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Articles avec #questions qui font ou non debats tag

Pour un livret de famille fractal par Lionel Labosse

Publié le par Jean-Yves

À court d'arguments pour s'opposer au rouleau compresseur du projet d'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, les parlementaires de droite ont déniché le nouvel argument imparable du livret de famille et autres documents administratifs qui, horreur et damnation, passeraient par pertes et profits la mention sacro-sainte de « père » et « mère » !

 

Qu'est-ce donc que ce livret de famille ? Pas grand chose : un papelard inventé par la France, en 1877, suite à la destruction de l'état civil parisien en 1871. À cette date, le divorce était interdit en France ; il ne fut rétabli que par la loi Naquet du 27 juillet 1884. Jusqu'à la réforme de 1975, le divorce pour faute fut seul admis. Sous sa forme actuelle, le livret de famille a d'ailleurs été créé par décret en 1974, et ne dépend pas de la loi. C'est pourquoi il n'est pas mentionné dans le projet actuel, et cristallise des inquiétudes bien opportunistes.

 

Quel peut-être le sens de ce livret de famille en 2012, alors que nous sommes passés de 5000 divorces par an en 1885 à 134 000 en 2010 ? Il faudrait enquêter pour savoir si un tel livret existe dans les autres pays qui ont déjà adopté le mariage entre personnes de même sexe, et donc si un tel bouleversement « anthropologique » s'abattrait sur notre peuple, comme si le fait que ce soit écrit sur un bout de papier avait un rapport avec le fait qu'on sache ce que sont père et mère !

 

Ce livret de famille ne sert pas à grand-chose d'autre qu'à nous pourrir la vie. S'il contient bien sûr des renseignements utiles sur notre généalogie, ces renseignements pourraient plus efficacement être colligés sur une fiche individuelle. Que peut bien vouloir dire ce bout de papier à l'ère des familles recomposées, alors que la barre de 1 divorce pour 2 mariages a été allègrement dépassée ? Et surtout, alors qu'on est passé du papier au numérique ! Qu'a-t-on à faire d'un livret de papier jauni en un seul exemplaire dont on ne se souvient plus dans quel tiroir on a bien pu le fourrer la dernière fois qu'on en a eu besoin ? Un état civil moderne informatisé réglerait les problèmes d'accès d'un document en un seul exemplaire pour une famille souvent éclatée en deux foyers. Et puis, détail, songe-t-on au remords que constitue ce livret de « famille » pour les couples mariés qui n'auront jamais d'enfants malgré leur désir, stériles ou recalés pour l'agrément d'adoption ? Puisque la gauche empiète sur le terrain de la droite en promouvant le mariage, n'est-il pas savoureux et de bonne guerre que la droite lui glisse sous les pieds cette peau de banane ?

 

Il conviendrait à mon sens, dans le cadre d'une refonte d'un droit de la famille conscient de l'évolution des mœurs, de repenser la notion de filiation en la centrant non plus sur la famille, mais sur l'individu. Pourquoi ne pas fournir à chaque enfant l'accès à un document dématérialisé établissant sa filiation ? Un tel document mentionnerait sur la première ligne les père et mère biologique, puis sur les lignes suivantes, toutes les variantes imaginables de la parenté qui n'entrent pas forcément dans les cases affectionnées par l'administration. Les progrès de la généalogie permettraient aussi, dans la version dématérialisée, un aperçu de l'arbre qui pourrait remonter aussi loin que possible. De même que la BNF, en créant Gallica n'a pas laissé à Google l'exclusivité de la numérisation de ses trésors, ne pourrait-on pas en profiter pour ravir aux mormons l'exclusivité de la numérisation de notre état civil !

 

 

Affiche de Jacques Raffaelli

 

Pour un « mariage pour tous » digne de ce nom, ne conviendrait-il pas de repenser la famille sous un angle fractal, à la fois individuel et collectif ? Tout en écoutant le désir de deux femmes ou de deux hommes de faire couple, nous devrions aussi respecter le droit d'un enfant, c'est-à-dire d'un futur adulte, de connaître, s'il le désire, sa filiation complète. Aligner, comme le propose Marcela Iacub, le statut de géniteur sous X sur celui de l'accouchement sous X, en préservant la possibilité au père ou à la mère de changer d'avis si dix-huit ans après, l'enfant manifeste le désir de le ou la connaître ; réfléchir aussi à l'anonymat du don de sperme, anonymat supprimé en Grande-Bretagne depuis 2005. Le « mariage pour tous » et le livret de famille limités à deux parents de même sexe ne risquent-ils pas de favoriser la spoliation du père ou de la mère biologique de sa parenté en plus de sa parentalité ?

 

Pourquoi les lobbyistes gays et lesbiennes s'obstinent-ils à réclamer un mariage prétendument « pour tous » limité à deux personnes, tout en prônant d'autre part des projets de filiation à trois ? Un état civil moderne se devrait de clarifier les choses, plutôt que de plaquer la variété du vivant dans le lit de Procuste de la famille monogame ! Oui, comme dans une figure fractale, une famille moderne peut cacher un lien de parenté identique sous un autre ; une mère peut cacher une autre mère, et une fratrie fractale peut se révéler à tiroirs. D'où la nécessité, plutôt que d'imposer à la hussarde cette réforme étriquée du « mariage pour tous », d'ouvrir un vaste chantier éthique sur tous les aspects du droit familial.

 

par Lionel Labosse,

 

auteur de Le contrat universel : au-delà du « mariage gay » , éditions À poil, 2012

 


Lire cette chronique dans sa version complète sur le site de Lionel Labosse altersexualité.com


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Tous les hommes sont en puissance d'être des homosexuels

Publié le par Jean-Yves

Dans « La Vie matérielle », somme de réflexions, Marguerite Duras avance :


« Les hommes sont des homosexuels. Tous les hommes sont en puissance d'être des homosexuels. Il ne leur manque que de le savoir, de rencontrer l'incident ou l'évidence qui leur révélera. »


Cette conviction de Duras, pour apparaître judicieusement pesée, ne me laisse pas moins rêveur. Autant dire que l'auteur de «L'Amant» croit au Père Noël. Même si la tentation me prenait de décider qu'elle voit juste !


Est-il vrai que l'homme ait, naturellement, une part homosexuelle ? Sans doute. Freud, les «psys» et des tas d'observateurs des pulsions l'ont reconnu. Mais, et qui mieux que les hommes eux-mêmes le saurait ? Cette part homo, dans la majorité des cas, est infinitésimale. Elle est virtuelle, sous-jacente, enfouie, le plus souvent farouchement inécoutée par eux. Ce qui ne se manifeste pas existe-t-il ? Cette part est là, mais à la façon dont chacun de nous contient un faiseur de hold-up, d'aventurier, ou pis que cela. Ça reste du domaine du fantasme.


Ou alors, si Marguerite Duras a raison, les hommes sont des lâches. Ils continueraient de feindre de placer la femme au-dessus de tout, de vouloir en devenir le maître ou l'esclave, et son associé dans le plaisir hétérosexuel, uniquement pour céder à ce que l'on appelle la norme. Le monde serait plein de mâles sacrifiant leur véritable goût à la société abusive. S'il en était ainsi, cette question se poserait : Qu'est-ce qui a fait que l'homme, au cours des siècles. a répudié sa congénitale homosexualité – selon Duras – pour vivre en porte-à-faux des amours avec le sexe opposé ?


Toutes réflexions faites, je pense que ce que l'homosexuel souhaite n'est pas de voir tous les hommes se jeter les uns sur les autres. Il se réjouirait plus simplement que beaucoup de ceux qui ont une tendance uraniste refoulée, osent admettre : « J'en suis » et agissent en conséquence avec leurs homologues.


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Pissotières ou jarretière, faut-il choisir ? Pour un débat démocratique par Lionel Labosse

Publié le par Jean-Yves

La devise républicaine d’« égalité » ne contiendrait-elle pas parfois des sous-entendus « contre-nature » notamment en tant que négation de la justice. Lionel Labosse, en réaction, à un article de Yannick Barbe paru dans Libération du 10 octobre 2012, a raison de s’indigner du manque de justice qui se cache derrière l'« égalité des droits » réclamée par Monsieur Barbe.

Ne jamais être dupe d'une morale qui n'est qu'aux lèvres de ceux qui la prêchent, telle est la devise que je pense partager avec Lionel Labosse.

Jean-Yves Alt

 


 

Benoît Duteurtre, qui avait déjà publié le 2 juin 2004 une tribune dans Libération intitulée « Noce gay pour petits-bourgeois », a récidivé avec à peu près les mêmes arguments dans Libération le 5 octobre 2012 (« Pourquoi les hétéros veulent-ils marier les homos ? »), ce qui lui a valu une volée de bois vert de Yannick Barbe, rédacteur en chef de Yagg.com, qui, dans une tribune du 10 octobre (« M. Duteurtre, gardez votre placard ! »), le renvoie avec élégance à une, je cite, « nostalgie romantique pour les pissotières ».

 

Puis Yannick Barbe nous ressert l’éternelle tarte à la crème de l’« égalité », dont les gays et lesbiennes qui ont voix au chapitre de la haute militance nous rebattent effectivement les oreilles depuis des lustres.

 

L’un des arguments de Yannick Barbe, qui n’évoque pas le fond du problème mais se contente d’invectives et autres « pissotières », est de demander à Benoît Duteurtre, et au-delà, aux altersexuels qui ne cèdent pas à cette obsession du « mariage gay » : « Étiez-vous à la Marche des fiertés LGBT de Paris en juin dernier, qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes au nom de l’égalité des droits ? ». 

 

La gay pride : no logo !

 

[…] Je n’y suis pas allé cette année, pour la première fois depuis 1988. Je ne supporte plus d’être assimilé à ce mot d’ordre imposé par des terroristes intellectuels. Et par solidarité avec Louis-Georges Tin, qui au moment de cette marche, était en grève de la faim pour obtenir la dépénalisation mondiale de l’homosexualité, reprochant à François Hollande de ne pas tenir ses engagements à cet égard. Mais sans doute pour M. Barbe, Louis-Georges Tin était-il aussi, comme Benoît Duteurtre, un de ces aristocrates méprisant les parias « souffrant-e-s, dans l’ombre, toléré-e-s pour peu que nous restions dans notre espace confiné qui est celui, au final, de l’illégalité » ? Quand je croise chaque jour dans les rues des centaines de personnes sans domicile quémandant une pièce pour manger, j’ai honte non pas du fait que des homosexuels demandent le mariage, mais qu’ils et elles le fassent en arguant de l’égalité. […]

 

Le fond du problème

 

[…] j’aimerais que vous nous donniez la liste des débats contradictoires menés ces années dernières auprès des altersexuels de base, dans les 120 centres LGBT de France ; la liste des consultations et débats menés dans la presse gay, les articles publiés sur votre site évaluant les tenants et les aboutissants des diverses voies (amélioration du pacs ou mariage ?), avant que les militants de l’aristocratie LGBT décident comme un seul homme de prétendre en notre nom à une seule et unique revendication ?

 

Les questions oubliées du débat

 

1°. Puisqu’il est question d’« égalité », qu’en est-il de l’égalité des bisexuels avec les monosexuels ? Le lecteur attentif aura remarqué que si dans la première ligne de votre article, vous prétendez parler au nom de, je cite, de « nous, lesbiennes, gays, bi et trans, au plus profond de nous-mêmes », dès le deuxième paragraphe de votre libelle, les bi et trans se sont envolés et, dans la peau de chagrin du mariage où vous voulez à tout prix nous chiffonner, ne restent que, je cite, « les gays et les lesbiennes ». […] Au nom de quelle prétendue « égalité » leur refuser, refuser à leurs enfants, une reconnaissance égale de leur solution de vie ? […] Quid de votre « égalité », monsieur Barbe ? Quid de la liberté, le 3e pilier de notre devise nationale ?

 

2° Le pacs, qui a connu un succès inespéré depuis sa création en 1999 (preuve qu’il n’est pas un « sous-mariage » comme le prétendent nos lobbyistes LGBT), devrait logiquement dépasser le nombre de mariages par an, grâce aux améliorations qui lui ont été régulièrement apportées. N’est-il pas à craindre que le « droit au mariage » une fois établi, le législateur, non seulement mette fin à toute amélioration du pacs, mais supprime même certains des avantages chèrement obtenus, s’il ne supprime pas carrément le pacs ? […]

 

Un « mariage gay », et un enterrement du pacs

 

3° N’est-il pas à craindre que, le mariage une fois obtenu, la naturalisation soit définitivement impossible pour les couples binationaux pacsés dont un des partenaires est extra-communautaire ? […] Connaissez-vous le coût d’un divorce ? Alors pourquoi obliger à se marier ceux d’entre nous qui souhaitent s’unir à un étranger ? […]

 

4. Votre obsession va-t-elle également rendre impossible une autre amélioration du pacs, celle qui aurait consisté à ce que les « ministres d‘un culte » (article 433-21 du code pénal) soient autorisés à procéder au mariage religieux après un pacs, et non pas seulement après un mariage civil ? Et que les dérogations pour un mariage à 17 ans pour « motifs graves » (article 145 du code civil) soient également possibles pour un pacs ? Pourtant, le pacs n’offre-t-il pas, avec sa possible rupture par simple lettre recommandée, une protection supérieure au mariage, notamment pour les jeunes filles plus faibles économiquement (donc incapables de payer un avocat pour divorcer), celles-là mêmes qui sont souvent contraintes à des mariages précoces pour raisons religieuses ? Avec ces améliorations et celle que j’aborde dans le point suivant, le pacs aurait définitivement dépassé et ringardisé le mariage, et en l’espace de dix ans nous aurions abouti à une égalité de fait, tout en en finissant avec l’horrible gale du divorce qui gâche la vie de plus d’une centaine de milliers de familles chaque année (la barre des 50 % de divorces par rapport aux mariages a été récemment franchie).

 

Le nerf de la guerre : qui va payer ?

 

5. Abordons maintenant un point névralgique négligé de toutes parts depuis que le débat est lancé, c’est la question financière. Qui va payer le coût du mariage ? Loi ou pas loi, les homosexuels sont dans leur immense majorité des célibataires. Votre loi va entraîner des conséquences fiscales et financières. Au niveau fiscal, qu’est-ce qui justifie que des couples, qu’ils soient de sexe identique ou différent, paient moins d’impôts pour la seule raison qu’ils sont mariés ? Qu’est-ce qui justifie que lors d’une succession, les enfants d’un couple pacsé ou en union libre, soient spoliés au profit des enfants d’un couple marié ? Est-ce cela, votre prétendue « égalité » ? Vous qui êtes avec vos pairs, un chevalier blanc du mariage et de, je cite, l’« égalité », expliquez-nous un peu comment vous entendez cette « égalité » d’une part entre les couples mariés qui bénéficieront non seulement de déductions d’impôts, mais aussi d’une pension de réversion, alors que les pacsés iront se brosser, d’autre part entre les célibataires et les couples ? Le seul fait de vivre à deux ne constitue-t-il pas déjà un avantage conséquent, surtout à notre époque où le prix du logement voit sa part augmenter de façon phénoménale dans le budget des ménages ? Je vous prie de bien vouloir expliquer aux lecteurs gays de votre site que ceux d’entre eux qui sont célibataires vont voir leurs impôts augmenter et leur retraite baisser pour financer le mariage des couples de même sexe. […]

 

Pour conclure, cher Monsieur Barbe, je suis d’accord avec Benoît Duteurtre, et lorsque vous militez pour cette dragée que je trouve poivrée, mais que vous êtes libre de trouver sucrée, je vous prie de bien vouloir éviter de parler en mon nom, et je demande aux militants qui dirigent la modeste association parisienne intitulée « Inter-LGBT », de cesser à l’avenir de nous imposer un slogan unique en tête de la « marche des fiertés ».

 

Pissotières ou jarretière, vous n’avez pas le monopole de la rancœur.

 

Lionel Labosse

auteur de Le Contrat universel : au-delà du « mariage gay »

 

Lire l'article complet de Lionel Labosse

 

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Le droit d'être contre par André Comte-Sponville

Publié le par Jean-Yves

Un député de l'UMP fut condamné pour homophobie (avant que le jugement, d'abord confirmé en appel, ne soit annulé par la cour de cassation), parce qu'il avait prétendu que l'homosexualité était « moralement inférieure » à l'hétérosexualité.


[…] c'est un avis que je ne partage aucunement, mais je m'étonne qu'on y ait vu un scandale ou un délit. N'a-t-on plus le droit, en France, d'être catholique ? Que l'homosexualité, dès qu'elle passe à l'acte, soit un péché, cela me paraît une idée bien sotte, mais qu'on trouve, sauf erreur de ma part, dans toutes les grandes religions.


Faut-il les interdire toutes pour homophobie ? Ou bien serait-ce déjà de la religiophobie ?


Attention de ne pas devenir phobophobes ! Si tout se vaut, rien ne vaut. Ce refus de tout refus, cette haine de toute haine, ne serait en vérité qu'une forme très sort de nihilisme, qui vouerait nos démocraties à l'inertie puis à la mort. On a le droit d'être contre, et même de haïr, tant que ce combat ou cette haine portent sur des idées, non sur des êtres humains qu'on prétendrait pour cela inférieurs aux autres.


Celui qui affirme que les homosexuels sont inférieurs en droit et en dignité aux hétérosexuels n'est pas seulement un imbécile. Il remet en cause l'unité fondamentale de l'espèce humaine (c'est en quoi l'homophobie, ainsi définie, est une forme de racisme), et doit à ce titre être condamné. […]


Méfions-nous du politiquement correct, du consensus mou, de la tyrannie des bons sentiments ! Tous les hommes sont égaux en droit et en dignité, mais toutes les idées ne se valent pas. Le droit d'être contre fait partie des droits de l'homme.


André Comte-Sponville


in Le Monde des Religions, juillet-août 2009, page 82


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Les études sur la sexualité : quel avenir ?

Publié le par Jean-Yves

Historiens et sexologues auraient besoin de porter une plus grande attention à la formation sociale des mœurs sexuelles, à leur chorégraphie et à leur architecture, aux représentations et aux présupposés des actes sexuels. La relation entre le fantasme et le comportement sexuel ou celle liant le contexte social avec les pratiques sexuelles devraient donner lieu à plus de recherches.

 

La sexualité est un phénomène en constant changement, c'est une manifestation de la culture du corps. Jusqu'à récemment, les sociologues considéraient les actes sexuels comme un phénomène biologique, comme un socle naturel dans un environnement social, et par conséquent ils ont peu ou pas analysé la nature sociale de ces actes. Et ignoré les implications historiques, sociales et politiques des mœurs sexuelles.

 

Des questions n'ont jamais été analysées historiquement et sociologiquement. Pourquoi les bordels avec leur tenancière ont-ils disparu ? Pourquoi le cuir s'est-il imposé comme un signe de relation sadomasochiste ? Pourquoi l'hétéro ou l'éphèbe disparaissent-ils de l'imaginaire homosexuel alors qu'ils constituaient une figure centrale dans les romans de Forster, Ackerley ou Proust au début du XXe siècle ? Et comment peut-on lier ce fait à l'homogénéisation et à l'intégration de l'homosexualité dans la société actuelle ?

 

La sexualité est un phénomène social souple et historique, non une entité clinique ou naturelle.

 

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