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Marché de la poésie de Bordeaux

Publié le par Jean-Yves Alt

La librairie Olympique et Pierre Mainard éditeur présentent

Marché de la poésie de Bordeaux

mardi 10 mars 2015 / Halle des Chartrons

Rencontre/dédicace à 17h00 avec Christophe Massé et Franck Garcia

Soirée théâtrale à 20h00 : Dans le jardin de mon père de Claude Guerre

entrée gratuite

petits mets et verre de l’amitié avant la lecture théâtrale

- Christophe Massé, né à Perpignan, vit à Bordeaux depuis 1998. Son travail plastique est politique, sociologique, esthétique, voire décoratif. Celui consacré à la littérature est poétique, philosophique, polémique. Son combat artistique s’apparente à un marathon, où l’important n’est pas de porter des chaussures fluorescentes et un sponsor sur le dos, mais de participer. Une posture qu’il illustre en animant “Sous La Tente”. Un lieu où les rencontres font naître des projets, comme celui d’associer la poésie et la peinture...

- Franck Garcia, se lève tous les matins depuis le 1er novembre 1971. Sa peinture s’affiche comme propos : un portrait anonyme, une nature morte en mutation, une vanité en guise d’espace formel, une figuration muette, cherchant à “être” entre gestation et achèvement [...]. Ce peintre, largement exposé, incarne la jeune génération avec talent. Salué dans de nombreuses publications, il édite lui-même, depuis 1989, La Pomme de Discorde. Dans ce poème libre, lucide et nostalgique, se dessine une vie, ponctuée par les dessins de Franck Garcia. C’est la vie de l’auteur qui, face à la cruauté de l’histoire et du monde, puise dans la palette du peintre Van Gogh, la lumière qui le ramènera à la vie.

Marché de la poésie de Bordeaux

- Claude Guerre, est né en 1948 à Avignon où il a appris les métiers du théâtre auprès d’André Benedetto. Amoureux des mots, il fonde sa compagnie dans les années 80 et monte ses propres textes. Sa curiosité pour les auteurs contemporains grandit et il met en scène les œuvres de Laurence Vielle, Georges Bataille, René Char ou encore Bernard Noël. Ce goût des écritures se poursuit dans les années 90 et pour 15 ans à France Culture où il œuvre à la réalisation radiophonique des écritures contemporaines. De 2006 à 2012, il prend la direction de la Maison de la Poésie, institution unique en France créée par Pierre Seghers en 1983, à laquelle il donne un nouvel essor. Dans ce poème, publié en 2009 par Pierre Mainard, il livre l’histoire d’une vie en train de se faire en se défaisant. C’est l’histoire d’un mec avec lui-même. Ce sont des vers de huit et de neuf, des masculins et des féminins qui se cherchent et parfois se trouvent. Ce sont 2250 vers de rappeur pour être dits en musique.

■ “Van Gogh comme ailleurs” poème de Christophe Massé accompagné des dessins et peintures de Franck Garcia, Pierre Mainard Editeur

■ “Dans le jardin de mon père” de Claude Guerre, Pierre Mainard Editeur

En savoir plus sur l’ensemble de la manifestation

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Des ancêtres un peu encombrants : un groupe d'homosexuels juifs révolutionnaires par Jérôme Bernay

Publié le par Jean-Yves Alt

Durant l'Antiquité, les Juifs de Palestine se firent remarquer par une inaptitude particulière à supporter l'autorité d'un autre peuple. Ce goût pour la liberté nationale se muait en fureur lorsque le maître, non content d'exiger obéissance et contributions, voulait faire accéder les Juifs aux lumières d'une civilisation qu'il disait supérieure. Ainsi les Romains furent particulièrement obstinés et tentèrent pendant plus d'un siècle s'imposer aux Juifs les joies de la civilisation gréco-romaine et de l'intégration à un grand empire. A partir du milieu du premier siècle avant notre ère, la Palestine fut constamment agitée de troubles, tant sociaux et politiques que religieux : des illuminés se levaient pour la justice sociale ; des prophètes vrais ou faux entraînaient les foules le temps d'une passion ; la haine pour l'occupant romain allait jusqu'à jeter des nantis dans la révolte. Sous Néron, ce fut l'explosion et les Romains mirent quatre ans à reprendre Jérusalem qui tomba en 70.

La résistance désespérée de Jérusalem assiégée fut conduite par les plus extrémistes des chefs de partis. La menace de la catastrophe finale n'avait pas pour autant créé l'union entre les factions, qui avaient coutume de s'entre-tuer lorsque l'assiégeant prenait un peu de repos. C'est dans ce contexte que le parti des Galiléens menait la lutte avec des méthodes bien particulières. Notre seule source est l'historien juif Flavius Josèphe qui écrivit en deux livres (1) l'histoire de son peuple et de la destruction de son état. Soucieux de trouver des responsables et de justifier sa position fort modérée, il imputa la fin d'Israël aux extrémistes révolutionnaires. Autant dire que son témoignage est partial et qu'il a chargé de tous les péchés de son peuple des résistants farouches. Laissons-lui cependant la parole (2) :

« Parmi les Zélotes, le contingent des Galiléens se distinguait par son imagination dans le mal et son audace... Leur désir de pillage était insatiable et ils n'arrêtaient pas de perquisitionner dans les riches demeures ; l'assassinat des hommes et le viol des femmes était leur amusement ; ils dévoraient leurs dépouilles arrosées de sang et, ne sachant qu'inventer, prenaient sans vergogne les mœurs des femmes, arrangeaient leurs cheveux avec soin, portaient des vêtements féminins, s'inondaient de parfums et se faisaient les yeux pour rehausser leur beauté. Non contents d'imiter la coquetterie des femmes, ils prenaient leurs passions et ils imaginaient des amours contre nature. Ils se vautraient dans la ville comme dans un bordel et souillaient la cité toute entière de leurs actions impures. Mais, avec une apparence de femme, ils avaient un bras d'assassin et, s'approchant avec une démarche lascive, ils se transformaient brusquement en guerriers, tiraient leur glaive de dessous leur robe fine et colorée, et transperçaient qui ils rencontraient. »

Selon Josèphe, c'étaient donc des folles tordues particulièrement meurtrières. Le témoignage n'est pas exempt de contradictions (3) et Josèphe sacrifie aux poncifs quand il charge de tous les défauts des révoltés, surtout quand ils sont d'origine populaire et font payer les riches. Mais, ceci posé, un certain goût pour le travestisme et la sexualité homophile (passive) semble bien avoir caractérisé cette troupe.

L'indignation de Josèphe s'explique d'abord par la répugnance de toutes les civilisations méditerranéennes et proche-orientales anciennes pour les homosexuels passifs. Tout homme dominé par un autre perd sa virilité et son aptitude à combattre. Mais ici les Galiléens, selon Josèphe qui ne pensait sans doute pas à mal, sont toujours prêts à sortir leur glaive de sous leur robe... Si par leur infamie ces Galiléens insultent Dieu, par leur accoutrement, ils renient les traditions de leur peuple : les Juifs, au moins les pratiquants stricts, avaient toujours considéré comme une trahison l'adoption des modes de vie orientaux ou grecs, ce qui est traduit ici par l'usage de robes flottantes et colorées pour les hommes : doublement coupables, ces gens ne pouvaient être d'authentiques défenseurs d'Israël, mais seulement des brigands sans idéal.

Les historiens contemporains nous ont montré qu'il fallait prendre ses distances avec les condamnations de Flavius Josèphe et que les zélotes juifs étaient plus proches d'authentiques révolutionnaires que d'affreux pillards (4). Les Galiléens de Jean de Giskala méritent une place dans la galerie déjà bien remplie des homophiles passés à l'Histoire. Leur spécificité de travestis les rend certes un peu encombrants : ils n'ont pas le caractère exemplaire et justifiant des virils hoplites de Sparte ou des amis du bataillon sacré thébain. Mais leur conduite provocante n'est-elle pas un défi au milieu qui les refusait, au peuple qu'ils ont pourtant défendu, à leur manière, jusqu'à la mort ? Les convulsions de la Palestine au début de notre ère peuvent expliquer ces comportements aberrants ; à une époque où trente mille personnes se rassemblaient pour suivre dans le désert un prophète égyptien (5), où n'importe quel de vos amis pouvait se révéler votre meurtrier (6), on n'est pas surpris de l'apparition de ce groupe inversant les valeurs traditionnelles, associant en une sorte d'androgynie tant physique que morale les comportements vus traditionnellement comme mâles ou femelles.

Et sont-ils si honteux et inavouables ? Jusqu'à ce que les nécessités de la guerre moderne leur imposent plus de discrétion, les militaires, tenus habituellement pour les archétypes de la virilité occidentale, ont toujours eu un goût prononcé pour le clinquant et la couleur. Les S.A. en porte-jarretelles, les S.S. emplumés d'un boa appartiennent au sinistre délire nazi avant de permettre l'épanouissement des phantasmes ou du talent des cinéastes et des metteurs en scène de travestis. Et les bersagliers devant le Quirinal, les Saint-Cyriens un jour de 14 Juillet, n'arborent-ils pas plus de plumes qu'une reine d'Angleterre un jour de Derby ?

(1) Les Antiquités Judaïques et La Guerre Juive (ou Guerre des Juifs)

(2) Guerre Juive, IV, IX, traduction P. Savinel, pp. 403-404

(3) Au début de l'extrait, Josèphe évoque le viol des femmes

(4) Par exemple, S. Applebaum, The Zealots : the case for revaluation, Journal of Roman Studies, 1971, pp. 515-170, ainsi que l'introduction de P. Vidal-Naquet à la traduction de P. Savinel (Editions de Minuit)

(5) Guerre Juive, II, XIII, 3

(6) Idem, II, XIII, 5

Arcadie n°301, Jérôme Bernay, janvier 1979

 

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Gibier de passage, Maurice Périsset

Publié le par Jean-Yves Alt

La ville de Hyères est en ébullition, non seulement parce que cet été est particulièrement torride mais aussi parce que la pièce de Jean Anouilh, « Becket ou l'Honneur de Dieu », va être jouée sur le parvis de l'église saint Paul.

Le commissaire Jardet, notable de la ville, et son fils Raphaël assistent à la représentation. Le jeune homme est étonné de voir Serge Damien, du même âge que lui, la vingtaine, comme spectateur car il est connu pour sa simplicité d'esprit et aussi pour sa phobie des chats. Raphaël est en même temps intrigué par le curieux manège de deux motards qui semblent surveiller Serge. Ce dernier quitte d'ailleurs le spectacle avant la fin.

Au cours de la représentation, un policier de garde appelle le commissaire en urgence car un jeune motard a été retrouvé assassiné – une balle en plein cœur – à proximité d'un lieu de drague homosexuelle, le jardin Denis.

Le commissaire Jardet « déteste la répression pour la répression » (p. 35) :

« Et puis, les attentats publics à la pudeur à 2 ou 3 heures du matin, je trouve que ça fait un peu ridicule, de nos jours. Je me refuse à pousser l'hypocrisie jusque-là... Je sais, je me dois de faire appliquer la loi... » (pp. 35-36)

Le lendemain, Serge Damien ne se présente pas à son travail – le service municipal des espaces verts. Il est retrouvé, peu de temps après, mort dans le grenier de la maison qu'il partage avec son frère Emile et sa belle-sœur Sylvie. Un bifteck cru coincé au fond de sa gorge, et, déposé, sur son corps, du mou que l'on réserve d'habitude aux chats. S'agit-il d'un crime rituel ?

Le commissaire Jardet apprend très vite que Serge entretenait, avec sa belle-sœur Sylvie, des relations très tendues, que le soir de la pièce de théâtre, Serge devait retrouver son amie (pas sa petite amie), Dominique Verdier, au spectacle. Il souhaite donc rencontrer la jeune fille. Mais celle-ci a disparu. Il rencontre sa grande sœur, Sophie Duttois, la quarantaine, veuve, et son frère Luc.

Quand Dominique réapparaît, elle met un certain temps avant de confier au commissaire qu'elle a été violée, la nuit de la représentation théâtrale, par des motards.

Deux meurtres et un viol dans la même nuit : comment ne pas relier ces faits ?

Jardet apprend que Sophie Duttois, à la « sexualité exigeante » (p. 90), a rencontré des jeunes motards et qu'elle entretient avec l'un d'entre eux, Luigi, une liaison.

Jardet découvre également que le grenier où Serge a été retrouvé assassiné communique avec le logement mitoyen où vit un homme raffiné de soixante ans, Alphonse Redoux. Le meurtrier serait-il entré par ce passage ?

Monsieur Redoux, qui possède cinq chats, n'entretenait aucune relation avec Serge Damien, phobique de ces animaux. Le vieil homme pourrait-il être impliqué ? La haine des chats peut-elle être un mobile de meurtre ?

Le commissaire est informé que Serge, voyait les derniers temps, un très beau jeune homme de son âge, Jean-Yves Murrèze, transformiste dans une boîte de nuit de la ville, où il imitait en play-back Sylvie Vartan et Dalida. Et, que Monsieur Redoux a hébergé chez lui ce jeune artiste.

Jardet s'interroge sur les vies de tous ces protagonistes : Qui a une double vie ? Que se cache-t-il derrière ces crimes ?

Maurice Périsset utilise à merveille le polar pour exprimer ses idées sur l'homosexualité, « militantes » à la parution de ce livre (1988). L'auteur la traite dans la trame de son livre comme une composante du comportement humain parmi d'autres. Il la montre sous son aspect le plus quotidien en se gardant de toute caricature trop facile. On devine que pour l'auteur, les êtres humains l'intéressent dans toute sa diversité, davantage que leurs compagnons de lit.

L'auteur maîtrise l'écriture du polar ; il en fait un autre mensonge qui invente la vie.

■ Editions du Rocher, Collection : Dossiers du Quai des Orfèvres, 1988, 238 pages, ISBN : 2268006301


Du même auteur : Les collines nues - Les tambours du Vendredi Saint - Le ciel s'est habillé de deuil - Soleil d'enfer - Laissez les filles au vestiaire - Corps interdits - Les noces de haine - Les grappes sauvages - Avec vue sur la mort

 

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Charly, Sarah Turoche-Dromery

Publié le par Jean-Yves Alt

Sam, 11 ans, narrateur de cette courte histoire, aide, pour les vacances d'été, ses parents dans l'hôtel qu'ils tiennent. Les pensionnaires sont âgés et Sam s'ennuie jusqu'à l'arrivée de la famille Dupont avec leurs deux enfants dont Charly. Immédiatement, il voit en ce dernier le copain idéal. Se trompe-t-il ?

Les goûts des deux enfants s'accommodent rapidement au mieux et le séjour de la famille Dupont devient une bénédiction pour Sam.

Charly, Sarah Turoche-Dromery

Qu'est-ce qui poussent les éditeurs (Thierry Magnier, Oskar) à publier de si petits romans ? Sur le site de l'éditeur, ce livre est indiqué pour « tout public » sans indication d'âge. Il est possible de faire le pari sans grand risque d'erreur qu'un adolescent n'achètera pas ce livre par peur de passer pour un gamin au regard du nombre de pages de cet ouvrage et de la taille des caractères d'imprimerie. On peut deviner facilement que les adultes l'achèteront pour des enfants de 7/8 ans avec les mêmes critères. Mais qu'en tireront ces petits lecteurs ? Je crains, pas grand-chose sauf s'ils ont la chance d'avoir un parent pour les accompagner dans leurs réflexions : un enfant de cet âge peut-il voir seul en Charly/Charlotte autre chose qu'un/e enfant qui préfère la compagnie des garçons ?

Car l'intérêt de ce livre est dans les non-dits et dans les éléments pressentis et non repris par les différents personnages. Il y a la vieille institutrice, Madame Lebreton, qui a compris bien avant tout le monde que Charly est une fille :

Elle (la vieille institutrice) se penche vers Charly et souffle de sa voix éraillée :

— Tu es une bien gentille petite demoiselle. J'ai eu beaucoup de plaisir à converser avec toi. […]

— Elle devient zinzin la vieille Lebreton. Elle t'a pris pour une fille... (pp. 27-28)

Quand Sam parle de son amoureuse Ysée qui lui manque parce qu'il ne l'a pas vue depuis le début des vacances, il n'a pas encore découvert que Charly est une fille et qu'elle s'appelle en réalité Charlotte. Quand Sam interroge Charly sur les filles, ce dernier répond :

— Oh tu sais, moi, les filles, commence Charly avec une grimace. (p. 31)

Comment se fait-il que ce dialogue ne se poursuit pas et que Sam ne questionne pas ses parents ou Charly sur ce point ? A aucun moment, il n'apparaît une suspicion d'homosexualité.

La lecture de ce livre avec un adulte sera sans aucun doute fructueuse s'il permet à l'enfant de compléter les blancs du texte comme encore « ce détail à éclaircir » (p. 32) dont parle la mère de Charly.

Alors oui, après le lecteur aura les clés pour comprendre le silence de Charly : « j'ai préféré ne rien te dire... et j'ai passé une semaine de vacances géniale. La plus belle de toute ma vie. » (p. 39)

■ Charly de Sarah Turoche-Dromery, Editions Thierry Magnier, 48 pages, 21 janvier 2015, ISBN : 978-2364745476

 

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Virilité remise en cause et homosexualité par Pierre Dommergues

Publié le par Jean-Yves Alt

Pierre Dommergues (1) associe certaines relations homosexuelles à un sentiment de culpabilité dont il estime que l'origine n'est autre que la remise en question par la femme de la virilité de l'homme. Il s'interroge sur cette culpabilité qu'il avance être liée à l'échec des relations hétérosexuelles :

« La tendresse est presque systématiquement dissociée de la sexualité : la puissance sexuelle s'accompagne généralement de brutalités, et le respect du partenaire conduit à une forme d'impuissance. Au rêve d'harmonie entre partenaires hétérosexuels se substitue la réalité d'un cannibalisme où traditionnellement l'homme est dévoré par la femme (ce qui entretient le mythe de la mante religieuse). La tendresse est alors recherchée en dehors des relations hétérosexuelles. L'homosexualité, qui est loin d'être essentiellement physique dans le roman américain, offre une première issue. »

(1) L'aliénation dans le roman contemporain américain, Editions 10/18, 1976

 

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