Eric Verdier analyse l'homophobie
La première conséquence de l’homophobie est l’isolement. Et, pire encore, l’isolement d’une partie de soi-même. Quand on travaille sur la question du suicide, on n’est pas uniquement face à l’homophobie ambiante, mais aussi face à l’homophobie intériorisée. Ces jeunes se sont construits avec une absence totale d’encouragement et de dispositif de référence. Et je ne parle pas là de l’exemple d’un Bertrand Delanoë, qui fait son coming-out, car cela, les jeunes en souffrance s’en fichent, au fond. Ils ont besoin de modèles de proximité, afin de réaliser que vivre ouvertement sa singularité n’est pas mal en soi.
Eric Verdier, L’Humanité du 17 mai 2005























