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Articles avec #mon carnet tag

Personne n'a pas à défendre une sexualité plus qu'une autre

Publié le par Jean-Yves Alt

Le désir du corps masculin n'est pas l'exclusivité de l'homosexuel. Mais tenter d'exprimer la confusion des désirs est peut-être plus grave et plus subversif que décrire un amour homosexuel ou défendre l'homosexualité.

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Le problème du désir

Publié le par Jean-Yves

« La fidélité du chien n'exige rien, pas un devoir. Son amour se contente d'un os. Les chiens ? On les fait coucher dehors, on leur parle comme à des charretiers, on leur aboie dessus, on les nourrit des restes et de temps en temps, vlan ! une baffe dans les côtes. Ce qu'on leur offre en coups, ils nous le rendent en bave. Et je comprends soudain pourquoi les hommes ont fait du chien leur meilleur ami : c'est une pauvre bête dont la soumission n'a pas à être payée en retour. Une créature qui correspondait donc parfaitement à ce que l'homme est capable de donner.

 

Nous jouons sur la plage. Je leur lance l'os de cerf déniché par Aïka. Ils ne se lassent jamais de me le rapporter. Ils en mourraient. Ces maîtres m'apprennent à peupler la seule patrie qui vaille : l'instant. Notre péché à nous autres, les hommes, c'est d'avoir perdu cette fièvre du chien à rapporter le même os. Pour être heureux, il faut que nous accumulions chez nous des dizaines d'objets de plus en plus sophistiqués. La pub nous lance son "va chercher !". Le chien a admirablement réglé le problème du désir. »

 

Sylvain Tesson

in « Dans les fôrets de Sibérie », Gallimard, 2011, ISBN : 978-2070129256, pp. 155/156

 

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Ce qui peut me rendre pire

Publié le par Jean-Yves

Le crime de mon voisin le rend peut-être pire que moi, il ne me rend pas meilleur que lui. Au contraire, en le rendant pire, il pourrait bien me rendre pire du même coup.

 

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« Eclairer » nos parts d'ombres, nos blessures...

Publié le par Jean-Yves

Cela peut susciter des résistances car émergent alors toutes les fausses représentations concernant les relations que nous avons entretenues avec les autres : Je n'ai pas intéressé mes parents… je n'ai pas été aimé, donc je ne suis pas digne d'être aimé...

 

Il ne s'agit pas de gommer ces blessures mais d'en prendre conscience pour les mettre à distance tout en acceptant de « vivre avec ».

 

Que m'est-il arrivé ? : C'est la reconnaissance de sa blessure qui peut prendre du temps. Il n'est pas question de juger l'autre – mais de discerner le comportement qui a fait du mal.

 

Qu'ai-je fait de ce qui m'est arrivé ? Que vais-je faire de ma réalité d'aujourd'hui, de ce que je suis devenu ? : Je crois qu'il faut accepter la réalité de son histoire – ce qui est très différent de la résignation. Il y a alors des étapes de souffrance, de révolte, des états dépressifs.

 

Puis peu à peu, la souffrance, même si elle demeure, ne détruit plus. Le regard a changé.

 

Le risque est d'attendre à tout prix une guérison. Ce terme est très beau mais un peu piégeant : on ne revient pas à un stade antérieur et la guérison n'est jamais totale, immédiate, magique…

 

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Bonne année décalée à tous mes lecteurs

Publié le par Jean-Yves

CHAT GEANT OBSTRUANT LA RUE

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