix basse, qu'on le réduira à la discrétion de la nuit ?


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Prêtre et amant d'un prêtre…

Publié le par Jean-Yves

Suite à l'affaire du prélat homosexuel au Vatican et loin de vouloir entamer une querelle de clochers aussi vaine que stupide, je voudrais seulement poser la question de savoir quel sort, réservent ces religieux, à ceux qui les côtoient, à ceux qui les aiment.


En effet que font ces prêtres de leurs amants ? Que leur disent-ils ? Quelle(s) place(s) accordent-ils à cet amour-union-des-esprits qu'ils revendiquent parfois pour leur vécu d'homme sexué ?


Ne vaut-il mieux pas être prêtre et homo que homo et amant de prêtre ?


Car j'imagine qu'il doit y avoir (toujours ?) contradiction, scission, conflit, que génèrent les propres contradictions, scissions, conflits internes de ces prêtres.


Le prêtre n'est-il pas enchaîné par sa foi qui, outre le fait qu'elle le condamne à la clandestinité (quid alors de l'épanouissement ?), entrave sa liberté en culpabilisant la jouissance de son corps ?


Être lié par le cœur et le sexe à un homme d'Église, est-ce possible au niveau de l'amant ?


N'est-ce pas pire que de s'attacher à un homme marié, que sa femme attend de pied ferme, enfant sous le bras ? N'est-ce pas pire parce que plus subreptice, plus insidieux, plus sournois qu'avec un homme marié ?


Pire parce que les raisons avancées par le prêtre – pour ne pas aller trop loin – sont toujours bonnes, profondes, insurpassables, dictées qu'elles sont par une foi indéracinable…



Sur l'affaire du prélat homosexuel au Vatican, lire aussi un article du site Cathogay.


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