Sur la Faute originelle, autre lecture des écritures
La « Faute originelle » a-t-elle à voir avec une faute morale ? Cet événement n'est-il pas à lire comme le passage d'un état à un autre ?
Ne faut-il pas envisager l'expulsion du jardin d'Éden comme la parturition de l'homme humain par Dieu ?
Dans le jardin, Ève et Adam, ne seraient alors que des embryons ; ils ne seraient pas encore nés. Le péché ne serait plus alors d'avoir mangé la pomme de l'Arbre du bien et du mal, d'avoir connu une partie du secret divin. La Faute, et sa conséquence, c'est l'accouchement par Dieu, de l'humain, et l'obligation qui est faite à cet humain de se multiplier, de s'accroître.
Auparavant, l'homme et la femme apparaissaient comme en train de jardiner l'Éden jusqu'à la fin des temps, dans un état fœtal éternel.
La Faute, c'est la naissance de l'homme en tant que tel. La Faute est la rupture historique de Dieu avec sa créature. La Faute entraîne aussi une nouvelle solitude de Dieu.























