Eclipse Totale (Rimbaud-Verlaine) un film d'Agnieszka Holland (1997)
1871. Sur le quai d’une petite gare des Ardennes, Arthur Rimbaud, 17 ans, attend le train pour Paris, où il doit retrouver Paul Verlaine. Mais à la gare de l’Est, les deux hommes se ratent et Rimbaud gagne seul le domicile de son hôte. Il y fait la connaissance de l’épouse de Verlaine, enceinte de huit mois, et de sa belle-mère.
Son manque de savoir-vivre et sa mise négligée effarouchent les deux femmes, qui s’étonnent que Verlaine, le reçoive avec tant d’égards. Ce dernier voit en effet en Rimbaud un poète de génie et ne tarde pas, malgré les réticences de sa femme, à partager sa vie de bohème.
La cinéaste d'origine polonaise, pour son film produit par les Américains, a choisi de ne s'intéresser qu'à la relation (sexuelle, physique, fantasmatique, irrationnelle) des deux poètes. C'est de cette quasi absence de hors champ sur la création littéraire, sur la famille de l'un et de l'autre, que naît l'intérêt de son film : montrer à nu un lien qui fut tout sauf purement intellectuel, entre un jeune homme exigeant, rebelle, provocateur, sûr de son pouvoir et de son génie, et son aîné, suicidaire et masochiste.
Et c'est de leur confrontation au sordide partout présent (sexe et manque d'argent mêlés) que naît la force d'une mise en scène par ailleurs assez lourde.
Garçon pauvre, mais chéri par une famille unie, Charlie est admis dans ce temple de la confiserie qu'est la gigantesque et mystérieuse chocolaterie de Willie Wonka (Johnny Deep). Quatre enfants accompagnent Charlie : un obèse qui s'empiffre à tout-va, une capricieuse chipie, un accro des jeux vidéo prétentieux et une arrogante Barbie.
Le film s'ouvre sur le couple d'amants Lai-Ho dans une scène de sodomie superbement filmée. Les deux garçons vivent en couple et décident de quitter Hong Kong pour l'Argentine dans le seul but de voir les
Que reste-t-il de ce qui fait l'essentiel de nos vies, une fois la mémoire disparue ? Cet essentiel n'est-il pas inscrit au cœur de nos fibres, de notre regard, de notre personne ? Même le dernier souvenir effacé, un « je ne sais quoi » persiste alors de l'attirance entre les héros, comme si celle-ci ne se résumait pas aux souvenirs communs.
Mais Emmanuel Carrère s'interdit tout artifice : cette moustache, le spectateur l'a bien vue. Il ne peut que partager le trouble de Vincent Lindon. À ce jeu, l'acteur, en digne héritier du burlesque, excelle. Il livre toute la gamme des émotions, de l'amusement à la peur panique, du désespoir à l'apaisement. Car la Moustache, c'est aussi le récit d'un homme qui perd un peu de lui-même, mais finit par se trouver. Non sans un détour par Hong Kong et par l'étrange.






















