Décidément les critiques d'Outre-Manche semblent être friands de littérature française. Après Marcel Proust, avec le livre remarquable de George Painter, c'est au tour de l'œuvre et de la vie de Gustave Flaubert d'être disséquées par un écrivain anglais, qui par-dessus le marché, est une femme Enid Starkie (1).

 

Cette érudite personne, dont l'admiration pour Flaubert est fort sympathique, nous révèle tranquillement des choses fort surprenantes sur cet écrivain, dans un premier volume consacré, à sa jeunesse et à sa maturité.

 

Elle n'a pas peur d'affirmer que Flaubert était certainement homosexuel et elle apporte à l'appui de sa thèse bon nombre d'éléments assez troublants, aussi bien dans sa vie que dans sa correspondance.

 

Enid Starkie nous décrit d'abord l'enfance bourgeoise et heureuse de l'écrivain, à Rouen, auprès de son père, chirurgien de valeur, et de sa mère avec laquelle il vivra jusqu'à la mort de celle-ci, en 1872, c'est-à-dire huit ans avant sa propre mort.

 

C'est alors qu'il comprendra enfin qu'elle avait été la seule femme ayant compté dans sa vie.

 

Il a certainement recherché l'image de sa mère dans toutes les femmes qu'il a aimées, toujours plus âgées que lui.

 

Il n'eut en fait qu'une seule liaison féminine de longue durée, liaison fort orageuse du reste, avec Louise Colet, médiocre poétesse. Flaubert refusa toujours énergiquement le mariage, pour préserver, disait-il, son indépendance d'écrivain.

 

Ses autres relations féminines, qui furent nombreuses, semblent plutôt avoir été de chastes amitiés, parfois exclusivement épistolaires.

 

Enid Starkie écrit : « Comme nombre d'homosexuels, il aimait la compagnie des femmes et les appréciait beaucoup comme correspondantes. »

 

En revanche Flaubert, toute sa vie, a poussé le culte de l'amitié jusqu'à un point extrême.

 

Dès l'âge de treize ans, il écrit à son premier ami intime, Ernest Chevalier : « Reviens, reviens, vie de ma vie, âme de mon âme. Tu me la rendras, La vie, si tu viens me voir. »

Il se fait faire une bague où leurs deux noms sont entrelacés.

 

Puis, à seize ans, c'est Alfred Le Poittevin, âgé de vingt-et-un ans, qui devient son meilleur ami et qui reçoit la lettre suivante elle Flaubert, alors en voyage : « J'ai encore pensé à toi aux arènes de Nîmes et sous les arcades du pont du Gard ; c'est-à-dire qu'en ces endroits-là, je t'ai désiré avec un étrange appétit ; car loin de l'autre, il y a en nous quelque chose d'errant, de vague, d'incomplet. »

 

Lorsque son ami se marie, Flaubert éprouve une crise de jalousie atroce. Il écrira même à une correspondante, lors de la mort d'Alfred Le Poittevin, survenue prématurément à l'âge de trente-trois ans, cette phrase terrible : « J'ai eu, lorsqu'il s'est marie, un chagrin de jalousie très profond ; ç'a été une rupture, un arrachement. Pour moi, il est mort deux-fois. »

 

A dix-huit ans, Flaubert est très beau, grand, large d'épaules avec des hanches minces et de longs cheveux blonds.

 

C'est à cet âge qu'il a sa première expérience sexuelle féminine : mais déjà il refuse de s'attacher, car, dans le fond, il méprise les femmes. Il écrit à son ami Chevalier : « La femme est un animal vulgaire dont l'homme s'est fait un trop belle idéal. »

 

En revanche quelle intensité amoureuse dans ses relations avec ses amis, et notamment le troisième en titre, Maxime du Camp. Celui-ci aura également droit à un échange d'anneaux et dira : « Quand nous échangeâmes les bagues, ce fut une sorte de fiançailles. »

 

Il est curieux du reste de constater que, d'un commun accord, les deux amis, déjà âgés, décidèrent en 1877 de détruire une grande partie de leur correspondance. Du Camp écrira à ce moment : « Et ce n'est pas sans regret que nous avons anéanti ces pages où le meilleur de nos âmes s'était répandu. »

 

Heureusement, il reste encore bon nombre de lettres de Flaubert, surtout lorsque celui-ci est en voyage. Ce sont toujours les mêmes formules passionnées : « Adieu, cher bon vieux. Je t'aime et t'embrasse de tout cœur... Ecris-moi que tu m'aimes. »

 

Il y eu de nombreuses brouilles entre les deux amis, dont les caractères étaient très opposés.

 

Autant Du Camp, écrivain mondain, est arriviste autant Flaubert détestait les mondanités et les compromissions. Il n'est heureux que dans sa belle propriété de Croisset, au bord de la Seine, où il vit en solitaire, avec sa mère. Il est vrai qu'il a été atteint jeune d'une mystérieuse maladie nerveuse, et qu'en plus la syphilis, contractée avec une prostituée lors d'un voyage mouvementé en Orient avec son ami Du Camp, fera de terribles ravages chez lui.

 

C'est en tous cas grâce à Maxime Du Camp, alors Directeur de la Revue de Paris, que Flaubert, du fait de la parution dans cette revue de Madame Bovary en 1856, devient brusquement célèbre, et d'autant plus qu'il est accusé d'atteindre à la décence publique et à la religion. Plus heureux que Baudelaire, Flaubert est acquitté.

 

On prête à l'écrivain ce mot curieux : « Madame Bovary, c'est moi. » Il a su en effet remarquablement transposer le côté féminin de son caractère et tous les élans du cœur inassouvi de la célèbre héroïne ont certainement été ressentis par Flaubert.

 

Le dernier grand ami fut Louis Bouilhet, doux poète et auteur de médiocres pièces de théâtre. Flaubert n'écrit plus rien sans le consulter et se demandera même, à la mort de son ami, si cela vaut la peine de continuer à écrire, puisque l'autre n'est plus là pour juger ses écrits.

 

C'est à Louis Bouilhet que Flaubert écrit en 1850 cette étrange lettre, envoyée de Constantinople : « Ce matin à midi, cher et pauvre vieux, j'ai reçu ta bonne et longue lettre, tant désirée, elle m'a remuée jusqu'au fond des entrailles. J'ai mouillé. Comme je pense à toi, va, inestimable bougre, combien de fois je t'évoque et que je te regrette... Quand nous nous reverrons, il aura passé beaucoup de jours, je veux dire beaucoup de choses. Serons-nous toujours les mêmes, n'y aura-t-il rien de changé dans la communion de nos êtres...

 

Ici c'est très bien porté, on avoue sa sodomie et on en parle à table d'hôte. Quelquefois on nie un tout petit peu, tout le monde alors vous engueule et cela finit par s'avouer. Chargés d'une mission par le gouvernement nous avons regardé comme notre devoir de nous livrer à ce mode d'éjaculation... Pauvre cher bougre, j'ai bien envie de t'embrasser... J'ai rangé ta lettre et je l'ai relue plus d'une fois. En ce moment j'ai l'a perception de toi en chemise auprès de ton feu, ayant trop chaud et contemplant ton v... »

 

Dans une lettre envoyée à son ami en 1860, Flaubert commence par « vieux pédéraste ». Dans une autre il écrit : « Je regrettais (le mot est faible) que tu ne fusses pas là. Je jouissais par moi de par toi – je m'excitais pour nous deux, et tu en avais une bonne part, sois tranquille. »

 

Un jour, se plaignant de l'indifférence de son ami, il se désole : « Oh vieux ! Vieux ! il fut un temps où nous passions chaque semaine vingt-quatre heures ensemble. Puis – non, je m'arrête, j'aurais l'air d'une garce délaissée. »

 

Enid Starkie recueille encore dans l'abondante correspondance de Flaubert d'autres indices de tendances homophiles. Il écrit un jour, en parlant de lui : « Lesbos est ma patrie, j'en ai les délicatesses et les langueurs. »

 

Il avoue à Louise Colet, sa jalouse maîtresse, qu'à l'âge de dix-neuf ans, étudiant en Droit à Paris, il avait éprouvé le désir de se châtrer. C'est à cette époque qu'il écrit dans ses notes intimes : « Il y a des jours où l'on aimerait être femme. »

 

Cela paraît cocasse, quand on pense au géant moustachu et tonitruant qu'était devenu Flaubert dans son âge mûr.

 

Toutes ces révélations d'Enid Starkie éclairent la vie et l'œuvre de ce grand écrivain d'un jour nouveau, et l'on peut maintenant penser qu'il savait de quoi il retournait lorsqu'il décrit, dans un magnifique passage de Salammbô que tous les homophiles lettrés connaissent, les mœurs des Mercenaires.

 

« La communauté de leur existence avait établi entre ces hommes des amitiés profondes...; vivant sans famille, ils reportaient sur un compagnon leur besoin de tendresse, et l'on s'endormait, côte à côte, sous le même manteau, à la clarté des étoiles... Il s'était formé d'étranges amours – unions obscènes aussi sérieuses que des mariages, où le plus fort défendait le plus jeune au milieu des batailles, l'aidait à franchir les précipices, épongeait sur son front la sueur des fièvres, volait pour lui de la nourriture ; et l'autre, enfant ramassé au bord d'une route, puis devenu Mercenaire, payait ce dévouement par mille soins délicats et des complaisances d'épouses... L'amant faisait à son amant des adieux éternels, debout, en pleurant sur son épaule... Parfois deux hommes s'arrêtaient tout sanglants, tombaient dans les bras l'un de l'autre et mouraient en se donnant des baisers. »

 

Dans ces quelques lignes émouvantes, transparaît toute l'admiration que Flaubert ressentait à l'égard de ces viriles amours. Maintenant nous savons pourquoi.

 

(1) Enid Starkie, Flaubert, jeunesse et maturité, Editions Mercure de France

 

Arcadie n°203, René Soral (pseudo de René Larose), novembre 1970

 

Publié dans : REVUE ARCADIE - Par Jean-Yves

La vérité sur Lorin Jones se présente comme une enquête. Polly Alter décide d'écrire la biographie d'un peintre femme : Lorin Jones (anciennement Laurie Zimmern). Lorin (Polly a longtemps cru que c'était un homme) est morte, et les dernières années de sa vie restent mal connues, secrètes, floues. Qui était Lorin Jones dont les toiles, après sa mort, deviennent l'enjeu des marchands de tableaux ?

 

Pour Polly qui vient de quitter son mari et décide que tous les hommes sont des salauds, il n'y a aucun doute : Lorin a été la victime des hommes qu'elle a aimés et qui l'ont exploitée.

 

En accord avec ses amies féministes, elle veut écrire « la » vérité : Lorin si belle, si douce, Lorin génie méconnu, Lorin la glorieuse, est morte, seule et blessée, proie de son ancien mari, de son dernier amant, des directeurs de galerie, de son père aussi, et de son beau-père.

 

Car Polly – trente-neuf ans, un fils, un divorce, un père renié – se croit lesbienne. Sur les conseils de Jeanne qui n'aime que les femmes, Polly cherche à dévoiler les mensonges qui entourent la mémoire de Lorin et par ce biais trouver, pour elle-même, la femme-sœur-amante qui la délivrera à tout jamais du monde des hommes.

 

Mais tout va de travers. Qui croire ?

 

De l'image protégée que Polly voulait de toute force (pour sauver sa propre image et la certitude de vivre selon sa vérité) faire incarner par l'artiste morte, on passe progressivement à une autre réalité : Lorin n'aimait que sa peinture. Elle a tout sacrifié à son art, égoïste, fermée aux autres, n'utilisant les hommes que dans l'espoir de son succès.

 

Magnifique portrait d'une Lorin, toujours émouvante, mais cruelle dans son obsession de ne pas se perdre et de sauver son destin de peintre.

 

L'auteure, Alison Lurie, montre, décape, crève les apparences et si elle est tout à fait consciente des ravages provoqués par la différence des sexes, si elle conçoit l'enfermement où certaines femmes se consument, elle se fait l'avocat lucide et calme de ces hommes pleins de bonne volonté et qui donnent beaucoup d'amour aux femmes.

 

Le problème ne serait-il pas plutôt dans le regard, plein de suspicion que les femmes portent sur les hommes, persuadées que leurs mères ont été les esclaves définitives d'un univers machiste... qu'elles semblent pourtant avoir encouragé ?

 

■ Traduit de l'anglais par Sophie Mayoux. Editions Rivages/Poche, 1990, ISBN : 2869304129

 


Du même auteur : Conflits de famille - Des gens comme les autres - Les amours d'Emily Turner

 

Publié dans : LIVRES - Par Jean-Yves



Le nu masculin n'exploite pas toujours le corps intégral.

 

Là, il est réduit à une forme semi-abstraite.

 

Le corps a été huilé afin de lui donner un éclat très métallique qui insiste davantage sur la structure complexe du torse.

 

Mais aussi une certaine ambiguïté sexuelle, par la manière dont le modèle tire sa peau autour du nombril.

 

 

 

 

Pierre Radisic – Extrait de Sortilèges – 1984

Photographie

 

Publié dans : EXPOSITIONS-ARTS - Par Jean-Yves

Au Québec, on nomme les garçons fragiles, sensibles et sentimentaux, les « fluets », terme dont est tiré le titre de la pièce. Une histoire d'amour romantique entre deux garçons, avec des thèmes douloureux : rigorisme religieux, passion frustrée, folie, crime, prison, mort…

 

1912. Dans une pension catholique pour garçons au bord du lac Saint-Jean, Simon et Vallier répètent sous l'œil caressant du père Saint-Michel « Le martyre de saint Sébastien » de d'Annunzio. L'amour qui naît entre les deux adolescents suscite la jalousie perverse de leur camarade Bilodeau, qui secrètement épris de Simon, les dénonce. Les deux garçons décident de mourir ensemble dans un incendie. Vallier meurt. Simon se réveille à l'hôpital ; il fera de la prison. 

 

Quarante ans plus tard, Simon et d'autres anciens prisonniers rejouent cette passion juvénile qui a sombré dans le drame devant Bilodeau devenu évêque, spectateur forcé de son désastre.

 

Simon vieux : « J'ai moisi en dedans pendant des années pour quelque chose que j'ai pas faite ! Y'a rien qu'une personne au monde qui sait c'qui s'est réellement passé un matin du mois de septembre de 1912. »

Monseigneur Bilodeau : « Je ne comprends rien à ce que vous dites ! » (p. 22)

 

Pendant quarante ans, Simon a gardé le silence sur les griefs qu'il a nourris à l'égard de Monseigneur Bilodeau :

 

Simon vieux (Impulsif) : « T'as peut-être oublié mais moi, c'est inscrit dans ma tête, ma chair, mes tripes, dans mon cœur, dans mon âme… Toutes les cochonneries que t'as dites sur mon compte... » (p. 20)

 

Cette pièce attaque ouvertement la religion catholique. Il faut se rappeler qu'au début du XXe, l'Eglise, avant d'être un mouvement religieux, était impliquée politiquement comme aujourd'hui les intégristes islamiques. Elle se servait de la morale pour faire tenir la population tranquille. Ce pouvoir de l'Eglise est représenté par l'évêque Bilodeau qui se dissimule derrière tout son charabia pour masquer ses frustrations.

 

Monseigneur Bilodeau : « Que Dieu me pardonne, qu'il me pardonne les sacrements que mes mains ont pu bénir. Qu'il me pardonne. (Temps) Je ne comprenais pas la force qu'il y avait entre vous. Cette force qui vous avait fait surmonter le fouet, le reniement d'un père, les humiliations publiques, la mort d'une mère, l'abandon d'une vie meilleure ailleurs, d'une richesse ailleurs... Cette force qui vous menait jusqu'à la mort. Je croyais pouvoir posséder cette force en fuyant avec vous mais… tu m'as refusé jusqu'à la dernière seconde pour le Feluette. (Il monte sur la scène) J'ai réussi à ouvrir la porte du grenier. Tout était en flamme. Vallier et toi, vous étiez enlacés, agonisants. Je me suis approché de toi… Je t'ai séparé des bras de Vallier et je t'ai traîné à l'abri du feu. Je suis retourné pour chercher Vallier… mais tout près de lui… les "jamais", que tu avais prononcés, se répétèrent avec violence. "Jamais Bilodeau ! Jamais ! Jamais !". J'ai fait demi-tour... Je l'ai laissé là... J'ai refermé la porte. C'était Sodome qui brûlait et j'étais Dieu qui vous punissait en te laissant vivre, en laissant mourir Vallier. » (pp. 123-124)

 

Devant Monseigneur Bilodeau, le vieux Simon parle du désir homosexuel. Sur scène, Simon rejoue la scène où les deux jeunes garçons étaient nus dans une baignoire :

 

Monseigneur Bilodeau : « Non ! »

Ils s'enlacent. Ils se caressent.

Simon vieux (Emu mais impulsif) : « Regarde-les s'aimer, Bilodeau. Regarde-les ! Regarde ce qui t'a rendu malade dans le grenier du collège ! »

Monseigneur Bilodeau : « Je vous en supplie ! » (p. 105)

 

Bilodeau comprend que son pouvoir d'homme d'Eglise ne lui sera plus d'aucune aide. Simon se retrouve en position de force pour obtenir de l'évêque les éléments qui lui manquent pour comprendre totalement son destin :

 

Simon vieux : « Pourquoi tu m'as pas laissé mourir avec lui ? »

Monseigneur Bilodeau : « Je voulais que tu penses à moi. De n'importe quelle manière, je voulais que tu penses à moi et je savais qu'en prison, tu ne cesserais de penser à moi. Et j'ai réussi. (Temps) Je t'ai aimé au point de détruire jusqu'à ton âme. »

Le Vieux Simon s'approche de lui et le menace d'un poignard.

Monseigneur Bilodeau : « Maintenant que mon destin s'accomplisse ; que des mains d'hommes me tuent (Les autres acteurs le menacent également d'un poignard. Il déboutonne sa soutane) Tue-moi ! Tue-moi ! » (p. 124)  

 

Derniers mots prononcés par le vieux Simon à l'adresse de l'évêque :

 

« Je te déteste au point de te laisser vivre. » (p. 124)

 

■ Editions Leméac (Montréal), 1992, ISBN : 2760901696

Publié dans : LIVRES - Par Jean-Yves

Souvenir des « sixties » : Huey Percy Newton, co-fondateur du Black Panthers Party, encourageait la promotion d'un « black power », à l'intérieur des districts habités par les siens, au cœur des Etats-Unis d'Amérique.

 

Cet homme, controversé, retrouvé en pleine rue, criblé de balles, accusé, successivement, de meurtre, de détention d'armes et de drogue, de détournement de fonds, a eu le courage d'exprimer, en son temps, un changement capital, quant à l'appréciation des militants noirs, à propos de l'homosexualité, le 12 septembre 1970.

 

Ci-après, un extrait de la lettre qu'il a écrite, après sa libération sous caution – le 5 août 1970 – et publiée dans le Berkeley Tribe (1) :

 

« Nous le savons tous bien, notre première impulsion est souvent de mettre notre poing dans la figure (d'un homosexuel), parce que nous avons peur d'être nous-mêmes des homosexuels, et nous avons envie de frapper les femmes ou de les faire taire, parce que nous avons peur qu'elles nous châtrent. [...] Nous ne devons pas tomber dans les attitudes de type raciste. L'homosexualité est un fait, et nous devons considérer la question sous son aspect fondamental, qui est que chacun doit pouvoir faire de son corps l'usage qui lui plaît. [...] Rien ne nous permet de dire qu'un homosexuel ne peut pas être lui aussi révolutionnaire. Et ce sont sans doute mes préjugés qui me font dire : même un homosexuel peut être révolutionnaire. Bien au contraire, il y a de fortes chances pour qu'un homosexuel soit parmi les plus révolutionnaires des révolutionnaires. »

 


(1) lettre reproduite dans « Français, encore un effort : l'homosexualité et sa répression » de Pierre Hahn, 1970, éditions Jérôme Martineau

 

Publié dans : CITATIONS - Par Jean-Yves

« Si j'avais été un garçon, Je serais sûrement devenu un inverti », confie Mahaut.

 

Un ou Une ? Dans la première partie de ce roman, Mahaut dialogue avec son psychanalyste. Mais elle assume. Adulte, elle comprend la chance de cette « imprécision » d'identité.

 

C'est donc l'histoire d'une femme qui, enfant, n'acceptait pas d'être une fille ou du moins qui ne comprenait pas l'autoritaire différence des sexes. Elle aurait voulu que sa mère lui dise exactement pourquoi elle était née fille (aujourd'hui, cette interrogation ne pourrait sans doute pas avoir lieu, sous cette forme) ; sa mère se contente de dire « Je le sais, j'en suis sûre ». Le doute persiste dans l'esprit de l'enfant.

 

Mahaut se marie ; elle est mère à son tour. Ce ne l'empêche pas d'avoir toujours cru préférer être homme ou, du moins d'en avoir toutes les possibilités. L'hermaphrodisme est son rêve. Elle est fascinée par les Spartiates qui avaient des nourrices hommes. Bien que (parce que ?) Mahaut a perdu son père très jeune, elle se sent d'abord l'enfant de son père. En même temps, dans le dialogue qu'elle entretient avec son psychothérapeute, Mahaut parle sans cesse de sa mère.

 

Une chanson semble être le nœud de cette histoire : « La fée folle / Caracole / Sur son poulain vert / Qui trotte à l'envers ». Le poulain vert qui trotte à l'envers, c'est celui qui va à rebours, qui prend le contresens des choses et l'envers des choses détient peut-être une plus grande sagesse – ou du moins une plus vaste compréhension de la vie – que l'endroit.

 

Mahaut aime l'envers des choses. Mahaut aime son père (elle aura une grande passion pour la fille de son père, sa demi-sœur) et elle aime l'apparence du masculin. Par ailleurs, c'est sa mère qui choisit pour elle vêtements et mode de vie. La mère ne supporte pas une « Mahaut » femme. Elle lui achète toujours des vêtements qui sans être des vêtements de garçon, sont des tenues suffisamment sport pour rappeler l'allure masculine. Mahaut aime bien ces vêtements, même s'ils la marginalisent. Peut-être veut-elle séduire sa mère ?

 

Mahaut n'est pas malheureuse d'être différente. Elle a très vite le recours à l'écriture. L'imaginaire joue alors un rôle primordial.

 

Mahaut a davantage besoin d'aimer que d'être aimée. Elle aime un garçon, puis elle aime sa demi-sœur, elle aime aussi des compagnes de classe. Sa mère lui a seriné qu'elle était laide et bête. Aimer les autres, c'est la seule chose qu'elle croit possible. Pas d'être aimée. Elle n'est pas une fille qui cherche sans cesse à attirer les regards sur elle.

 

Le dialogue à bâtons rompus avec son psychanalyste s'interrompt brusquement par la mort de celui-ci. Le lecteur se retrouve alors plongé dans la vieillesse de Mahaut. Sa vie se transforme entre une réalité possible et un conte de fées. On retrouve alors ce « un-une » à travers les deux visiteuses qui s'occupent d'elle. Ces deux femmes deviennent de purs produits de son imagination. Il y a Eglantine qui est une sauvageonne : elle a un frère jumeau, ils ont ensemble un enfant. Il y a aussi Elme : est-ce un homme, est-ce une femme, un travesti, une transsexuelle, un être intermédiaire ?

 

Ainsi, au seuil de la mort, Mahaut retrouve, face à elle, cette unité tant rêvée.

 

■ Editions Grasset, 1989, ISBN : 2246418518

 


Du même auteur : La prunelle des yeux - Recensement - Stella Corfou - Grâce

 

Publié dans : LIVRES - Par Jean-Yves

COMMUNIQUE.jpg Plaisirs et Débauches au masculin 1780-1940

Édition limitée à 950 exemplaires

336 pages - 275 illustrations couleurs

Dessins, documents, photographies

Relié – format 21,5 x 27,5 cm

Textes d’Étienne Cance et de Nicole Canet.

Éditions Galerie Au Bonheur du Jour

Parution le 31 octobre 2014

ISBN : 978-2953235180, 79€

 

signature du livre : mardi 4 novembre de 17h à 22h

 

Tournons avec bonheur les pages de ce livre, et découvrons un large éventail de plaisirs et de débauches. Voyons, au fil du temps et sous divers climats, comment les jeux de l’amour et les fantasmes érotiques sont représentés par les artistes. Long rêve éveillé qui, tel un voyage d’amour, nous fait partir de l’Europe pour nous conduire jusqu’en Perse et en Chine.

 

PLAISIRS ET DEBAUCHES AU MASCULIN NICOLE CANET 2014 Luxure et créatures gracieuses, corsetées et parfumées dans les aquarelles inédites d’Arthur Chaplin réalisées en 1888 ; les orgies dionysiaques dessinées avec fougue par Hildebrand ; excès et fantasmes d’écrivains, poètes et dandys, à la réputation sulfureuse qui ont pour noms :

 

Jacques d’Adelswärd-Fersen, Jean Lorrain et Oscar Wilde ; ouvrages d’Andréa de Nerciat dont les gravures illustrent les sujets les plus licencieux, chers aux libertins du 18ème siècle.

 

Photos clandestines représentant l’homosexualité la plus débridée…, tels sont, d’ailleurs, les thèmes abordés dans cet ouvrage dédié aux plaisirs.

 

en savoir plus

 

Galerie Au Bonheur du jour 

11 rue Chabanais - 75002 Paris

01.42.96.58.64

du mardi au samedi 14h30 – 19h30

Publié dans : COMMUNIQUE - Par Jean Yves Alt

Ce documentaire soviétique abordant ouvertement l'homosexualité a été réalisé avec l'accord des autorités des organismes d'Etat qui finançaient le projet. Le film a été distribué dans les salles de cinéma de Moscou et de quelques grandes villes.

 

En France, il a été projeté au Festival international du film d'Amiens en 1988.

 

Groupes à risques débute par l'interview d'un scientifique, qui tient un discours pas très éloigné de celui tenu en Occident (de l'époque). Même s'il prétend qu'en URSS, « il y a moins de raisons objectives qui favorisent l'extension de l'épidémie », du moins admet-il que le mal existe aussi en Union Soviétique et qu'il progressera, « c'est inévitable ». S'il prévoit en Amérique « le point culminant de l'épidémie et la panique en 1991 », il ne cache pas que cette même panique est possible en URSS quelques années plus tard.

 

Aussi faut-il tout faire pour se prémunir, et d'abord ne plus avoir peur des mots. « La lutte est une entreprise de longue haleine, les générations futures devront vivre avec le sida », et cela devra passer par une meilleure connaissance des populations qui courent le plus de risques.

 

Le film entre ensuite dans le vif de son propos, par l'intermédiaire d'un couloir de métro filmé au ralenti. De la masse anonyme qui peut être un jour frappée, à la marginalité à risques, il y a d'abord les prostituées (le film n'évoque pas la prostitution masculine éventuelle) : celles qui refusent qu'on les filme, cette adolescente, qui à treize ans, a quitté l'école et se prostitue, « ça fait un peu de peine à ma mère ». On apprend que les prostituées sont envoyées à l'hôpital des maladies vénériennes, parce que c'est le seul lieu où l'on peut passer le test.

 

Le passage au chapitre de l'homosexualité est ponctué par un retour à la foule du métro. Puis l'on enchaîne sur un travesti homo délirant et plutôt courageux ; il traverse la ville en faisant la folle. Tout un groupe de curieux est à ses trousses, certains sont amusés ou compatissants, d'autres franchement hostiles : « Je suis un être humain qui joue des rôles différents », explique Nosla.

 

Le cinéaste, un peu à la manière de Pasolini jouant les interviewers dans Comizi d'Amore, interroge les gens. Puis on change de scène, et on alterne entre deux homosexuels dans un café et deux homosexuels dans un parc. Les visages demeurent dans l'obscurité. « J'ai l'air d'un homme pas très correct ? dit l'un. Je suis comme tout le monde. » Ou bien : « D'ailleurs, les homosexuels ont souvent un niveau intellectuel supérieur aux autres », ou : « J'aimerais avoir un partenaire attitré », ou encore pour les lieux de rencontre : « Dans n'importe quelles toilettes publiques ». Et puis l'on voit des garçons qui attendent contre des murs couleur brique, et qui tournent, se retournent… Les jeunes pédés semblent informés des risques de sida : « Le nombre de contacts est un facteur déterminant, explique l'un, et j'ai peur, comme tout le monde, surtout des étrangers. » Mais quelqu'un de la foule qui suit Nosla exprime l'état de l'opinion générale : « Il représente le sida. »

 

Les drogués enfin, scène introduite par des rockers soviétiques bardés de cuir, ados diaboliques aux longs cheveux d'anges.

 

Le réalisateur, Andreï Nikichine ne tient à aucun moment un discours moralisant et semble avoir pour ses personnages une réelle tendresse. D'ailleurs, le sida est bien peu évoqué tout au long de ce film : comme s'il n'était qu'un prétexte scientifique, qui permettrait de présenter les groupes marginaux plus dans leurs modes de vie que comme groupes à risques.

 

Publié dans : FILMS - Par Jean-Yves

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18 auteurs écrivent sur la double thématique « Noël et Homosexualité » et offrent leurs droits d'auteur pour soutenir Le Refuge.
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CADEAU NOEL REFUGE SVEN• Un cadeau de Noël de H. V. Gavriel

• Flocons de fer de Christophe Gallo
• Le Cadeau de Noël de Jimmy Sabater
• Mathilde et Zoé, la paille de la crèche de Laura Syrenka
• Un Souvenir d’enfance de ChocolatCannelle
• Un dîner tant attendu de Enora GabriHel
• Douce nuit de Jean-Yves Alt
• Le plus long réveillon de Ludovic Zadania
• Le garçon et les allumettes de Pédro Torres
• Un week-end sur deux de Magena Suret
• Un cadeau pour Paul de Nasser Saadi
• Nathan & Alan – Un sacré père Noël ! de V.D PRIN
• La marque rose de Sébastien Monod
• Noël au Balcon de Vincent Koch
• Danse avec les Stars de Yvan Dorster
• Petite bêtise, grammes résiduels et six pieds dans un lit de Valéry K. Baran
• Dix ans et quelques mots après... de Gilles-Milo-Vacéri
• Le tipi-refuge de Lanto Onirina
 

9€99 en numérique, 19€90 au format papier




Un cadeau de Noël pour Le Refuge (Volume Felix d'Eon)

 
Collectif de 20 auteurs
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20 auteurs écrivent sur la double thématique « Noël et Homosexualité » et offrent leurs droits d'auteur pour soutenir Le Refuge.
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CADEAU NOEL REFUGE FELIX D EON• Le santonnier d’Aubagne de Éric Jung
• Au bout du chemin blanc de Eve Terrellon
• Petit papa Noël de Jan Vander Laenen
• La loi de Noël de Jean-Marc Brières
• Mon cadeau de Noël de Flora Despierres
• La tête à coiffer de Barbara Jadice
• Il est né le divin enfant de Jeff Keller
• La licorne de Noël de Michel Evanno
• Amour virtuel de Danny Tyran
• Jules et Jimmy de Benoit Semaille
• La magie de Noël de Catherine Epfel
• Christmas night safari de Nicolas Henri
• Un Noël de misère... ou bien ? de Alexandre Maloin
• Stéphanie de Anya Kennedy
• Le gai Noël de Richard Dickens de Denis-Martin Chabot
• Un Noël d’ambre de Philippe Gimet
• Sensations d’Asie de Tony Vellone
• Revivre un Noël de Jean-Jacques Ronou
• Sans compromis, sans concession de Aurore Baie
• Poudre et flocons de Erwan Pommereau

9€99  en numérique, 19€90  au format papier

 

Des larmes sur les draps, Luc Frey

 
DES LARMES SUR LES DRAPS LUC FREY-copie-1« Je l’ai laissé me prendre la main et m’emmener chez lui. Marionnette désarticulée. Je le précède dans la cage d’escalier, ignorant à quel étage monter. Il me dit que c’est là. Toutes les portes se ressemblent. Le couloir me rappelle celui de Shining, et bizarrement, pour un mois d’août, j’ai un peu froid. Et la trouille. Pourtant j’ai l’habitude de rentrer chez des inconnus, mais lui c’est différent. Il doit avoir le triple de mon âge, un truc comme ça. Et a l’air d’avoir très envie de me baiser, à en juger ses manières. J’ignore depuis combien de temps il se retient. Moi, j'ai surtout envie de gerber, et je le fais d’ailleurs. »
Zach, 16 ans, famille à problèmes, presque déscolarisé, drogué. Il s'ennuie.
Il est prêt à tout, parfois, pour qu'on s'intéresse à lui. Les personnes qu'il rencontre ne sont pas toujours les bonnes, rarement.
Un récit d'un garçon à la dérive conscient de sa chute.
 

Préface de Nicolas Noguier, Président du Refuge
Luc Frey donne l'ensemble de ses droits d'auteur au Refuge. Cette association, reconnue par l'État, accueille les jeunes homosexuels en rupture familiale.
5,99 € en numérique, 10 € au format papier

 

Dans le bleu de tes yeux je me suis égaré, Tome 1, Amalric Denoyer


DANS LE BLEU DE TES YEUX AMALRIC DENOYERRoman de 386 000 caractères
Jeune professeur de lettres, Quentin veille Olivier, son compagnon depuis quelques mois. Celui-ci a été sauvagement agressé au retour d’une réunion de famille qui s’est mal déroulée. Les souvenirs se mêlent au fil du quotidien dont Quentin écrit la chronique.
Rejeté par les siens, Olivier va malgré tout se reconstruire grâce à sa relation fusionnelle avec Quentin et à l’entourage d’une famille de cœur. Au moment où la vie semble être devenue sereine des événements dramatiques vont provoquer des changements radicaux dans l’existence d’Olivier. Celui-ci va compléter et reprendre la suite de la chronique de Quentin. Indirectement grâce à Quentin, des rencontres vont s’avérer porteuses d’espoir, tout en bouleversant certaines certitudes...
Émotions, humour, tendresse, trahisons et réconciliations ponctuent cette histoire pas tout-à-fait commune.


5,99 €

 

Dans le bleu de tes yeux je me suis égaré, Tome 2, Amalric Denoyer

 
DANS LE BLEU DE TES YEUX DENOYER 2Roman de 386 000 caractères
Jeune professeur de lettres, Quentin veille Olivier, son compagnon depuis quelques mois. Celui-ci a été sauvagement agressé au retour d’une réunion de famille qui s’est mal déroulée. Les souvenirs se mêlent au fil du quotidien dont Quentin écrit la chronique.
Rejeté par les siens, Olivier va malgré tout se reconstruire grâce à sa relation fusionnelle avec Quentin et à l’entourage d’une famille de cœur. Au moment où la vie semble être devenue sereine des événements dramatiques vont provoquer des changements radicaux dans l’existence d’Olivier. Celui-ci va compléter et reprendre la suite de la chronique de Quentin. Indirectement grâce à Quentin, des rencontres vont s’avérer porteuses d’espoir, tout en bouleversant certaines certitudes...
Émotions, humour, tendresse, trahisons et réconciliations ponctuent cette histoire pas tout-à-fait commune.


5,99 €


Malik l'éveillé, Jean-Marc Brières


MALIK L EVEILLE JEAN MARC BRIERESPulp de 268 000 caractères
Que dire de ses grands yeux marron clair toujours rieurs ? Sans omettre sa bouche aux lèvres charnues, magnifiquement dessinées, qui me rappellent celles tant embrassées de mon Tom. Un visage des plus agréables, couvert aux endroits adéquats d'un splendide duvet brun faisant ressortir sa virilité déjà bien affirmée. L'objet de ma fascination secrète fait partie de ces exceptions s'agissant du savoir-vivre. Peu m'importe, il est trop craquant !
Les aventures de Malik, un demi Beur éveillé, de ses débuts à sa vie de post-ado – pré-adulte.


3,99 €

 

 

Une rencontre inattendue, Diablotin

 
UNE RENCONTRE INATTENDUE DIABLOTINTexte de 315 000 caractères
Le père d'Adrien recommande vivement à ce dernier de quitter le foyer paternel à Lille pour aider un de ses amis à finaliser sa maison dans le Sud. Le père d'Adrien ne travaille pas, dépense beaucoup et compte sur son fils pour faire vivre le foyer. Cette escapade permettra au jeune homme de 19 ans de rencontrer Lucas, le fils de la famille et de sympathiser avec lui. Un réel amour naîtra entre eux qui décidera Adrien à quitter les brumes du Nord pour le soleil du Midi. Les deux adolescents se sont jurés un amour éternel, mais l'éternité, c'est long. Il se passera de nombreuses péripéties avec d'autres garçons avant que chacun puisse retrouver la stabilité.

Diablotin est le spécialiste des romans à l'happy end.


 4,99 €

 

Les combats d'une vie, Tome 2 : Au-delà du passé, C. Gonzalez


LES COMBATS D4UNE VIE GONZALEZPulp de 283 000 caractères
Après des années de silence, Jayson verra ressurgir Vince qui a hanté ses pensées durant son adolescence. Son arrivée ouvrira la boite de pandore. Des secrets seront dévoilés, des larmes seront versées. Jay ne pourra rien faire pour éviter à Vince de souffrir. Connaissant la dureté de sa trahison, il sera présent à ses côtés, et peu importe si leur amour ne survit pas aux révélations terribles qu'il devra lui faire.
Lorsque l'occasion de quitter son enfer et enfin d'ouvrir les portes du paradis qui s'offre à lui, il n'hésite pas une seconde à arpenter le chemin qui se dresse devant lui...


4,99 €


 

Seb & the City : Chroniques ordinaires, Sébastien Avril


SEB & THE CITY SEBASTIEN AVRIL 278 000 caractères

 

Trois jeunes hommes dans une ville de province. Une vie calme et paisible où l'on refait sans cesse le monde autour d'une bière ?

Entrons dans le détails ! Mélangeons amitié, amour, sexe et autres relations, on obtiendra les chroniques de jeunes gays. Le quotidien de Sébastien, Nicolas et Samuel est mouvementé.

Victoires, déboires, ils sont jeunes et veulent avant tout vivre librement.

Bienvenue à Charlestown, théâtre d'aventures, d'émotions et de rires !

 

4€99

 

 

Un Amour à satisfaire, Taram Boyle

 

AMOUR A SATISFAIRE TARAM BOYLE Pulp de 180 000 caractères

Romain, étudiant aux Beaux arts, n'a jamais connu la moindre relation sexuelle.

Timide, issu d'une famille traditionnelle hostile aux gays, il n’ose pas assumer ses désirs pour les hommes.

Il rencontre Loïc, un trentenaire viril qui le fascine et lui donne envie de franchir le pas. Celui-ci a une sexualité établie et il va demander à Romain de s’adapter à ses pratiques.

L’exercice est loin d’être facile...

 

2€99

 
 
 

 

 

 Les éditions Textes Gais 

Publié dans : COMMUNIQUE - Par Jean Yves Alt

En ce début de XXIe siècle, Sepp, le héros de Tout au long de l'île au long de l'eau, est en conflit avec « Papa-bis ». L'amant de son père lui est d'autant plus hostile que « les anciennes attirances de papa l'inquiétaient beaucoup ».

 

Superbe nouvelle en demi-teinte, Tout au long de l'île au long de l'eau donne la mesure du sens du récit et de la qualité de l'écriture de l'auteur.

 

Cinq autres textes rivalisent de brio et d'intelligence avec cette nouvelle "fleuve" de 45 pages :

 

ce sont Les quais d'Orgame,un train s'arrête parfois dans une gare aux points de repère fluctuants, Roulette mousse – qui donne son titre au recueil –, des alcooliques du futur sont condamnés à jouer à la roulette russe avec une bière empoisonnée, Ivresse choréique, la danse comme moyen de communication sociale et amoureuse, Disciple ?, histoire de vampirisme intellectuel, et Gélatine, qui menace par sa caresse enveloppante.

 

■ Editions Denoël/Présence du futur, 1987, ISBN : 220730446

 

Publié dans : LIVRES - Par Jean-Yves

[...] les mots possèdent ce prodigieux pouvoir de rapprocher et de confronter ce qui, sans eux, resterait épars dans le temps des horloges et l'espace mesurable.
Claude Simon, Album d’un amateur,  Editions Remagen-Rolandseck, 1988, p. 31

 


 

 

Lire c'est aller à la rencontre de quelque chose qui va exister.
Italo Calvino, Si par une nuit d'hiver un voyageur

 

 


 

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