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Quand Derain révélait la puissance d'un paysage…

Publié le par Jean-Yves Alt

En 1906, Derain est à Londres. Il est frappé par les sites industriels qui longent la Tamise.

Pour peindre, il utilise des touches de couleur pures, posées côte à côte sur la toile. Son travail ne vise pas à peindre de façon réaliste ce qu'il voit mais à tirer les couleurs qui s'y cachent et à les révéler avec le maximum d'intensité.

La science de l'époque a percé les mystères de l'œil et de la lumière. Derain utilise ces découvertes et le spectateur reconstitue son œuvre atomisée.

Le tableau est divisé en deux zones que sépare le pont de Waterloo. En bas, une zone faite de couleurs froides, en haut de couleurs chaudes.

Ce qui est particulièrement intéressant dans ce tableau, c'est le traitement que l'artiste fait du soleil. Il ne le représente pas comme font les enfants. Il ne montre que les effets du soleil sur l'environnement. Il révèle ainsi le potentiel de tout ce qui constitue ce paysage.

André Derain – Le pont de Waterloo – 1906

Huile sur toile, 80,5cm x 101cm, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid

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